Top articles
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1004 - Mon Toi*
Ecoute le sang rouge, la régénération. La ligne se plie. Le corps ploie et s’ouvre. Nous découvrons le signe. Les fibres prennent consistance. Les sensibles trouvent leur forme. Le matin est dans la poursuite. La lame bleue ne vaut rien contre les écailles...
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1007- La Femme à tête de rhubarbe - ou quand Arthémisia se (re)met à délirer-
J’ai rencontré une femme, une femme à tête de rhubarbe. Elle se promenait dans la rue avec un gros motard barbu chanteur de rock.* "C’est la nuit que ça se passe", m’a-t-elle dit. "C’est la nuit que ça pousse." Et au matin, ça lui fait une jolie couronne,...
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1008 - La Blanche
Tu pourrais être de neige, celle du matin, pas encore foulée, celle qui saute au visage à l’ouverture des volets en hurlant son silence feutré. Tu pourrais être tiède, de nuit et de gorgées. Tasse d’hiver emmitouflée, veloutée, lactée. Sucrée. Tu pourrais...
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1010 - Au fronton, la framboise*
La flamme framboisée embrase le drap blanc, Les murs rugueux, les yeux, les bouches symphoniques. Un interdit se meurt coincé entre tes fesses. Lécher, duveteux oisillon rond aux dunaires offrandes. Gober, le doux fruit, chercher le nid, l’envol. Nous...
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1011 - Toute ressemblance avec des personnes existantes est totalement certaine
Elle : Tu m’aimes, dis, tu m’aimes ? Ca fait drôlement longtemps que tu me l’as dit. Tellement longtemps que je ne m’en souviens plus. D’ailleurs je me demande même si tu me l’as déjà dit. Lui : M’enfin ! Si je reste avec toi, c’est bien que je t’aime,...
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1015 - Trop con
Y aura –t-il encore un jour heureux, un jour sans question, un jour d’aller, de vagabondage, de liesse et de folie, de partage, de déraison, de lâcher-prise, un jour de boutons d’or, un jour grand, un jour tout rouge, un jour …avant la mort ? Car mourir...
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1024 - Sucre-âge
Sur le papier Candi Le mot-peau Me fait perdre connaissance. Où me mène ma mémoire ? Où est mon ignorance ? Ce soir, nous avons dix sept ans Et le lit est de sucre. Copyright © Arthémisia- septembre 2009 Avec : Maurizio CATTELAN – All (extrait) 2008 -...
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1026 - Assez
Quand vous en aurez assez des divertissements mièvres, des machines à s’esclaffer, des programmes d’évasion tirés à des millions d’exemplaires, Quand vous en aurez assez de ces brèves caricatures de carnaval de Rio qui vous invitent à oublier en quelques...
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1034 - Polaroïd
Je suis toujours étonné au réveil, il n’y a pas de sang à la commissure des lèvres, ce matin j’ai trouvé dans mon répondeur une phrase énorme et d’une grande tristesse, arrivée de la nuit, allant com- me un scarabée vers le désert, une phrase scatophage...
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1035 - Sur la route des écureuils
A l’ombre des grands parasols verts, Sur la route des écureuils, Se tisse, à contre courant Le lien du rien construire. Croise ! Croise ! Fille de chaine, Fils de trame, L’écheveau chevelu Des mots demis tus, Des mots demis têtus. Qui es-tu ? Qui étais-tu...
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1040 - La Pyjama en pilou
On ne regarde pas les heures. On ne les entend pas non plus, même si le clocher. On les sent. Sur sa peau. Sous sa peau. Au cœur de la nuit cocon, on se camuche, on se terre, on s’enterre sous la couette. On en fait une boulette, autour de son corps....
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1041 - In an Octopus's garden
I'd like to be under the sea In an octopus's garden in the shade He'd let us in, knows where we've been In his octopus's garden in the shade I'd ask my friends to come and see An octopus's garden with me I'd like to be under the sea In an octopus's garden...
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1043 - L'Intime éclairé
Pour Papier libre sur une idée de Juliette : L’armoire aux secrets Au jour du grand Amour, elle t’ouvrira sa porte. Celle des coquilles nacrées, des traces, des empreintes, des pierres rondes des chemins et de leur lourde histoire. Celle des fleurs séchées,...
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359 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (9)*
Chapitre 9 : Le papillon A. appliqua ses phalanges sous les yeux de M. et le papillon de ses mains déployées, dans un geste d’une infinie douceur, y effaça la pluie de son âme. Le ciel se rétrécit alors jusqu’à son sexe. Ses doigts y reproduisirent ce...
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361 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (10)*
Chapitre 10 : Le drap de noce d’une vierge M. était restée assise au bord du lit. Voir A. la lécher lui procurait presque autant de plaisir que ses caresses. En appuyant fortement ses mains sur l’intérieur de ses cuisses, il l’obligea à les ouvrir plus...
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365 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (13)*
Chapitre 13 : Plus fort Ses yeux l’appelèrent encore plus fort. Des bacchantes y dansaient. Ses mains, agrippées à ses hanches l’appelèrent encore plus forts. Sa bouche l’appelait encore plus fort. Des prières sataniques en fusaient. Son sexe l’appelait...
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547 - Mes Voeux
Vivre dans un monde qui se défait devrait nous enseigner où est l’importance, celle des dedans, nous faire participer à ce qui est et à ce qui sera, à l’alchimie du toi et moi. Belle année 2008 à toi mon fidèle visiteur ! Je t’embrasse. Arthémisia Avec...
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11 - Coeur à coeur
Entité et Toi. Cœur à cœur : A l’unissons de nos émotions gonflées de plaisir, débordantes d’imagination, feux d’artifice d’étoiles au bouquet final. Cœur à cœur abandonné à l’ivresse humide et chaude d’odeurs exhalées. Reconnaissants l’un et l’autre...
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18 - Plongée*
Arthémisia Ta main lourde de caresses flirte depuis si longtemps sur la peau de ce fruit, égrainant mille et une notes d’un subtil refrain, d’un free jazz syncopé, escaladant un à un les barreaux de plus en plus glissants de l’échelle de ma félicité....
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68 - Verbes (1 et 2)*
Cyril et moi, nous poursuivons nos échanges poétiques. Cette fois-ci nous nous sommes proposé à chacun 3 verbes. Voici les 2 premiers… Je vous garde les 4 suivants au chaud. Je lui ai dit lécher ... Tu m'as dis : " Range ton outil dressé, aujourd'hui...
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65 - Fallait-il des mains pour voir?
L’encre pour se cacher Conseil d’une seiche FALLAIT-IL DES MAINS POUR VOIR ? Fallait-il des mains Pour voir Et des yeux Pour toucher Des bras Pour sourire Un sexe pour crier ? Qu’aurais-tu fait d’un cœur Quand tu disais m’aimer André Brincourt ( La Mer,...
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171 - Les coquillages
Pas de RIMBAUD sans VERLAINE... Chaque coquillage incrusté Dans la grotte où nous nous aimâmes A sa particularité. L'un a la pourpre de nos âmes Dérobée au sang de nos cours Quand je brûle et que tu t'enflammes; Cet autre affecte tes langueurs Et tes...
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233 - Le XXVII*
Retourner au corps, le pénétrer sans crainte de l’insurrection de la chair. Aucune bouche n’est froide, même après avoir traversé l’hiver. Sur une autre bouche, une bouche est immortelle : diamant du feu, étoile ouverte quand la lumière fait irruption,...
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276 - La Fellation d'un autre
Fellation Tu me chasses de ton ventre Encore ouvert Et tu viens me chevaucher Pour nous lier de langues et de salives Et me réchauffer le corps. De tes doigts Mêlés à ton souffle Abeilles de venin et de miel agaçant, Qui tracent les caractères du vent...
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334 - Autres temps, autres moeurs?*
A qui le donnez- vous ce joly pucelage ? A quelque riche fat qui doit estre cocu, Car un con si poly ne doit estre vaincu, Ny pour le vit d´un sot s´establir en sevrage Ouvrez vous à ce vit d´admirable courage, Qu´il vous perce et vous sonde, et luy tendez...
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