461 - Les Funérailles du poète
Vous avez tous en mémoire le poème d'ARTHUR RIMBAUD :
VOYELLES
"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelques jours vos naissance latentes...."
Il n’en faut pas plus pour qu’ Orchis-mauve, infatigable, nous propose toujours sur le blog Papier-libre, de nous laisser porter par la couleur des voyelles.
Et pour que je vous livre mes réflexions poétiques…
Le poète est mort
On l’enterre ce soir.
Et sans confiteor.
Venez voir !
Dans sa tombe on jettera
Le grand compas du
A,
Les jambes orange des femmes
Qui emplissaient son âme.
Leurs bras blancs et laiteux
Tendus encore vers lui
Comme les branches d’un
E,
Réjouies.
L’absinthe de leur prunelle
Que redouble la nuit
D’acidité cruelle :
Deux point sur deux
I.
L’estuaire béant de leur sexe acinus,
Diamant aux quatre vents,
U
rose, figue, lotus
Veiné précieusement.
La rondeur noire des
O qu’au sortir de leur
bouche
Palpitante des mots que jadis en leur couche
Il écrivit pleurant plongeant en leur puits
Tranquillisant sa vie au creux de leur oubli.
Copyright © Arthémisia – septembre 2007
avec
: : Gustave MOREAU – Le Poète et la sirène.
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