Top articles
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1749 - "Paysage, ta douceur abstraite réveille ta profondeur..." ¹
J’ai traversé le ciel. Il était encore sombre. Seuls, se détachaient, là, devant, les toits noirs des maisons, auréolés de l’or des réverbères, un or vieilli, sale, un or urbain et poussiéreux, l’or des nuits suspectes, l’or des matins barbouillés, l’or...
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1744 - De l’importance de garder une âme d’enfant
Nous avons tous appris cette poésie dans notre enfance : Si toutes les filles du monde voulaient se donner la main, Tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde. Si tous les gars du monde voulaient bien être marins, Ils feraient avec leur barque,...
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1743 - Vigilance orange
Il titube. Il oscille. Il bascule et crie. Il danse bruyamment sous le pampre. Le fruit joyeux coule de sa gorge embrumée. Son drap orange cache mal sa nudité. Il titube. Il oscille. Il marche silencieusement. Il marche silencieusement et pose soigneusement...
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1769 - La paysage changeur
De deux choses lune l'autre c'est le soleil Le paysage changeur - Paroles, Jacques PREVERT, 1949 Avec : David (extrait) - Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni [en français Michel Ange - (1475-1564)]. Date de création de l'oeuvre représentée : 1501-1504....
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1754 - Mémoire blessée
Tu sentais le vivant. Je t’ai laissé partir Pour que dure Notre amitié fleurie. Mais, Dans le souffle du temps, Un à un, Ses pétales tombent, Sans fruit. Et, Dans le vase, Ne restera bientôt Qu’une eau plate, Silencieusement croupie, Délicieusement croupie....
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1701 - Comme une envie de danser avec toi...
Yo no bailo la cumbia, abandono el suelo, y me entrego al aire que vas dejando, yo me convierto en tu deseo. Yo no rompí el cristal, fue la luna roja, la loba en celo, fueron tus dedos que me tocaron y se volvieron. Viene de ti, viene de mi, viene del...
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3 - Caresses picturales
Auguste RODIN Peinture à l ’ huile pour tendre nubile Peinture à l ’ eau pour ce joli morceau Une aquarelle par la plus belle De sa palette naît une fête De Rubens à Dali, de Cézanne à Manet Les côtoyer un jour, bien sur tu en rêvais Tu as trouvé ton...
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5 - La Blessure
Elle saignera cette blessure, Elle saignera. Sur le papier. Les mots sont là. Les mots sont nus. Ils n'épargnent que le silence. Rien de naît de la feuille Sans relief ni ombre. Je voudrai y sculpter Tes lumières et tes âpretés, Tes montagnes magiciennes,...
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10 - Souffle...
Souffle sur moi Caresse mon cou de cet air doux Souffle sur moi Chante tes murmures à mes joues Souffle sur moi Fais voler mes cheveux fous Souffle sur moi Je tremblerai de partout Souffle sur moi Répands ton désir de voyou Souffle sur moi Réchauffe mon...
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69 - La Fleur solaire
Et pourtant, Le ciel était bleu sur ta peau d’argent. Entre nous, La fleur solaire grandissait souvent. Et pourtant, Mon cœur trop amer devenait géant. Entre nous, Ta voix enfumée s’inclinait doucement. Et pourtant, Un jour de misère, un jour désolant...
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172 - Les Lits
Non, Il ne grince plus ce lit gribouillé d’amertume. Grisé de rouille grave, il se tait sous la lune. Et repose plein de chairs aujourd’hui mortifiées. Ses draps remplis d’années rampent sur moi fanés, Et je suis devenue sa momie oubliée. Mes blessures...
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175 - A Chronos
Bonjour à mon visage ! La lumière y sonne comme première d’un monde. Elle y est le nid de mes étoiles qui multiplient mon rêve. Mon paysage démode les nuages, se rie des ciels plombés, des platitudes fades des embourgeoisements. Reliefs. Mon teint vit...
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192 - La Grasse matinée*
Matin macroscopique : d’authentiques lueurs outragent les heures bénéfiques, aiguillent la grasse matinée, le réveil lipidique, les langueurs italiques, et tentent des percées tac-tic. Mais rester dans le brassier. Y aimer le sommeil. Se rassasier de...
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226 - Allégorie (2)
-o- Dans les plis de son ventre s’obstine son l’appel Mais sa chair désolée n’est remplie que de fiel. Ses mains osseuses et torses vainement ne retiennent Plus l’age regretté où jeune elle était sienne. Et ses ongles griffus laqués de leur vengeance...
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234 - Ton Nom...lentement
J’ai donné ton nom à la mer, la sudiste exaltée, barbare et safranée, la mélodieuse enfant des Afrique torturées. J’ai donné ton nom à la mer, ce Véronèse oubli vers l’étrange Amérique, enfoui dans les coquilles, lamelliques… J’ai donné ton nom à la mer,...
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263 - Je suis la FEMME
Je suis la femme SOURCE où tu puisses ta vie. Je suis la femme SOURCE où tu bois l’eau fraîche des désirs fous. Je suis la femme CHEMIN où tes pas s’évadent loin des blessures muettes. Je suis la femme CHEMIN où tu vagabondes de rêverie en palpable. Je...
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282 - Mon Précieux
-o- Cheveux d'argent, Porcelaine des dents, Nacre d'oreille, Joue de vermeil, Marbre de main, Ventre de satin, Ongles d'ivoire, Langue de moire, Miel de voix, Peau de soie, Oeil d'ébène Saphir de veine, Mots de velours, Lèvres petits-fours, Bouche grenat,...
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291 - La P(l)age blanche*
Hier, au creux du jour, La caresse m’a surprise. Un moment d’abandon, Ou de vraie existence ? Quand j’y pense, Je me dis simplement « c’était bon ». Car dans ma jouissance C’est ton corps en partance Que je retenais là Sur cette plage blanche Et sous...
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311 - Aux quatre coins. Délit.*
La CHAIR aime à se souvenir De l’heure délicieuse Des tendres enlacements, Des liesses dérobées, Des instants délictueux, Des membres pris au lasso, Lascivement, Aux quatre coins des lits. Au cœur du délit Des pleins et des déliés De ses furieux galops,...
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312 - Poème culotté*
Quand l’élastique de ta culotte, Biquette, claque près de ma bite, je me dis, « mec, t’es pas en stuc », et je sors mon stock de breloques pour t’faire la nique. « Chic » m’dit la fillette et saute sur mon truc : mon Dieu, c’est pas du toc ! Quand tu...
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314 - A....(c)...couchement blanc
Blanche, ta lèvre est blanche. De chantilly mousseuse ? De neige duveteuse ? Laisse-moi ! Je veux y goûter ! Laisse-moi ! Je veux la lécher ! Trois heures sonnent au clocher. Pourquoi donc à cette heure t’es-tu donc levé ? Ton corps caravagesque habillé...
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352 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (3)*
Chapitre 3 : La culpabilité Elle n’avait pas honte de ses caresses solitaires. Elle s’y livrait souvent mais toujours, toujours en allant vers lui. Elle n’y arrivait pas quand il n’encombrait pas son esprit. Il en était le moteur. Il le devait. Elle se...
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353 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (4)*
Chapitre 4 : Le maître supérieur A. prenait du plaisir à l’écouter l’attendre, gardant les yeux clos, aux aguets. Ils auraient presque pu s’endormir ainsi. Elle perçu à peine le tremblement minuscule de son sexe contre ses fesses. Cela relevait de la...
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327 - Rêve et réalité*
Il est des nuits brûlantes où mon cœur en liesse Conduit mon corps béant au comble des ivresses. Mes yeux anéantis, du jour délivrés, Mon rêve ne retient plus que mes libres pensées. Je vagabonde lascive sous ton œil effronté Et laisse toujours tes mains...
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131 - Les Tournesols hurlants
La route se défile : Argentique homicide d’un été finissant, Argenté tatouage, mercuriel ruban, Roue narcotique de l’amour réticent. L’iris desséché tombe sur le volant, Griffé aux bruns pétales des tournesols hurlants Recroquevillés, perdant Leurs ors...
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