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96 - Amis

Publié le par Arthémisia

 Certaines personnes sont adorables  

 

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95 - Le Non oubli

Publié le par Arthémisia

 

Il ne faut pas que j’oublie ces blondeurs de lagune, ses savanes sauvages où dorment des buffles fiers, des lions, une antilope.
Il ne faut pas que j’oublie ces galets frais et lisses, s’échappant de la main, runes prédicatrices d’un avenir gourmand sur lesquelles mes doigts composent mille et un tours de passe-passe intimes.
Il ne faut pas que j’oublie cette odeur forestière, proche de l’arôme si voluptueux se dégageant du crayon neuf et qui nous incite à le mâchonner.
Il ne faut pas que j’oublie qu’au centre de cette enveloppe tendre gît un sillon nourricier, la source d’un humus, la clandestine vie, la nourriture surgissant des profondeurs minérales, telluriques, géologiques et chtoniennes de ton ventre.
Il ne faut pas que j’oublie ce que c’est qu’un homme…
 
Merci à Georges de me permettre l'utilisation de ce gif viril.

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94 - L'Erotisme

Publié le par Arthémisia

 

 
De l’érotisme, il est possible de dire qu’il est l’approbation de la vie jusque dans la mort.
 
Georges BATAILLE – L’Erotisme
 
Avec :  Johan MOREELSE
Marie Madeleine pénitante 

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93 - Régénération

Publié le par Arthémisia



Comme tout ce qui est vivant et tout ce qui est humain, l’Amour est soumis au deuxième principe de la thermodynamique qui est le principe de dégradation et de désintégration universel. Mais les êtres vivants vivent de leur propre désintégration en la combattant par la régénération.
…/…
Le sublime est toujours dans l’état naissant de l’enamourement. L’amour, c’est la régénération permanente de l’Amour naissant. Tout ce qui s’installe dans la vie commence à subir des forces de désintégration ou d’affadissement. Le problème de l’attachement dans l’Amour est souvent tragique,car l’attachement s’approfondit souvent au détriment du désir.
…/…
On peut se demander si le long attachement du couple qui le consolide, qui l’enracine, qui crée une affection profonde ne tend pas à détruire effectivement ce qu’avait apporté l’Amour à l’état naissant. Mais l’Amour est comme la vie, paradoxal, il peut y avoir des amours qui durent, de la même façon que la vie dure. On vit de mort, on meurt de vie. L’Amour devrait pouvoir, potentiellement, se régénérer, opérer en lui-même une dialogique entre la prose qui se répand dans la vie quotidienne et la poésie qui donne la sève à la vie quotidienne.
 
Edgar MORIN
Le Complexe d’Amour in Amour, poésie, sagesse. Edt Le Point
Avec :  Camille CLAUDEL - La Valse

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92 - Sous le fard.

Publié le par Arthémisia

Pourquoi aujourd'hui ai-je tant besoin d'être embrassée?

Mais non, personne aujourd'hui ne m'embrassera parce que je ne suis pas là. Je n'existe théoriquement plus ici et peut-être même plus ailleurs. Je ravale mon envie de baisers et toutes les autres avec et pars au boulot avec le sourire aux lèvres, le coeur joyeux et le corps en jouissance.

Vive la vie. Vive ma vie!

Je suis la reine du maquillage, de l'esbrouffe, du faire semblant.J'ai même mis une robe à fleurs.

Tout va très bien.Tout va très très bien...

T'inquiete pas.

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91 - Ca va me faire du bien...

Publié le par Arthémisia

MERDE !
Ne le prenez pas mal, c'est juste pour me défouler...

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90 - Chagall

Publié le par Arthémisia

L'Amour est la vraie couleur, la vraie matière de l'Art

Marc CHAGALL

Merci ThOMas de m'avoir fait connaître cette citation très adéquate aujourd'hui.

 

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89 - La Clef

Publié le par Arthémisia

Tiens, la voilà la clef de ce blog que tu méprises tant et pourtant sur lequel tu viens tous les jours espionner cette part de moi que tu ne comprends pas et qui te fait tant honte.
Je le ferme aujourd’hui et je t’en donne la clef. Tu pourras la mettre au fond d’un tiroir, tu sais celui où tu as oublié depuis si longtemps la femme qui vit avec toi.
Ici j’avais créé un espace d’existence – ô, je sais – tout à fait virtuel, dans lequel je pouvais trouver une sorte de reconnaissance, être moi, psychiquement et physiquement. Ici j’avais simplement essayé de vivre.
M’interroger sur la fiabilité des réponses que j’ai obtenues ici, des liens que j’ai créés ici, ceci n’est pas nécessaire. Ce lieu était un lieu d’échange (faux, vrai, quelle importance ?), un lieu de partage, un lieu dans lequel j’ai essayé de recréer une illusion de vie.
Ici je me suis sentie femme, rassurée (ça t’étonnera sûrement que j’emploie ce verbe…) sur mes capacités à plaire…ben oui, une femme à besoin de ça…Ici je m’étais donné le droit de passer du temps dans ma salle de bains à jouer à la fille, le droit de m’offrir des trucs de filles, tu sais, ces futilités ridicules qui font chauffer la carte bleue,  le droit de me regarder dans la glace sans y voir une pauvre cloche qui passe à côté de sa vie, le droit d’être autre chose qu’une épouse oubliée et une mère qui voit ses enfants grandir et s’éloigner d’elle. Ici je m’étais donné un espace de liberté, d’écriture, de plaisir aussi.
 
Je m’étais donné…Oui c’est cela, JE m’étais donné sans le demander à personne, j’ai volé ce lieu dans lequel j’ai écrit tant de pornographie (je reprends tes paroles) et de douleur aussi, faute de pouvoir la faire cette pornographie et la crier cette douleur parce que mes mots n’auraient de toutes façons trouvés aucun écho ailleurs quand bien même je les aurai hurlés.
 
Tu imagineras ce que tu voudras des relations que j’ai pu trouver et entretenir grâce à ce blog : pour toi, elles ne sont que superficielles, fausses, intéressées, vulgaires et chimériques. Pense ce que tu veux. Cette part de ma vie, jamais, jamais tu ne pourras me l’enlever.
Permets moi de dire merci à ces gens anonymes, qui eux aussi pourtant parfois n’allaient pas mieux que moi, mais qui un jour ont su me tendre la main, me faire sourire, rire, me faire croire qu’ils m’aimaient un peu, et peut-être m’aimaient vraiment pour certains. Désolée, je ne peux pas m’empêcher d’y croire…Je m'en fous si tu penses que je suis la reine des pommes!
 
J’ai une double vie : oui. Celle ci était la plus sensible, la plus mienne, celle dans laquelle je me suis totalement sentie en accord avec ce que je voudrais être. Mon autre vie, il faut que je la construise car au bout de tant d’années de vie commune, je m’aperçois qu’elle n’est même pas un champ de ruine (cela supposerait qu’il y ait eu quelque chose de construit avant) mais une plaine vide dans laquelle souffle un vent glacial, la seule chose qui caresse ma peau depuis si longtemps. Suis je si monstrueuse ?
 
Aujourd'hui j’ai peur.

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88 - Amour fou (2ème version...)

Publié le par Arthémisia

La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la
Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
La
Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
 
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
- CENT ! Cria la
Folie, je vais commencer à chercher...
La première à être trouvée fut la
Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la
Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.  
Et ainsi de suite, elle découvrit la
Joie, la Tristesse, la Timidité...
Quand ils furent de nouveau tous réunis, la Curiosité demanda
- Où est l
'Amour ?
Personne ne l'avait vu.
 
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.  
La
Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
L'Amour accepta les excuses.

Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.
                 
Je ne sais pas de qui c'est...

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87 - Amour fou

Publié le par Arthémisia



La mer en vous comme un cadeau
Et dans vos vagues enveloppée
Tandis que de vos doigts glacés
Vous m'inventez sur un seul mot
O Ma Frégate des hauts-fonds
Petite frangine du mal
Remettez-vous de la passion
Venez que je vous fasse mal
Je vous dirai des mots d'amour
Des mots de rien de tous les jours
Les mots du pire et du meilleur
Et puis des mots venus d'ailleurs
Je vous dirai que je t'aimais
Tu me diras que vous m'aimez
Vous me ferez ce que tu peux
Je vous dirai ce que tu veux
Je vous dirai ce que tu veux

Je vous aime d'amour

Si t'as seize ans et des poussières
A nous deux ça fait des années
Que je prépare ma galère
A te ramer à t'affoler
Voilà que tu cherches ton bien
Dans les vitrines de ma nuit
Achète-moi je ne vaux rien
Puisque l'amour n'a pas de prix
Comme une louve sous son loup
Quand je vous ferai des petits
Vous banderez vos yeux jaloux
Avec un loup de satin gris
Tout comme est gris le jour qui va
Petite sœur écoutez-moi
Comme un bateau entre mes doigts
Vous coulerez je vous le dois
Vous coulerez je vous le dois

Je vous aime d'amour

Si la mort avait ton regard
Je meurs ce soir sans regarder
Et te demanderai ma part
Au bord du vide et des baisers
L'amour ça ne meurt que la nuit
Alors habille-toi en moi
Avec un peu de rouge aussi
J'aurai ta mort entre mes bras
Lorsque vous me mettrez en croix
Dans votre forêt bien apprise
Et que je boirai tout en bas
La sève tant et tant promise
Je vous engouffrerai de sang
Pendant que vous serez charmée
Et je vous donnerai l'enfant
Que vous n'avez jamais été
Que vous n'avez jamais été

Je vous aime d'amour

Paroles de Léo FERRE-Musique Jean FERRAT

Illustration Marcel DUCHAMP - Etant donné...

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