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607 - J'ai rêvé tellement fort de toi,...

Publié le par Arthémisia

 
J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
 
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
D’être cent fois plus ombre que l’ombre
D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans la vie ensoleillée.
 
Robert DESNOS
Ce poème fut trouvé dans sa poche après sa mort au camp de concentration de Terezine.
Faut-il rappeler qu'actuellement c'est le Printemps des poètes?....
 
Illustration : Jean DUBUFFET - Traces ténébreuses (Lithographie)
 
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V
je relis ce merveilleux poème mais cette fois je te laisse une petite trace.. merci Arthi, merci pour de cadeau .. 
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A
Desnos en a fait un bien plus grand...
L
texte d'autant plus touchant vu le contexte dans lequel il a été trouvéavec ton nouveau design, sur firefoc, les textes sont noirs sur fond anthracites, c'est à dire invisibles si on ne les surligne pasen tout cas c'est comme cela sur mon ordibises
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A
Oui, je sais que cela n'est pas facile à lire. Je vais modifier ma couleur  d'écriture et ne plus écrire en noir. mais je ne peux pas revenir sur tout ce que j'ai publié faute de temps. Accorde moi un délais de grace! Le passage en V2 ne peut pas se faire sans quelques adaptations.Je t'embrasseArthi
A
... histoire
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A
...Histoire...
A
Desnos, c'est toujours beaucoup d'émotion. Les circonstances évoquées, d'avantage d'émotion encore.<br /> Et Dubuffet. Son art, mais aussi son expression "art brut", et l'énergie qu'il déploya pour mettre en lumière des oeuvres qui auraient pu rester dans l'ombre. <br /> Merci, mon amour !<br />  <br />  
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A
Chut...restons aussi dans l'ombre mon Alex......
B
les poésies de ma fille  (primaire)parfois me fond "hurler" (j\\\'exagère un peu!) complétement suréaliste., certaines; aucune accroche pour la mémoire.<br /> good evening
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A
Il y a de magnifiques poésies surréalistes (on classe Desnos dans ce mouvement quand même!) . <br /> Il ne suffit pas de travailler la mémoire quand on apprend une poésie mais aussi les facultés oniriques, cognitives, expressives...Mais je ne connais rien à la pédagogie du Français : je ne suis pas prof de lettres.<br /> Bonne nuit.<br /> bises<br /> Arthi
B
il y a longtemps à l'école primaire!
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A
On y apprend encore Maurice Carème et Paul Fort. Desnos je ne sais pas....<br />  <br />  
A
Je ne connaissais pas cette anecdote, ni ce poème d'ailleurs. J'aurai une pensée pour lui et pour les poètes inconnus massacrés dans ces camps, mercredi prochain, à l'occasion d'un voyage d'étude avec les élèves à Auschwitz-Birkenau.
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A
Ce sera surement un moment très fort dans ta vie.<br /> Tu es enseignant? en quoi?<br />  <br />  
J
Le printemps des poètes ? ... Bigre...Diantre... Corneguidouille....Comment faire semblant d'être inspirationné ?
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A
Pourquoi faire semblant? Personne ne t'y oblige? Je ne t'ai pas enfoncé Desnos dans la gorge!
O
Ton prêt sera chez Orchis, le 20/3Bisous
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A
Je crois qu'il en serait ravi.<br /> Bises<br /> A.
O
Cette faute de frappe est la bienvenue.MerciBisesO.
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A
Partage.........<br /> et bises<br /> A.
B
A l’ombre de l’étal à lait, une ancre chaussée de coquillages prend le frais… Et sur le navire le mammifère beugle après les vagues qui secouent ses reflets. Rire.
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A
Rires+++<br /> Cependant je te conseille de repasser demain...entre encre et coquille , tu verras pourquoi...<br /> Merci pour ce délire très surréaliste.
M
Un très jol poême que celui là....<br /> Et que de bons mots et de belles envolées sur ton blog....<br /> Bon aprem...<br /> BIZ<br /> Maverick
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A
J'espère que chacun y trouve un peu de ce qu'il cherche...<br /> bises<br /> Arthi
B
L’ombre s’est allée… reste sa trace sous l’encre déchaussée. Ô, oui, printemps soit mon poète.
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A
L’ombre s'étalait… reste sa trace sous l’encre des chaussées....
.
(Ma lecture:Qu'importe alors la mort anonyme, à celui qui n'est plus que l'ombre d'un grand amour épuisé.)
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A
ma lecture : Qu'importe alors la mort anonyme, à celui qui n'est plus que l'ombre d'un grand amour ?<br />
W
j'ai tant revé de toi que tu perd ta realité<br /> est il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère?<br /> j'ai tant révé de toi que mes bras habitués en etreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps peut être.<br /> et que devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute<br /> oui robert desnos a su si bien traduire les dangers de l'absence on dirait maintenant du virtuel
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A
Merci tout plein Waid pour cette très belle envolée...<br /> Les dangers de l'absence. Oui mais je crois aussi qu'ils étaient largement mêlés aux dangers de la mort et donc portaient en eux des horreurs bien plus grandes que ne peut en porter le virtuel.<br /> Au  vituel il est tjs possible d'échapper. A la mort, non....
B
Robert desnos! voilà qui ne me rajeuni pas: "Le zèbre " et de mémoire les deux vers de fin: ...mais la prison sur son pelage, à laissé l'ombre du grillage R.B  dis donc je crois que je suis raccord avec l'illustration!<br /> Bises
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A
YES! bien vu....<br /> Je suppose que tu l'as appris à l'école?<br /> bises<br /> A.
O
J'aurais du dire "Il dit si bien..." mais si tu nous le transmets, c'est qu'il parle pour toi aussi....sourireO.
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A
Tu as écrit  "Tu me dis si bien" ...j'ai offert ce matin ce poème à Ta lecture...car je sais combien il a d'universalité. Prends le O. Il est pour toi, autant que pour moi....<br /> A.
O
Tu me dis si bien, ce que je voudrais dire....et que je n\\\\\\\\\\\\\\\'ai pas su dire, avec ce couragebises tendresO.
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A
dans l'adversité, les mots prennent une amplitude terrible.<br /> bises<br /> A.
J
Un autre à eu à pâtir en ces temps-là qui était bien poète aussi: Max Jacob.
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A
et aussi tant d'anonymes....<br />  
G
J'aime beaucoup Desnos, beaucoup plus profond et compliqué que ne le suggèrent ses adorables chantefleurs et chantefables...<br /> Je t'embrasse, G
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A
Tout à fait de ton avis. Loin de la naïveté et de fraîcheur d'un candide, je crois qu'il faut voir en Desnos un poète de la vie, de la vie immédiate et de la vie rêvée, une vie peuplée d'images, et d'intuisions, une vie qui nous concernent. C'est pour cela que, loin de l'intellectualisme outrancier attribué à certains surréalistes il se rapproche tout simplement de l'humanisme et de l'affectif.<br /> Ses dernières pensées pour elle nous le prouvent tant...