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462 - Tout fout le camp

Publié le par Arthémisia

 

 

 
 

On enfile carapace et armure

On se blinde.

On ne se souvient plus de l'eau qui coule

De son bercement lent

Celui qui fleurait bon

L'innocence des 20 ans.

On se réveille adulte

Sans plus rien aduler

Et on oublie trop vite

Ce qu'hier a été.

De ce désir fragile

De ces tendres sentiments

Un triste jour d’été

Il ne reste blanc sur blanc

Que l’ombre de nous même

Voguant dans un néant.

Et on crie au soleil

Qui seul est notre amant

Des litanies fiévreuses

Luttant contre le temps.

Et on crie au soleil

Qui seul nous entend

Que doit-il bien rester

Quand tout fout le camp,

Quand tout fout le camp ? 

 

 

Copyright © Arthémisia - septembre 2007


 
Avec : Francis BACON - Study for a human body

 

 
  
D'ailleurs je serai curieuse de savoir ce que vous, vous pensez de la peinture de Francis BACON? 
 
Commenter cet article
M
Non, non, Maxime ne titille personne "pour qu'on lui énumère" quoique ce soit... (Je le connais...)<br /> Titille un peu... c'est vrai. Mais ta réponse en quelques mots bien précis semble suffire...(pas besoin de la journée pour cela....)<br /> Bonne journée, Arthi.<br />  
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A
Merci de ton intelligence, Maxime<br /> Belle journée à toi aussi.<br /> Arthi
J
il est cruel avvec ses personnages (!) s il les voit ainsi, il n'aime pas....d'ailleurs lui-même était presque repoussant, à l'imagge de ce qu'il peignait, mais peut-être ses amis le disaient-ils charmant
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A
Non, il n'était pas repoussant!!!!!!!!! C'était un homme torturé, soit, mais tant dans l'observation, l'analyse, et la formulation de sa vérité. C'est ça la Beauté, Orchis. En tous cas, pur moi, c'est ce qui sort des tripes!<br /> Il voyait les gens dans leur affect, et les peignait ainsi : moi je les trouve beaux, habités, humains, vivants tellement vivants! <br /> Bien plus vivants que les bébés roses en guimauve de Renoir! <br /> paix à leur âme...
.
Elle est un peu curieuse cette expression en effet, et si vague...
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A
Maxime l'a senti aussi et me titille pour que je lui énumère tout ce qui fout le camp!<br /> Peut-être effectivement une idée de généralisation de cet abandon. Plus rien de va. Non, plus rien.<br /> En tout cas, l'essentiel.
M
Quand "Tout fout le camp"... Qu'est-ce qui fout le camp, précisément ?
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A
Maxime, on en a pour toute la journée si je te réponds!<br /> En tête de liste... les illusions, les rêves...
J
Bacon, il m'attire et parfois je le repousse, puis je reviens et ne peut me déprendre de cette fascination de l'étrange et du cruelBises O.
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A
Etrange oui, je suis d'accord encore qu'il ne peigne que des visages qui se déforment, qui se vident de leur substance...et que malgré tout ses visages restent lisibles et reconnaissables. <br /> cruel? Je ne vois pas de cruauté dans son travail. De la crudité oui.<br /> A moins que tu n'évoques les cruautés de la vie qu'il représente avec crudité?<br /> Cette fascination de son oeuvre est qq. chose que je ressens aussi très profondément, et sans jamais aucun rejet. C'est pour moi LE peintre de la douleur, de ma douleur. <br /> Rares sont les tableaux devant lesquels je pleure :  les siens me bouleversent. Il est le frère que je n'ai pas.<br /> bises<br /> A.
M
Impressions spontanées...<br /> Dos tourné, tête plutôt basse, sortir vers le sombre, entrée (sur scène?), inquiètude... mais j'y vais. Mais aussi... hésitation... abandon... démission. Solitude...<br /> Masculin, féminin, androgyne ? Le personnage pourrait également être en train d'uriner sur... le noir, ou sur ce qu'il y a derrière le décor.<br /> Beaucoup de paradoxes, dans mes ressentis.... Voilà déjà "en flash" les impressions premières. La scène (?) est très parlante, elle dégage...<br /> Je reviendrai... Il me semble que je n'ai pas fini....<br /> Je t'embrasse, et... merci (sourire...)<br />  
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A
je te laisse tes 1ères impressions que moi je ne partage pas toutes. <br /> Pour moi il n'y a aucun paradoxe dans ce tableau : il dit l'abandon, la solitude, la sortie...Mais je ne veux pas t'influencer. <br /> Reviens.Pour lui ou pour les autres.<br /> je t'embrasse et te remercie aussi, fort.<br /> arthi<br />
F
Il reste, il reste... ce pâle sourire qui attendrit la chair de l'âme...Très beau, ce tableau de Bacon!
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A
Plus que beau! Il me parle car il dit le départ, le regret, l'hier et l'aujourd'hui, la fragilité, oui, l'attendrisement de l'âme.
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Chaque mer a ses secrets qu'elle pense, dans le heurt de ses vagues.
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A
Oui...c'est vrai cela aussi.
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Chaque mer  a ses secrets qu'elle pense universels sans en avoir sondé le mystère.
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A
Pourquoi prétendrait -elle à l'universalité? Elle sait qu'elle est elle.<br /> Et pourquoi vouloir sonder ses mystéres? Le fait est suffisant.<br /> Chaque mer a ses secrets qu'elle panse....
A
la mer a d'autres amants, des hommes,  mais elle les dévore pour de multiples raisons.<br /> Ou bien un jour ils s'en vont...
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Très exigeante femelle, qui n'a d'amant que le soleil.
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J'aurais dû dire "comme elle se laisse baiser alors"...tu as raison.
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A
Non plus: il y aurait là une trop grande idée de passivité. La mer accueille le soleil en ses vagues, le fait chanter dans ses creux et ses bosses, fait miroiter sa caresse. Il n'existe en elle que parce qu'elle est elle, sans platitude, mouvante et agitée, réceptive et adoratrice. <br /> La mer est femelle.<br />  
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Le soleil qui se couche dans la mer...Comme elle se fait baiser alors!"C'est la mer allée avec le soleil"
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A
La mer hâlée ...ou même peut-être halée par le soleil..., sans "baise" (tu m'étonnes à employer un tel terme) mais avec l'ardeur des rayons qui la portent vers sa nuit.
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Que ce soit alors au rougeoiement ardent et apaisé d'un crépuscule...
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A
Comment fais tu pour conjuguer l'ardeur et l'apaisement? ?????<br /> A moins que le second fasse suite au  1er?<br />  
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Le jaune c'est de l'orange (ta couleur préférée A!) qui vire à l'acide ...
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A
sauf que mon orange a tendance aujourd'hui (eh oui, ça lui arrive!) à virer au rouge...<br /> orange sanguine (voir mon récent billet Sanguine, joli fruit ....)
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Ce n'est pas de l'humour (ce joli fard aux paupières de l'angoisse) ce rire. C'est un rire jeuneet libre pour ce que j'en sache.
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A
alors permet moi de RIRE!!!!!!!!
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Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas conscient cette affaire...C'est même un peu bizarre dans les occurences de la comparaison...ce rire intérieur qui me prend.
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A
oh, non! Le rire, l'humour, c'est un excellent échappatoire à la réalité!<br /> J'en use autant que de crème anti rides!!!<br /> La preuve...
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En lisant ça je me demande si par hasard, au fond , je n' aurais pas oublié de vieillir.
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A
Crois tu vraiment qu'on le fasse consciemment!<br /> Un jour on se regarde dans la glace et paffff! on en prend plein la poire...<br /> Et ça fait mal, très mal, surtout quand on a personne pour nous passer de la crème anti rides...
C
Il m'a fallu beaucoup mûrir mon oeil pour comprendre Bacon. Il me mettait fort mal à l'aise. Sa peinture est celle d'un homme dans le questionnement. Le miroir revient souvent dans sa peinture.Je n'ai pas de peintre favori. J'aime beaucoup Klimt, découvert bien avant la furia commerciale qui l'a fait connaître au monde entier. J'aime Schiele, Rembrandt, Velasquez, etc.
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A
Seule la peinture "décorative" n'est faite que pour mettre à l'aise. Elle n'est guère plus alors qu'un joli papier peint.<br /> Un peintre n'est pas peintre si il n'est pas dans le questionnement...<br /> Ceux que tu cites, Chris, le sont même si ils ne se posent pas les mêmes questions que BACON.