Comme suite à ça...évidemment ils
se rencontrent...
Ding Dong !
- « Bonjour Monsieur,…euh…veuillez m’excuser de vous
déranger…voilà…euh…on ne se connaît pas…enfin pas vraiment…mais...bon…je viens vous rapporter ça. »
Elle lui tendit une enveloppe blanche à l’écriture
nerveuse.
- « Mais
…comment avez-vous eu cette lettre ? » lui répondit – il en attrapant l’enveloppe qu’elle lui
donnait.
- « Vous l’avez laissée tomber au restaurant où nous avons déjeuné
ce midi tous les deux. Le temps que je la ramasse et que je cours après vous, vous aviez disparu. Mais il y a votre adresse au dos,
alors… je me suis permise de vous la rapporter.»
lui expliqua –t-elle.
Evidemment, son visage, l’allure de cette femme, lui revinrent
rapidement en mémoire. Et surtout sa façon méthodique et extrêmement appliquée de décortiquer ses langoustines, ce qui l’avait beaucoup amusé.
- « Vous êtes trop…aimable ! Comment puis je vous
remercier ? Vous… prendrez bien un café ? »
- « C’est que…Oui, …merci » murmura –t-elle.
Il la guida dans le salon.
- « Mettez vous à l’aise. Vous déjeunez souvent dans ce
restaurant ? »
- «De temps en temps mais plus souvent le soir que le midi. Ils ont
d’excellentes côtelettes d’agneau. Mais ce midi, quand j’ai passé ma commande, ils m’ont dit qu’ils venaient de servir les dernières. Ce n’est pas très professionnel
d’ailleurs. »
- « C’est très drôle car c’est sûrement à moi qu’on a servi
ces dernières !... Permettez que je vous abandonne quelques instants, je vais faire le café. »
Il se dirigea vers la cuisine.
La lettre qu’il avait encore dans la main prit soudain un parfait
ridicule. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais elle atterrit cependant dans la poubelle. Il ne le sut effectivement que quand il revint avec le plateau dans le
salon.
Le soleil croisait les jambes dans son
canapé.
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mars 2008