Top articles
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1745 - Les Perspectives fallacieuses
Dans le cœur fendu des après, s’est glissé, une étonnante sensibilité à laquelle elle n’était pas préparée. Elle ne s’appartient plus, s’absente dans les larmes, tout autant que dans des pactes qu’elle signe avec l’ombre rose d’un renouveau auquel elle...
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1740 - Je veux être
Quand elle est en danger de mort, la moindre fourmi se débat, elle est abandonnée, brusquement arrachée à sa collectivité. En elle aussi, tout l'univers s'éteint. Il n'est pas naturel de mourir, puisqu'on ne veut pas. Je veux être. Le Roi (Le Roi se meurt,...
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1489 - Ta Mort argentée
L’oreille a longtemps suivi le choc du papillon affolé contre les murs. La pierre de sommeil est tombée. Au réveil, la neige de la table était souillée de fard. Le sphinx dégrisé gisait dans sa poudre d’argent, éclatant sous le soleil lilial de l’est....
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1497 - Nous peignons
Il nous faut être dans les images, dans l’image. L’image n’est autre qu’une forme de possession, d’un présent, d’une présence, celle de l’acteur de la peinture, de son producteur, la portion encrée dans un fantasme devenu écran, le plan réservé de l’artiste,...
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1475 - Après midi
Même l’oreiller de lin blanc n’apporte de fraîcheur qu’un court instant. Le temps que par osmose, la joue lui communique sa sève fièvreuse. On est nu, mais on voudrait l’être plus, ne plus avoir de cheveux, ne plus avoir de peau. Le corps est de trop....
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1757 - L’Agenda (Le blanc vs les couleurs)
C’est tout blanc. Depuis trois mois. Tout blanc, nu et froid. Tout blanc de vide, de mauvais sommeil, d’immenses plages dont on ignore le sol, tout blanc de neige non foulée, muette, isolée, perdue. Tout blanc d’absence. Tout blanc de presque mort. Mais,...
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1643 - Sur les Roses
Les roses se sont fanées. Desséchés, racornis, leurs pétales, un par un, tombent sur la table du salon. Aujourd’hui il ne reste plus que cinq tiges dans l’eau, avec au bout une boursouflure de purgatoire, désagréable et laide. Les feuilles elles aussi...
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1491 - L'Aigle impossible
Pour éviter les bruits décrépits de la nuit, la voix du poète déchire l’horizon, avant qu’elle ne s’essouffle au cri du jour, un goût brulant d’acide et l’hallucination ophidienne d’une liasse de mots enroulée au fond de sa bouche. Il lui faut traverser...
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1465 - Plus de Coca dans le frigo
Pour répondre à Juliette sur Papier libre qui nous propose d’utiliser la phrase suivante de Duong Thu Huong « L’automne entre dans sa vieillesse » .../.. Elle doit comprendre mais …elle ne comprend pas. Il faut rester au milieu, devant, dans les lumières....
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1503 - Big Sur – Sea … la mer à grands fracas.
Une de mes lectures d'été.. Beatnik désenchanté, Jack KEROUAC , à peine caché sous les traits de son héros alcoolique et drogué Jack DULUOZ, fait une tentative de ressourcement dans une cabane solitaire que lui prête un ami sur la plage de Big Sur en...
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1533 - Réduire la voilure
Bien que l’écran soit noir Et le ciel si blanc, Bien que la mer soit punie Et la rue baveuse, Bien que le temps n’ait plus de source libre Et que le vin ensorcelle moins, Bien que l’encre ait séché à sa source Et la larme cristallisé dans le ventre, Bien...
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1849 - DÉPLACÉE(1)...
Ça fait trois ans qu’on habite ensemble, dans cet immeuble. C’est moche. C’est gris Comme le ciel. Comme les gens. Comme toute la ville. Comme mon moral… Je viens de donner ma dém’. Je travaillais jusqu’à hier midi comme caissière dans le Super-Coop du...
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1766 - Alors un arbre s’éleva
Alors un arbre s’éleva. O pure élévation ! O chant d’Orphée ! O grand arbre dressé dans l’oreille ! Et tout se tut. Pourtant, au sein de l’unanime silence S’accomplit un nouveau recommencement, signe de métamorphose. Rainer Maria RILKE - Sonnets à Orphée...
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1764 - En allers-retours
C’est au bout du couloir blanc Que l’Amour m’ enrose. Son ventre effleure mon dos Dans une vapeur d’été, Sème des fleurs carnivores, Un souffle fluté qui chuchote son souvenir de la porte du monde, Le goût de la mer, Et le bercement en allers-retours...
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1835 - Tedd a kezed…(Là sur mon front…)
Là sur mon frontpose ta maincomme si ta mainétait ma main. Serre-moi fortcomme à la mortcomme si ma vieétait ta vie. Et aime-moi comme à bonheur comme si mon cœur était ton cœur. Attila Jozsef - Mai/juin 1928 - traduit du hongrois par Francis Combes Avec...
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1859 - LA GARANCE INCONNUE
à Garance, La lune avait peint le ventre de la femme d’une étrange couleur, une couleur qui n’existait pas encore sur terre, une couleur précieuse, marbrée, délicate et sucrée, transparente. C’était la couleur d’un rêve éveillé, d’un espoir. Une couleur...
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1832 - LE RITUEL
Tous les jours, écrire ton nom Ou plus précisément chaque matin. Ainsi figurer ta naissance, ton baptême en moi répété, Hallucinant, L’enracinement incessant de ta réalité ardente Au sortir des inondations noires, Loger au monde ton invitation graphique...
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1762 - La Fin du vide
Dans le lit occupé par ses mains Elle entend le rêve trop rêvé, La mer, son bruit contre la coque, Sa saveur sur l’épaule de l’Autre, Le soleil enveloppant son habit de naissance, Leurs yeux clos, en osmose de partance, Et la fin, la fin du vide. Arthémisia...
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178 - Morceau de choix (l'entre - deux)*
Nonchalance. J’avance Le rouge De ma bouche Dans le creux de sa hanche. J’y trouve une fraîche lande Qui unit l’homme qui marche Et le mâle qui bande. Ma langue s’empanache. Elle vient faire la nique Au plus doux des diptyques Sautant de cuisse en sexe...
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1843 - Je suis gong
Dans le chant de ma colère il y a un œuf, Et dans cet œuf il y a ma mère, mon père et mes enfants, Et dans ce tout il y a joie et tristesse mêlées, et vie. Grosses tempêtes qui m’avez secouru, Beau soleil qui m’as contrecarré, Il y a haine en moi, forte...
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1839 - LA ROUGE MOISSON
Viens ! Nous allons encore faire couler en nos gorges Ces ravines transparentes Qui enrobent les âmes Viens ! Nous allons encore confronter nos peaux nues Aux plis blancs Des mousses de coton Viens ! Nous allons encore accrocher nos mains chaudes A nos...
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1795 - Fort comme la mort¹
Oui, c’est toi, C’est bien toi Qui déposes, qui disposes, Qui accroches, qui rondes, qui musiques, C’est toi qui tends, qui arques, qui chasses, C’est toi l’inconvenant, faute de convenu, de convenable, Le hâbleur à point d’heure, l’iconoclaste des bords...
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170 - L'Idole- Sonnet du trou du cul*
Obscur et froncé comme un oeillet violet Il respire, humblement tapi parmi la mousse Humide encor d'amour qui suit la fuite douce Des Fesses blanches jusqu'au coeur de son ourlet. Des filaments pareils à des larmes de lait Ont pleuré, sous le vent cruel...
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213 - Les Vagues scélérates
Un jour je m’envolerai au fond de la grande mer. J’oublierai de nager et j’en serai très fière. Dans l’eau vaste des caresses, Je chanterai ma liesse, Celle des notes glissées sur la peau de mes fesses Par des doigts effilés, avec délicatesse. Des algues...
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982 - Délice surréaliste (...c'est-à-dire absent de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale selon A. Breton).*
Une mousse blonde. Un trèfle rose. Ton panache éclatant. Un marshmallow. La boue. Une patte d'oie. Une empreinte d'oiseau. Un Y fendu. Une gouge. Un goujon. Une pigeonne. Glou-Glou. La fontaine certaine et cubaine. Y coule un 1er cru. Dans la fente brune,...
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