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965 - Brêves de fin juin 2009

Publié le par Arthémisia


Mois de grave féminitude....

 

"Parfois, elle refuse tout. Elle se refuse tout."
@ Nora



"Part-on pour un café?..."

@ Catherine





...j'en oubliais la mise à jour du site de Cyr .... où vous pouvez me retrouver régulièrement.

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964 - Velours paternels

Publié le par Arthémisia

 

Comme suite au billet de la fête des pères et en réponse à la dernière consigne de Juliette sur Papier Libre. :
décrire un jardin d'enfance...

 






C'était un p'tit carré,

Tout au fond du jardin,

Pas très ensoleillé,

Le tuyau bien trop loin.

 

C'était un p'tit carré,

Tout au fond du jardin,

Où tes graines j'ai semées,

Alignements de gamin.

 

C'était un petit carré

Aux allées mal tracées

Barbie s'y promenait

Avec tous ses copains.

 

Là dans le petit carré

Les graines ont bien germé

Recouvrant de pensées

Les allées mal tracées...

 

....Loin du  petit carré

Barbie s'en est allé

Le temps de quelques sillons

Et de quelques années.

 

Et devant ce p'tit carré

Aujourd'hui, désarmée,

Me viennent quelques pensées

Doucement veloutées.

 

Copyright © Arthémisia - juin 2009


Avec 
: Les Survivantes - Copyright © Arthémisia - juin 2008

 

 

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963 - La Veut*

Publié le par Arthémisia

 


Je ne saurai  me lasser de ces baisers qui laissent des empreintes solaires dans vos coquelicots,


De mes dévorations d'images abandonnées à leur confusion cardinale,


De mes émerveillements à vos rubéfactions de comatule,


De mes cueillettes en votre incandescent milieu,


De mes morsures qui grignotent la paix de votre jardin rose,


De vos alcools crachés au flamboyant de votre buisson ardent,


De mes bains en vos eaux écarlates,


De mes franchissements de votre rubis con...

 

Copyright © Arthémisia -juin 2009


Avec
 : Mi-Mu (extrait)  - copyright @ Arthémisia - juin 2009

 

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962 - Allez par deux? ....

Publié le par Arthémisia

S'il n'en faut qu'une pour pleurer à ces mots, je suis celle-là....



 

"Voici mon bien-aimé qui vient !

Il escalade les montagnes,

il franchit les collines,

il accourt comme la gazelle,

comme le petit d'une biche.

 

Le voici qui se tient derrière notre mur ;

il regarde par la fenêtre,

il guette à travers le treillage.

Mon bien-aimé a parlé ;

il m'a dit :

« Lève-toi, mon amie,

viens, ma toute belle.

 

Car voici que l'hiver est passé,

la saison des pluies est finie,

elle s'en est allée.

Dans la campagne,

les fleurs apparaissent.

 

Le temps des chansons arrive.

Le roucoulement de la tourterelle

se fait entendre dans nos campagnes.

Le figuier forme ses premiers fruits,

la vigne en fleur exhale son parfum.

 

Lève-toi, mon amie,

viens, ma toute belle !

Ma colombe, blottie dans le rocher,

cachée dans la falaise,

montre-moi ton visage,

fais-moi entendre ta voix ;

car ta voix est douce,

et ton visage est beau. »

 

(Ct 2,8-14)


Avec : Emmanuel MANE - KATZ - Le Mariage - 1959

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961 - Faites des pères

Publié le par Arthémisia

 

http://3.bp.blogspot.com/_4r7sxqIlxT8/TFVdMT4OniI/AAAAAAAAD0M/JYGuVbfMNHo/s1600/anr1+vater+2007.jpg

 

"Un vrai homme est son propre père"

Jean ANOUILH
( La Foire d'empoigne)

 

Avec : Neo RAUCH - Vater (Père) - 2007

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960 - Pause

Publié le par Arthémisia



 

« La pause, elle aussi, fait partie de la musique. »


Stefan Zweig

La Confusion des sentiments.

 

Avec : Partition du Requiem de MOZART

et Le Lacrimosa dirigé par Leonard BERNSTEIN



J'écoute et je réécoute ce splendide lacrimosa et m'interroge toujours sur le silence qui envahit l'espace quand la dernière note s'est éteinte, ce silence qui résonne comme la durabilité de l'œuvre, sa rémanence, et comble jusqu'au plus petit coin de l'âme en se posant poudré et lourd sur ses reliefs.


Je lui trouve de fortes analogies avec le sentiment de l'adieu, ce phénomène de présence pérenne alors que la porte est refermée, que le souffle est retenu, rentré dans la gorge, le cœur freiné, le ventre retourné au ventre et que les yeux restent encore accrochés sur ce qui ne sera peut-être plus jamais.


Vivre n'est peut-être que finir?

Copyright © Arthémisia - juin 2009

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959 - L'extrémité de l'être.

Publié le par Arthémisia





 

Abandonnée à sa faim, la bouche  n'a rien reçue. Confiante, elle ne se hâtait pas. Elle laissait le temps.

Mais les voiles de la vérité sont de terribles linceuls dans  lesquels les corps qui meurent  perdent leurs espérances, lardées des sillons du quotidien.

La parole devient lourde, purée coincée au fond du ventre. Plus rien ne peut sortir. Blocus.


Alors quand la farouche lumière des derniers jours cherche le halo de paix, elle ne sait plus accueillir l'inconnu. Même les nécessités s'éteignent. On s'habitue à l'épaisseur du jour, à la croute des heures. Au tic-tac névrotique.

Alors on évite de penser, de se faire des images.


On ne renonce pas ; on est, différemment.


Il n'y a rien à regretter. Tout était prévisible : la fin est dans la lignée de la route. Seule.


On le savait.


Copyright © Arthémisia - juin 2009

Avec : Richard Long - Walking a line in Peru - 1972

 

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958 - Comme une envie de caresses...

Publié le par Arthémisia


 

Peut-être faudrait-il laisser tomber les ombres, surtout les vertes ? Ca fatigue.

Peut-être faudrait-il  cesser de vouloir du volume, de creuser, de curer, d'enlever, de vider, de sculpter ?


Dans l'ombre, au fond des cavités, la lie, l'ignoble, couve, fatalement.

C'est dans les trous que s'incrustent la poussière, et  le temps, son ami noir.

 

Ne peut-on vraiment pas se contenter de  travailler au trait, d'inciser, de graver, au pire de couteler?


D'écrire ?

Ou même de toucher encore plus  légèrement : de calligraphier ?  De peindre ?

 

De caresser ?....

 

Copyright © Arthémisia- juin 2009

Avec : Christian DOTREMONT - Logogramme.(extrait)

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957 - La Route des oyats*

Publié le par Arthémisia

 


Ciel moite. Chaleur de Prusse.


Je vais dans le matin adouci par ton souffle.


Les cendres de cette nuit se collent au plafond.


Me viennent des mots tendres, indicibles, de ceux qui s'écrivent à l'intérieur des paupières. Ou des cuisses.


J'entrevois ton ventre, dunaire, y respire le début d'un été. Ma main flirte dans ses oyats.

Ma pensée suit ta route.


Au loin, ton cœur hache la nuit. Il veut me dire bonjour.

Ton sexe le devance.


J'habite une catastrophe, tirée vers ton divin.

 


Copyright © Arthémisia - juin 2009

 

Avec : Reproduction de Shunga N° 7 - Ike No Taiga

 

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956 - Les Cigales (3)

Publié le par Arthémisia


Elles ne sont pas en retard!
(Celles de 2008 et de 2006  sont   et ...)


Avec : Georges MOREAU de Tours - La Cigale ou la Mandolinata

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