462 - Tout fout le camp
On enfile carapace et armure
On se blinde.
On ne se souvient plus de l'eau qui coule
De son bercement lent
Celui qui fleurait bon
L'innocence des 20 ans.
On se réveille adulte
Sans plus rien aduler
Et on oublie trop vite
Ce qu'hier a été.
De ce désir fragile
De ces tendres sentiments
Un triste jour d’été
Il ne reste blanc sur blanc
Que l’ombre de nous même
Voguant dans un néant.
Et on crie au soleil
Qui seul est notre amant
Des litanies fiévreuses
Luttant contre le temps.
Et on crie au soleil
Qui seul nous entend
Que doit-il bien rester
Quand tout fout le camp,
Quand tout fout le camp ?
Copyright © Arthémisia - septembre 2007
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