Top articles
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909 - Journal d'Hirondelle
Urbain écoute Radiohead. Urbain a perdu son boulot, son amour et du même coup, le goût des plaisirs ; il est devenu insensible et détaché de toute réalité. Urbain devient tueur à gages. Et Urbain tue. Car seule la mort de l'autre arrive à lui ramener...
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554 - YOURCENAR
Difficile, voir osé pour moi, pauvre amatrice, de parler d’un monument de la littérature française comme Marguerite YOURCENAR. Loin de moi l’idée de vous faire un cours sur les deux derniers livres que je viens de lire : L’Oeuvre au noir et Les Mémoires...
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1048 - Tout avaler ...(sans *)
La pluie s’est tue. Fatiguée, enfin. Elle avait tant hurlé. Le soleil étend de nouveau son silence d’or. Un petit silence de tiédeur et de timidité. Un silence qu’on voudrait voir durer encore un peu, pour caresser les feuilles et les joues. Alors on...
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1187 - Les Coins sans poussière
Il fait fond dans le pot d’or. Ca colle. Ca brille très fort mais ça colle. Ce n’est qu’une histoire un peu triste. Et poussiéreuse. Il y a toujours de la poussière dans les coins, quoi qu’on y fasse. Le chemin est parsemé d’images, de vieilles images...
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1432 - Le Jour de presque enfant*
Trame et chaine Sur le métier Jouent la magie du dedans Un jour de presque enfant Donnant-donnant Le ventre quitte son engourdissement L’espace devenu grand Gribouille Du bout des yeux Des mots d’amour Aimants Une fleur mûrit dans le vent De l’autre monde...
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323 - Gémir
Ils parlent de la mort Comme tu parles d'un fruit Ils regardent la mer Comme tu regardes un puit Les femmes sont lascives Au soleil redouté Et s'il n'y a pas d'hiver Cela n'est pas l'été La pluie est traversière Elle bat de grain en grain Quelques vieux...
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252 - Correspondance amoureuse
Mon livre des vacances : Correspondance amoureuse de BALTHUS avec Antoinette de WATTEVILLE. Ils sont jeunes, beaux, très beaux. (Admirez cet air de grand oiseau qu’à déjà Balthus) Ils viennent de deux familles illustres mais sont sans le sou. Ils s’aiment...
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337 - Barbecue
La saison des barbecues va bientôt commencer ! A cet effet, il est de bon ton de se rappeler la procédure habituelle de cette cuisine estivale. Le barbecue : C'est dans cette activité qu'on reconnaît les talents de cuisine d'un homme, un vrai. Dès qu'un...
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637 - Dripping orange
L'instant suspendu entre l'être et l'être. L'avalanche de matière sans nom. L'oubli de toute intelligence et toute raison. La découverte du Grand Lieu ; Du déploiement hors champ ; De l'espace sans limite, même pas les nôtres. La vague profonde de l'anéantissement....
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727 - L'appeau épithélial
Toute de vocalises, ta peau Racole, épithélial appeau De mon œil. Un filament de temps Suffit à la capture. Nous nous entretenons En transparence de veines et de grains Grabuge de vocables En discours extatiques Que la dramaturgie d'un derme Déploie avec...
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1121 - Lecture irrationnelle de la vie (LIV)
Rien ne me tape plus sur les nerfs que les gens qui attribuent systématiquement des qualités ou des travers aux autres sous prétexte qu’ils sont homme ou femme, comme si certains caractères étaient sexués. Ainsi combien d’hommes, peu évolués devant l’héritage...
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1166 - Oublier qu'on est un
Comme il faut se courber Regarder les asphaltes Les cailloux acérés Qui percent tant le cœur Comme il faut se pencher Mettre le nez à terre Raser les taupinières Y enfouir les outrages Comme il faut accepter D’être plus petit que soi Se taire, rester...
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1259 - Oh I can't wait ¹…
...Et l’on vit d’utopie, De capital retenu au ventre de la nuit De bouquets morts avant d’avoir vécu De sourires yeux fermés parce que le monde vert De lumineuses clartés débranchées D’eaux vibrantes en bouteilles de mémoire De là… dessous, rhabillés...
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1361 - Le Mur rouge
Pour la poésie du geste, elle avait longuement caressé du regard et du plat de la main le rouge du mur du salon. Puis elle avait mouillé ses lèvres et murmuré vers l’ouest couchant, les mots qu’elle avait appris dix minutes plus tôt : Boussa kbira… Fallait-il...
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1455 - La Nage
La large pluie musicale envahissait la vitre de coulures diaprées. Cela projetait des bribes de lumières, des ombres sur ton corps qui te faisaient momie, faussement inondé, mais, silencieusement protégé dans un cocon mouvant. Cela racontait une histoire,...
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1120 - Mélancolie
Soudain, les jambes se dérobent. Les yeux s’embuent. Il faut s’asseoir sur les toilettes, malgré tout. Et l’odeur, l’odeur d’eau de Javel si prégnante, si écoeurante… Il s’agit de respirer pourtant. Et d’aller dans son secret, bouger comme tous les autres,...
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1506 - La Crème de la crème !
Elle retourna le contenu du sac de la parfumerie sur la table et laissa s’échapper la dizaine d’échantillons que la vendeuse lui avait remis comme à chaque fois en essayant de la convaincre d’acheter la nouvelle crème au collagène α restructurant ou le...
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1325 - L’éclat perdu
A qui écrivent les miroirs Aux yeux bleuis par les veilles sans teint Qui étonnent jusqu’au silence Les artistes Perdus ? Toi, que j’ai si longtemps imaginé En discours avec Dieu Pourquoi pries-tu désormais en messe basse Derrière ton rideau éteint ?...
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1367 - La Misérable petite histoire*
En réponse à la nouvelle gageure de Juliette sur PL : La verdure est notre lit. L’hiver meurt. Sur ton bourgeon. Derrière la porte rouge, il ne pleut plus. La verdure est notre lit. Et tout cela n’est qu’une misérable petite histoire secrète d’ébonite...
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1460 - Les Mandarines séchées
En fuite, il fallait accrocher son regard, ancrer son corps pour éviter la dérive, peut-être s’écorcher un peu au nouveau, à la suie, au ciel, parmi l’étain éteint, et la rouille riante, survoler les toits têtus, les chapeaux aux allures de fleurs, sauter...
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340 - Sensations d'Art
Ma dernière lecture…. Sensations d’Art Emile VERHAEREN Il est né en Flandres mais écrivait en français. J’en avais appris quelques poésies à la communale (« Voici de vent cornant novembre… »). C’est peut-être là que se situe la source de mon intérêt pour...
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160 - La Règle du jeu
Je vous avais promis de revenir vous parler de mes lectures... Vous pouvez retrouver régulièrement mes impressions à chaud dans la catégorie "Rayonnages". Depuis mi juin je me suis plongée avec une infinie délectation dans l’univers de Michel LEIRIS....
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696 - On se fait une toile?
Je te donne rendez-vous Sous un morceau de toile Un voile de coton Tout blanc, comme l'étoile. Retrouvons nous ce soir Dans les plis passe partout, Les tissus amadou Qui renversent les tabous. Je te donne un rencard Dans les satins épars Les dentelles...
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1133 - C'est nuit*
C’est nuit. Pas tout à fait. C’est fade, même pas noir : gris. Sale. C’est lâche et ça fait mal au dos, depuis des mois, au même endroit, parce que le mauvais lit. C’est un silence mou et faux, le bourdonnement d’une télé à castrer. C’est la cicatrice...
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1294 - Le Nom
Il est des châtiments Pire que des vinaigres Qui brûlent les écailles Et abandonnent nues Les bouches pensantes. Non, le nom de l’Autre Dans un souffle dernier Ne sauvera pas le rêve De la cendre! Le nom est au secret Derrière ses barreaux Le nom est...
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