Top articles
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683 - 10 Petites lunes
Non, il n'est pas fini. Mon temps de bavardage. Certains meurent. D'autres ne sauraient tarder. Ce sommeil n'est pas mien. Il me tarde de retrouver la chimie de ta mer, De fumée et de peau Et au bout de tes doigts Ces dix petites lunes Qui me feront lever...
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355 - Les chemins qui ne mènent nulle part ( 6)*
Chapitre 6 : Fuir la banalité A. n’arrivait pas à se résoudre à ce qu’il percevait presque comme une horrible banalité : faire l’amour, là, maintenant, même si son corps le réclamait, le perturbait. Il fallait de façon incontournable que sa tête soit...
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510 - Jour de fête...(1)
Quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes,...
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292 - A Lire avec la plus grande attention...
La première fois quand je l'ai vue J'ai tout de suite remarqué son regard J'en étais complètement hagard Dans ce jardin du Luxembourg Je me suis dit : il faut que je l'aborde Pour voir si tous les deux on s'accorde J'ai déposé mon baluchon Alors j'ai...
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191 - Nouvelles définitions
En ces temps de recueillement, je vous propose quelques définitions et quelques mots-valises un peu …particuliers. De Michel LEIRIS : · BOUCHE : souche à goût, chemin des mots et des baisers. · FORNICATION : force de nidification De Germaine et Fernand...
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806 - Journal de bord.
Le dernier était noir. Très très noir. D'un coton qui, à force d'être manipulé, devint très vite de cendres, charbonneux Germinal. Il fut noirci aussi, densément et serré par une armée de fourmis grouillantes, écrasées, griffées, transpercées, tuées....
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912 - La Pierre de patience
"Syngué sabour [sége sabur] n.f. (du perse syngue " pierre ", et sabour " patiente "). Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs,...
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390 - Le Tunnel d'or
Splendide, je n'ai pas d'autres mots pour cette chanson de Aaron... Regarde il gèle là sous mes yeux Des stalactites rêvent trop vieux Toutes ses promesses qui s’évaporent Vers d’autre ciel vers d’autres ports Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges...
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221 - Augmentation de...
...fin d'année. Demande d'augmentation de la part du pénis : Le soussigné, Pénis, demande une augmentation de salaire pour les raisons suivantes : 1. J'effectue un travail très physique. 2. Je travaille à de grandes profondeurs. 3. Je travaille dans des...
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663 - C'était l'été
Après des déboires informatiques, Juliette nous propose sur Papier libre de nous laisser inspirer par la photo de cette petite maison de Saint CADO ...un nom prédestiné... dans le Morbihan. Le pêcheur de rêve m'a prise dans sa main. Je l'emplissais parfaitement....
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1270 - La Couleur... même de travers*
Dans le corps de larmes Se tait le germe buissonnier. Il connait la peur. Il connait le froid. Il attend Au fond de sa petite forêt blonde La griserie du soleil orangé. Juteux. Et poser trois petits points, Trois petits pas, Trois petits tas De loin en...
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300 - La Pose*
Ne me regarde pas. Abandonne toi. Laisse ouvertes tes portes. Ton esprit, je l’emporte, Ne le retiens pas. Ne sois plus que ton corps. Ta peau, donne la moi. Mon crayon en prend déjà tous les trésors, Déposant sur la feuille Mille nuances, mille vivances...
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342 - Contre moi
Je fais des rêves. De toi. C’est étrange, je ne sais pas pourquoi. Tu y es toujours imposant, possessif, dominant. Et moi, je me débats et j’essaie d’être à toi. L’univers est toujours sombre et toi d’or, brillant, exigeant, rassurant. J’y suis bien....
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578 - La Lumière vermillonne
Sur un tableau de Al Le miroir est abscons. Sa lumière vermillonne, Vermine ensanglantée du jour qui s’accumule. Aux grilles du destin, aux mosaïques du temps, Ne répond que l’image d’un espoir marin, D’un espoir de partance Où voyage mon corps Sous ta...
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182 - Débordement*
Soudain son pied frémit, effrayé par on ne sait quelle peur intérieure. Ses doits s’enfoncent dans le lit, grattent les plis du drap, s’acharnent, fouillent les alentours en quête d’ancrage, pénètrent le dos, les fesses, griffent, lacèrent. Sa main traverse...
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877 - Huile sur toile
Derrière les murs lézards, tu t’asphyxies. Bleu, gris, tu cries, tu gueules sur Google, les globes engloutis par les fumées funestes des fièvres qui te hantent. Tu manques d’oxygène. Ton crâne s’est ouvert sous les coups répétés : il est vide, et noir...
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535 - La Pleine mer*
Elle accepta l’offrande de son sexe. De toute sa vue. Ce cadeau, qu’autrefois elle n’aurait pu résister à capturer à pleines mains, à pleine bouche, ce jour là, elle n’y toucha pas. Cela ne la fit même pas souffrir. Elle ne voulait pas briser l’oeuvre...
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99 - Sur le cul d'une demoiselle
Beau cul de marbre vif, dont l’amour fait sa gloire, Cul dont les doux regards sont d’attraits embellis, Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire, Cul qui sur tous les culs remportes la victoire Cul qui...
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662 - Les Mots de la fêlure*
La nuit s'obture. Quatre fois revint le murmure Quatre fois le mot débouche, Embouche, se couche. L'oreille tremble et peut-être s'effarouche, Et pourtant elle capture Le trait qui tient villégiature. Quatre fois sur un souffle Le cœur cintre sa voussure...
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110 - Le Petit pan de mur jaune (Oui, oui il s'agit bien d'un hommage à Jan VERMEER Van Delft et à Marcel PROUST...)*
Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. Nous nous y retrouverons. Nous nous y retrouverons, en plein midi, sous le soleil plombé, atroce et insolent. Nous nous y retrouverons, liquéfiés, suintant, exsudant tous nos muscs, nos ambres,...
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464 - Sac à (p)rose ?
· Un rouge à lettres. · A lettres d’amour. D'un enfant. · Des papiers d’identité, d’identicité. On était deux quand je suis née. Depuis, j’ai appris la solitude. Et la sollicitude. · Un permis de conduire . Où ? · Un miroir. Un mouroir. · Une brosse à...
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960 - Pause
« La pause, elle aussi, fait partie de la musique. » Stefan Zweig La Confusion des sentiments. Avec : Partition du Requiem de MOZART et Le Lacrimosa dirigé par Leonard BERNSTEIN J'écoute et je réécoute ce splendide lacrimosa et m'interroge toujours sur...
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985 - L'Ampoule
Elle ne l'avait jamais vue ainsi. Cet objet si banal, qui la ramenait à ses appartements d'étudiante, cet objet qui tordait ses rondeurs au bout de son double fil capricieux, ce ventre, ce petit ventre transparent qui laissait voir en lui, et en même...
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1023 - Surtout et en tous sens *
Surtout ne dormir que mouillés de nos rêves. Surtout laisser couler le cri. Surtout abreuver le sexe au sexe Le sexe à la bouche. Surtout sur toi. Un matin interdit, Cueillir ton blanc. Surtout sous toi. Toujours. Surtout. Nous. Copyright © Arthémisia...
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580 - L'Ours
Il est gris, gris et rouge , et doux aussi. Il a fait quelques guerres. Il n'y voit plus très bien, N'a plus vraiment d'odorat. Il a beaucoup maigri ces derniers mois. Il vieillit lui aussi. Il connaît les repas sans dessert, Les voyages sans marée, Les...
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