Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

1422 - Brèves de fin avril 2011

Publié le par Arthémisia

Dessous,... au fond,... dessus... Le chemin?

 

 

"Si tu hésites
Soulève la pierre
Là est le chemin"
@ Rechab

  qui cite J- Cl COIFFARD

in Anthologie du HAIKU en France 

sous la direction de Jean ANTONINI - Edt Aléas - juin 2003


 

"Le livre est ouvert....ses mondes sont nos puits."
@ Suzâme

 



"Je suis un artisan qui n´a que son amour."
@ Thomas

 


 

"L’espace et le temps se turent. Depuis se sont deux routes parallèles qui convergent vers l’éternité dans le silence et l’absence."
@ Gentle 13

Voir les commentaires

1421 - La Pluie étrangère*

Publié le par Arthémisia

 

http://www.ameg.nl/files/penone.jpg

 

Mais je ne suis d’aucun pays.

Le local ankylose. Surtout là-bas ; on s’en fait des fiertés dont j’aurai parfois honte.

Mon seul lieu, ma promenade, s’intériorise.

Je ne marche vraiment qu’en moi-même.

Mais un moi c’est petit ; je me cogne à mes murs, me râpe, m’écorche.

Je marche en moi,  sur soi. Je me piétine, m’écrase, me perd.

Pour mieux me retrouver. Me prouver.

Trouver la caresse intérieure, mystérieuse,  celle qu’aucune géographie externe n’a jamais su donner.

 

Je deviens arbre, un arbre qui pousse en moi-même, vers mon cœur, et qui cherche sa sève, un arbre de cobalt phosphorescent. De ce bleu impossible.


Et je crois au printemps, à un printemps surpris dans son vide vert, par une pluie étrangère au goût sucré de pomme.


Nous sommes le vingt cinq avril deux mille onze.

 

© Arthémisia – 04/2011

 


http://lesmythologies.files.wordpress.com/2010/11/alexandre-jacques-chantron-danae-1891.jpg

 

 

 

Avec : La Porte de l’arbre - Guiseppe PENONE -1993/95

et

          Danaé et la pluie d’or – Alexandre Jacques CHANTRON -1891 …pour nous changer de celle de KLIMT( !) 


Voir les commentaires

1420 - Notre père

Publié le par Arthémisia

 

http://www.mchampetier.com/sitephp/images/9b_Van_Velde_juil071.jpg

 

 

Le pinceau ne tue pas. Il ouvre.

Il ouvre quelque chose qui ne se voit pas.

Il ouvre quelque chose au delà, de l’au-delà, du temps et de l’espace.

Au delà de la révolte. Un calme peut-être ?

Il ouvre le sans nom.

 

Il apprend à se méfier des mirages, des trop dits ou des mal entendus.

Il fait la chose solide.

Il fait qu’après lui on pourrait ne plus voir.

Il dépose.

Il nous dépose, en plein milieu du champ, de notre place.

Il nous statufie dans nos multiples faces, dans notre jour, sous notre soleil, notre ombre et dans notre sang.

Il nous fait naître, nets dans nos couleurs, en écho de nos manques, de nos morts.

Il est le père.

 

© Arthémisia – 04/11

 

 

Avec : L’Envers – Bram Van VELDE – Lithographie – 18x 24.4 cm

 

 

Voir les commentaires

1419 - Un p'tit animal*

Publié le par Arthémisia


http://t.p.e.cowblog.fr/images/PlaneCrazy1Mickey.jpg


Sur l'air de "Ah vous dirais-je Maman"....


Ah! vous dirai-je Maman
A quoi nous passons le temps
Avec mon cousin Eugène
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
Auquel nous jouons tous les deux.
Il m'emmène dans le bois
Et me dit: "Déshabille-toi!"
Quand je suis nue toute entière
Il me fait coucher par terre
Et de peur que je n'aie froid
Il vient se coucher sur moi
Puis il me dit d'un ton doux:
"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire
Il embrasse ma tirelire
Oh vous conviendrez, Maman,
Qu'il a des idées, vraiment !.
Puis il sort, je ne sais d'où,
Un p’tit animal très doux
Une espèce de rat sans pattes
Qu'il me donne et que je flatte
Oh le joli petit rat
D'ailleurs il vous l’ montrera.
Et c'est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu'il a trouvée, le farceur,
Où vous situez mon honneur!
Mais ce petit rat curieux
Très souvent devient furieux
Voilà qu'il sort et qu'il rentre
Et qu'il me court dans le ventre
Mon cousin a bien du mal
A calmer son animal
Complètement essoufflé
Il essaye de le rattraper
Moi je ris à perdre haleine
Devant les efforts d'Eugène
Si vous étiez là Maman
Vous ririez pareillement
Au bout de quelques instants
Le p'tit rat sort en pleurant
Alors Eugène qui tremblote
Le r’met dans sa redingote
Et puis tous deux nous rentrons
Sagement à la maison
Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux
Demain soir sur la carpette 
Il doit m'apprendre la levrette
Si vraiment c'est amusant
J’vous l'apprendrai en rentrant
Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps
Vous voyez je suis très sage
Je fuis tous les bavardages
Et j'écoute vos leçons
Je ne parle pas aux garçons!

 

 

   Chantée par Colette RENARD

 


Avec : un p'tit animal que tout le monde connait!

Voir les commentaires

1418 - L'Ami

Publié le par Arthémisia

 

http://images.artnet.com/artwork_images/425931314/464743.jpg

 

Ta présence me rassure.
Tu me ne suis pas à l'aveuglette.
Tu n'as pas la foi du charbonnier.
Tu ne te fies pas bêtement à moi.
Tu recueilles, tu accueilles, tu cueilles. Et tu manges, de ton oeil le plus affûté, le plus vigilent, le plus attentif.

Ta présence me rassure.
Tu sais dire non, aussi fort que oui, et oui plus fort que non.
Tu sais écouter et tu cherches mes mots.
Tu n'es jamais fermé mais parfois je commence à deviner qu'il faut frapper à ta porte avant d'entrer.
Tu ne pleures pas avec moi : tu me tends la main.
Tu ris quand je souris. Tu offres ta force.

Je me tais parce que j'allais encore dire M.....!

©  Arthémisia - 04/11

 

 

Avec : Les Deux amis - Léonard Tsuguharu FOUGITA  - fusain et crayon de couleur - 40x47

Voir les commentaires

1417 - Au Jardin fou*

Publié le par Arthémisia

 

mitchell.bmp-7.jpg



Dans la petite maison rose

Aux volets clos, au jardin fou

En besoin de consolation

Donne-moi vite rendez-vous

 

Je chavirerai au naufrage

Des verdeurs de tes atouts

Et m’égarer dans le feuillage

Des pampres de ton vin doux

 

 

Car je préfère et de beaucoup

Aux baisers blonds de mes amantes

Les herbes folles de tes sentes

Et ta langue entre mes genoux.

 

 

© Arthémisia – 04/11

 

Avec : Garden Party – Joan MITCHELL – Huile sur toile – 161.29 x 128.9

 

 

Voir les commentaires

1416 - Le Nouveau sillon*

Publié le par Arthémisia

 

CLAUZEL-Jacques.jpg

 

 

 

 

L’abandon, la moiteur, la lourdeur, à ton réveil, avaient tracé sur ta joue de sommeil, un nouveau sillon.

Ebouriffé de lune, tu l’ignoras jusqu’à ce que ma langue, mise à l’épreuve du soleil naissant,  suive son tracé,  cette empreinte de ta nuit jusqu’à ta bouche.

Son goût était celui de la terre, et des herbes. Il en poussait quelques unes d’ailleurs, petites et drues. Comme un printemps.

 

Mais ta bouche, elle, avait encore le goût de moi.

 

© Arthémisia – 04/2011

 

Avec : œuvre de Jacques CLAUZEL – Villa Tamaris Pacha - La Seyne s/mer

Photo © Arthémisia

Voir les commentaires

1415 - Les Nouveaux saints

Publié le par Arthémisia

 

IMGP5651

 

Quand la ville d’or

Tu peux voir certains soirs

Sur les lignes sombres des toits

Une sorcière en amande

Prier de nouveaux saints

 

© Arthémisia - 04/11

 

Avec : La Ville d’or © Arthémisia

Voir les commentaires

1414 - Les Fruits écrasés

Publié le par Arthémisia

 

http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/beert/naturemorteauxfruits.jpg

 

Je t’ai regardé longtemps. J’aurais pu croire que tu dormais.

 

De ta bouche j’entendais se sauver doucement le souffle tiède d’une perte.

 

Sur la peau trop lisse de tes mains, si lisse d’avoir trop pensé, rien ne pouvait s’accrocher. Il fallait immédiatement tout manger, tout avaler. Car c’est là, à l’intérieur, que sont tes mémoires.

 

Derrière tes yeux clos, je sais aujourd’hui les fruits écrasés de nos envies.

 

© Arthémisia – 04/11

 

Avec : Nature morte aux prunes, noix, pommes et framboises

Osias BEERT (1580-1624) – Huile sur panneau de chêne – 51x69 cm

Collection particulière

 

Voir les commentaires

1413 - Papa

Publié le par Arthémisia

  Peintres-et-sculpteurs-2-0903.JPG

 

Rien n’est tranché, découpé. Tout se fond, fond.

Tu es sur l’autre rivage.

La neige s’est-elle déposée sur l’objectif ? Il faisait si froid.

Ou bien est-ce de la suie ? Tout s’est soudain tellement vite obscurci.

Les éléphants blancs étalent eux aussi des ombres charbonneuses sur les asphaltes.

A moins que le fusain ne les chagrine ?

 

© Arthémisia – 04/11

 


 Avec : Klavdig SLUBAN - Mer baltique - Autres Rivages - St Petersbourg - 2003 -  47 x 62 cm

Exposition de l'Hôtel des Arts de Toulon - avril 2011 

Photo © Arthémisia

Voir les commentaires

1 2 3 > >>