Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

522 - Brèves de novembre 2007

Publié le par Arthémisia

 The is the end…du mois seulement.
 
Alors puisque vous l’attendez tous, voilà, non pas la paye, mais la liste de mes haïkus  - je précise toujours, mal nommés -  qui sont simplement quelques mots tendres et doux ou plus rageurs parfois, et qui ont suscité chez moi des réactions plus exacerbées que d’autres.
Merci à leurs auteurs et à tous mes fidèles lecteurs.
Vous êtes. Je suis.
 
  
"...tout est là propice au mouvement, au plaisir, et pourtant
aucun soupir…"
@ Volti
 
"La présence est rare"
@ Anonyme
  
"Âmour"
@ joruri
 
"...le livre s'ouvre à chaque page d'éternité..."
@ Anonyme
 
"...Un homme perverti en vaut deux..."
@ JC
 
La beauté ?
- " La beauté sera convulsive ou ne sera pas. " (Breton)
- Pardon ?
- " La beauté sauvera le monde. " (Dostoïevski)
- Mais vous délirez ?
- " Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée. "  (Rimbaud)
 
 
 
"L'amour ressemble fort à la littérature, dans la mesure où l'essentiel est sous la couverture..."
@
Laurent Morancé
 
 
Et je vous invite comme d'habitude à me retrouver dès demain chez Cyr qui en décembre publie des mises à jour de son site de littérature érotique, sur le thème de l'apparat, de ce qui cache ou embellit : bijoux, parfum, lingerie...

Voir les commentaires

521 - Rêves sauvages

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
Always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams.
 
Gardez toujours à l'esprit que la vie est une grande chose, que toute chose pénible a son côté positif, ne soyez pas englués dans la réalité de chaque jour, autorisez vous à rêver, à avoir la foi en vos rêves les plus sauvages. (traduction Arthémisia)
 
...petite pensée relevée sur le sublime CD d'Aaron Artificial Animals Riding On Neverland dont voici la célèbre Lili, extrait de la bande son du non moins sensible film Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret.
 

Voir les commentaires

520 - Ô!...les mains.

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
Ô! Petites mers des mains si infiniment vastes!
Je  m'abreuve à vos rives et suis de l'éperon de ma langue les lignes brunes de votre cœur ouvert.
Ô ! Petits âtres des mains si infiniment chaudes !
Je brûle sous vos braises et me chauffe les chairs à vos charbons rougis.
Ô ! Petits satins des mains si infiniment doux !
Je me frotte à vos fibres et mouille de vos espoirs lissants.
Ô ! Petits branches des mains si infiniment curieuses !
Je m’ouvre à vos ramures et deviens le Printemps.
 
Copyright © Arthémisia - novembre 2007
 
Illustration : Main rupestre de la grotte de Cosquer 

Voir les commentaires

519 - Faire Part de naissance

Publié le par Arthémisia

 
Dépèche spéciale.
Dimanche 25 novembre 2007
 
J'ai l’immense joie de vous annoncer la naissance de mon frère…
J.C.,
qui n’est pas venu les mains vides…
Vous qui êtes curieux de connaître le cadeau qu'il m'a apporté, allez ...
 
 

Voir les commentaires

518 - Le Désamour

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Quels malheurs, quels désespoirs, quelles épreuves ont améné cette femme, cet homme peint par Edgar DEGAS à une telle déchéance?
C'était la nouvelle gageure proposée par Juliette sur papier libre.
Cela nous donne une scène de ménage...
 
 

- Ben oui, j’ai posé pour Degas !

Il faut bien qu’on finisse le mois.

Tu passes ton temps au café

Mais l’argent y’faut bien l’faire rentrer.

T’as plus boulot, t’en cherches même pas.

 
 

 

- Arrête ! Arrête ! Bosser, pourquoi ?
 Pour toi ? T’as vue ta tête ?

Ce que t’as l’air bête.

En plus, sous c’galurin, il y a du vent

D’ailleurs j’me d’mande souvent

Qu’est ce que j’ai pu t’trouver ?

 

- C’que t’as trouvé

C’était mon pognon

Et maintenant qu’on’a plus un rond

Tu  t’débines

Chez les frangines !

Mais je t’ai à l’œil ;

Toutes ces grognasses, fais en ton deuil.

 

- Fiche moi la paix !

T’es fagotée

Comme l’as de pique :

Vivre avec toi c’est héroïque.

Avec tes seins qui dégringolent

S’en est fini d’la gaudriole.

 

Si au moins t’avais un sourire

De temps en temps au lieu d’gémir

Sur les fins d’mois

Qu’en finissent pas.

Mais non…

 

- Ah ! Ce que t’es con !...

Sglurp !...hum c’est bon.

 

Copyright © Arthémisia - novembre 2007
 
Illustration : Edgar DEGAS - l'Absinthe

Voir les commentaires

517 - Pour vous tous....

Publié le par Arthémisia

 
 
qui naîtra sous vos clics...
 

Voir les commentaires

516 - L'Ombre

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
De l’ombre, serrée fort, naquirent le cri et la lumière.
 
Elle était de vents bruns, d’airs bourbeux, embrumés d’aquosité secrète.
Elle était d’écume Véronèse, peuplée d’éclats miroitants.
Elle était de nuits, d’heures longues et muettes, de syllabes non dites intranquillement enfouies au creux du ventre.
Elle était la parole silencieuse du jour s’accumulant, et celle de la grenade béante jouissant de tous ses grains sous un soleil hurlant.
Elle était hors des jugements, loin des facilités gratuites du dire trop pressé et des regards pesants.
Elle était là, cognant contre ses portes tel le bélier en rut, elle était là sauvage et crue.
 
Elle la reçut de toute sa chair, et toute la puissance de la Terre entra en elle en un fracas énorme, ruisselant et rouge.
 
L’ombre devint ce jour-là, sa seule nourriture.
 
Copyright © Arthémisia - Novembre 2007
 
Illustration : Odilon REDON - Les Ténèbres

Voir les commentaires

515 - Retrouvance*

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
Je me prends à rêver
Nageant dans tes eaux neuves,
L’âme en retournement,
Plongeant encore au puits
De ta bouche,
 
Engloutissant tes mots
Au rivage des naissances,
Telle l’affamée
Après le jeun infect des blancs oublis.
 
Le flux est salvateur.
Ta prière m’habite
 Et je deviens curieuse
Tel le serpent liquide,
Allant s’insinuant
De creux en creux
Au cœur de ton élan.
 
Je jardine dans l’onde.
Tes mots sont mes sillons.
Semer, semer, dessus, dessous,
Des tonnerres orangés !
Semer, semer, dessus, dessous,
Des tonnerres orangés !
Et revenir, trempée
Au sortir de l’ondée,
Entre tes transparences
Allumer mes clartés.
 
Dis, chante, et hurle
L’anthurium géant qui jaillit de ton ventre !
Dis le volubilis, et le pampre d’argent !
Dis la terre bourbeuse,
Les sables, les galets,
Les secrets réécrits en petits cailloux ronds
Et le bleu de tes yeux
Insurgés du néant.
 
Dis moi et parle encore.
Je vogue en ta parole.
Je ne t’écoute plus
Mais toujours je t’entends,
Dis moi les mots, l’Amour
Dis moi l’effarement
Et surtout n’oublie pas 
Ta fière retrouvance.
 
Copyright © Arthémisia - novembre 2007
 
 
 
Avec : Didier STEPHANT - Bloc - Huile sur médium et bois
photo Copyright © Arthémisia

Voir les commentaires

514 - Arrêt de mort

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
« Tout cela n’est pas grand chose, toute la peinture, sculpture, écriture, ou plutôt littérature. Tout cela à sa place et pas plus.
Les essais c’est tout.
Ma merveille ! »
Autographe d’Alberto GIACOMETTI sur une page du roman de Françoise SAGAN, La Chamade.
 
 .../...
 
« Tant qu’un être inventé ne nous importe pas autant que nous-mêmes, il n’est rien. »
Marguerite YOURCENAR – Note de l’auteur – L’Oeuvre au noir
  
Un ami me disait récemment :
 
 - « Je ne comprends pas pourquoi tu n’écris pas un roman, avec plusieurs personnages, une histoire… Tu en serais capable !»
 
 Hormis le fait que je ne m’en sente pas capable par rapport à la somme de travail que cela représente, j’essaie de lui faire comprendre que, pour l’instant, cela n’est pas mon but, que ma finalité réside dans une quête, pas dans des mots gravés sur du papier qui ne sont que de simples vecteurs de quelque chose de plus profond, de plus authentique.
 
Ce qu’il me suggère, actuellement, serait mon arrêt de mort.
 
Copyright © Arthémisia – novembre 2007
 
 
Illustration  : Carnet de notes personnel 
 

Voir les commentaires

513 - Les Yeux du livre

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
La nuit s’agrandissait, en tous sens, tissant, éteinte et religieuse, son voile de Prusse.
 
Le lit s’en trouvait écrasé, tout empli des lâchetés et des abandons pauvres, des renoncements mous parce que les années. Le lit frisait la mort, celle de la demie vie, celle des bras ballants, des yeux baissés, des couleurs pâlies et sans force, des nuances acceptées par habitude.
 
Le livre ouvrait sa peau, grouillant de pensées vives. On y dansait.
Entres ses pages, je ne saurai dire lesquelles précisément, naquit l’asile, l’encre incommensurable échappée de ses yeux, dans une fluidité qui ne ment pas.
 
J’y ai trouvé ma foi.
 
 
Copyright © Arthémisia – novembre 2007
 
 
Avec : Francis PICABIA - L'oeil Cacodylate - 1921

Voir les commentaires

1 2 3 > >>