Top articles
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1690 - Blancheur entre blancheur
Une amande effilée glisse entre deux seins. Blancheur entre blancheur. Onde d’un arc invisible. Une biffure lumineuse strie le corps sacré. Un fil de soie. Seul parviendrait à fixer la lumière. D’un simple rai. Minuscules des perles lactées roulent. Goutte...
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1834 - UN GLORIA HUMIDE
J’ai cru être un baiser. Oh ! pas un baiser convenu, de cérémonie, de politesse, de pingouins, de pintades. Ceux-ci tuent. Non, un baiser installé, chanté plein. Un bijou matelassé, chaud, un Gloria humide. J’ai dû être un baiser. Car tu chantais toi...
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1789 - Retrouver le geste
Le ciel prussien oubliait son sommeil Là où la peau séduit le parfum, Là où l’appeau s’enduit de sa faim. Mes yeux écoutaient battre tes silences aspirés. Mes mains palpitaient, ailées par le désir. Je pensais à ton rêve, soudain Et je le partageais....
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1571 - Je n'y étais pas
Il n’y a pas de ruines. Il n’y a pas d’argile, pas de pierres, pas de quoi prouver qu’on a construit là. Il n’y a rien. Même pas un mur autour. Aucune zone, aucune limite, aucun dessin sur aucune carte. Cela n’a pas existé. Ou alors cela a disparu. Totalement....
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1530 - Cannibales
« Nous sommes tous des cannibales » Claude Levi-Strauss ( in La Repubblica, 1933) Avec : Couverts pour un dîner cannibale – Claude et François-Xavier LALANNE (Ces couverts ont été créés par les deux sculpteurs pour servir lors d’un simulacre de dîner...
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1443 - Shamisen*
- « Où sont les trois cordes parfumées » chante la petite étoile au fabriquant de rêves ?.... « Je ne sais comment descendre jusqu’à toi et mon chat à froid » Mais le matin est déjà là et la musique se tait. Texte inspiré par ma découverte du Shamisen...
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1414 - Les Fruits écrasés
Je t’ai regardé longtemps. J’aurais pu croire que tu dormais. De ta bouche j’entendais se sauver doucement le souffle tiède d’une perte. Sur la peau trop lisse de tes mains, si lisse d’avoir trop pensé, rien ne pouvait s’accrocher. Il fallait immédiatement...
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1335 - La Perfection
La perfection est effrayante. Elle est la ruine du sensible. Elle suit le modèle, se love dans le moule, s’y complet, y assure ses bases, ses flancs, s’y rassure comme dans l’armure, mais, ignore la volupté de l’être qui ne siège que dans le défaut, l’aspérité,...
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1262 - L'Heure au noir*
L’heure est au noir. Elle a pris forme au fond du ventre. Elle est à nous, gonflée de nos projections, de nos ivresses trop souvent raisonnées. Elle attend sagement, docilement la caresse à moins qu’elle ne la devance de sa bouche de coloquinte sanglante....
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1256 - La Pensée démente
En réponse à une consigne de Juliette sur Papier Libre : « Des pas dans le sable… » Je ne suis pas parfaite. Je n’occulterai pas : Je ne sais pas marcher. Je ne tiens pas debout. Tout vacille alentour et la terre s’emporte. Je m’accroche et pourtant Je...
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1244 - Le Doute du miroir
“Les naïfs pensent que les miroirs servent à se reconnaître (c’est vraiment moi) et au contrôle (ma cravate est bien droite). En fait ils servent surtout à épier ce que l’on ne devrait pas voir. S’ils servent à reconnaître, ils sont toujours traumatisants...
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1170 - Intérieur nuit (Le rêve)
C’est tout grand. C’est tout blanc. Je n’avais pas prévu ça. Je pensais plus intime et peut être rouge ou orange. Enfin, chaud. Mais il parait que le blanc ça fait chic. Moi je trouve que ça éteint. Comme une page devant laquelle on bloque parce que la...
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891 - Près
Rien n'est jamais passé aussi près de moi que toi. Même le soleil. Même le temps. Ma joue s'est subitement colorée De la poudre de ton cœur. Absorbée. Mes boucles frémissent encore De ton souffle marin. Mes yeux suivent ton combat Ton échappement. Tu...
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858 - Elle s'habille de noir
Elle s'habille de noir. Le noir est une couleur. Mille couleurs. A commencer par celles des tombeaux et des ventres. Celles des profondeurs, des abysses, des trous, des écroulements, des écoulements, des chaos. Celles des cendres mouillées par les larmes,...
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837 - Mais....*
Un pinceau dégouttant L'encre noire, Crachat de vie Entre ses cils, Une nuit, L'unique nuit, Criant son heure Blessée par l'arc du soleil, Quelques bons sentiments dégoulinant Sur ces robes du soir, Et ne désaltérant que les aveugles, Une étrange mer...
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818 - La Chambre perdue
En réponse à la dernière consigne de Juliette sur Papier Libre ...je vous reçois dans .... Ma Chambre... J'ai toujours voulu que ma chambre soit avant tout un lieu agréable, celui de mon corps se détendant, et celui de mon esprit se cultivant. Ce sont...
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785 - Barbouillage
De désir rémanent Mon cœur se carmine D'une béance d'où sourd Ton ombre purpurine. Un pas après un autre Et de peur en peau Je me pose en apôtre De tes chairs, de tes os. Et me voilà nageant Pleinement vers la tension Rêvant de grands élans, De profondes...
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588 - Des Figues
Si tu veux Nous irons ensemble Tous les deux Vers le vieux figuier. Il aura Des fruits noirs qui tremblent Sous le vent Qui vient d’Orvilliers. Tu iras L’âme renversée Sur ta vie Et je te suivrais. Le ciel bas Tiendra nos pensées Par la lie D’un malheur...
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358 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (8)*
Chapitre 8 : Le goût Les yeux de A. plongèrent en M. jusqu’à son cœur. Il s’accroupit à ses pieds prenant soin d’écarter les derniers débris de verre et posa ses lèvres sur la petite plaie qui suintait. Il avait les yeux fermés et son visage incliné sur...
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605 - Invagination
Le flou fiance les couleurs. La caresse de l’ivoire noir poudroie sur l’iris, comme un crêpe. L’éteignoir s’incline sur la guerre. On perçoit à peine un froufroutement, celui d’un jupon, d’un volant, guère plus. Puis le silence soudain, aimant, aimé,...
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556 - Mûrissement du jour*
La nuit nous respire encore. Le lit tiède remue, un peu, imperceptiblement. Les yeux toujours fermés, je trouve enfin la bouche qui appelle le bonjour. La lèvre d’abord molle, se gonfle et gagne en fermeté. Elle cherchait, elle aussi. Nous trouvons. Premier...
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498 - La Rive
Tu marches. Arpenteur. Tu marches dans la forêt. Elle te gagne. Elle t’a gagné. Ses chemins te guident. Ils sont tes traces, ta voie. Ton lacis amoureux. Ton all-over. Des arbres morts jalonnent tes nuits sans fin. Un craquement plus sec, plus nerveux...
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463 - Pourquoi je me demande pourquoi ?
Je me suis goinfrée. J’ai tout fini, les gâteaux, les verres et même mes larmes. Mon ventre et ma tête étaient pourtant vides. Je n’arrivais même plus à parler. Il était tard. Minuit était largement passé dans mes cheveux emmêlés. Elle est venue, nue...
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2 - Jeux de mains
Ma main se tend, vers la tienne. Elle s’y love, s’y enferme, coquillage de doigts. Ma main vit dans la tienne, dans les tiennes, oiseau recueilli que tu réchauffes de ton souffle. Ma main se noue à la tienne, tissage de phalanges, nœuds vaudou. A la mort....
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141 - A moi !*
Mon sexe nu. Mon sexe rose. Mon sexe de petite fille. Mon sexe doux. Mon roudoudou. Mon sexe fruit, drupe, prune, letchi. Mon marshmallow. Mon caramel au lait. Mon sexe acidulé. Mon sexe lisse, gonflé. vivant et bedonnant. Mon sexe Là. Mon sexe sous mes...
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