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474 - Brèves de septembre 2007

Publié le par Arthémisia

 
C'est la fin du mois et  comme d'habitude le moment de nous retrouver autour de  quelques uns de vos mots glanés ici où là qui m'ont émue, touchée, faite rire ou  même pleurer...mais qui sont tous d'amitié.
Ils sont particulièrement nombreux ce mois ci.
Je ne vous remercierai jamais assez...
 
"Ce mot ne se tape pas
Ne se griffe pas
Ne se frappe pas...
Il murmure
Il gémit
Il s'écrit...

Et il est pour toi
Amante
Amant
D'Arthémisia..."

@ Hana Myo Shin
 
 
"Permets-moi d’être légère
futile
de croire par lassitude aux contes défaits .../..."

@
Chris Vic
 
 
 
"Quand la philosophie découche de Sophie...
  Le philosophe couche avec sophisme."

@ Maxime et Arthémisia
 

"La cène.

Par dessus la table demeurée vide, ce n'était plus les flèches empoisonnées contre l'ombre des croix de notre jeunesse guerrière que nous tirions de nos carquois mais des flèches autrement magiques . Traversant le cuir ignorant elles allaient se ficher, comme malgré nous, dans ces instants réfutés, engloutis mais qui giclaient là ,splendides et mûrs, nous révélant la part de l'autre, intacte, et offerte à sa faim."
@ Anonyme
 
 
 
"La mort, c'est comme un bateau qui s'éloigne vers l'horizon. Il y a un moment où il disparaît. Mais ce n'est pas parce qu'on ne le voit plus qu'il n'existe plus."

 

@ Azalaïs qui cite Marie de Hennezel 

 
 
 
"...il faut savoir dans la vie trouver de la grâce aux orties ..."
 
 
 "Arthi qui onomatope sa grignotte.. c'est le top !"
@ Maxime
 

 "Je  ne souffre pas, j'ai seulement froid au milieu du brasier de mes chairs."
@ M
artincadeau
 
 
 
 
Comme à chaque fin de mois, je vous invite à aller voir dès demain la mise à jour du site de Cyr sur lequel je publie régulièrement quelques petites...bricoles....ce mois ci sur le thème du sommeil et des rêves.

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473 - Les Acrostiches d'Arthémisia

Publié le par Arthémisia

La nouvelle contrainte d’Orchis-Mauve sur le blog Papier libre était d’écrire un acrostiche avec un prénom ou un pseudo et pourquoi pas le notre.
Je me suis lancée 2 fois…
 
 
 
 
 
 
Aimantation
A lors, ce fut Toi,
R encontre tant attendue,
T ant et tant espérée,
H omme de mon intime
E ngagement,
M ûrissement de ma supplique,
I ncendie de mes grèves
S urgissant enfin d’une lumière agitée et vivante
I nondant le sillon de ma chair
A imantée.
 
Suaves roulis
 
A vec Toi, dans ma vie est revenue la Vie,
R ouge, rose, orange et pleine,
T oute rugissante de ta chair,
H abitée du sel de tes mots
E ncore et encore répétés, insistés,
M odelée par ta main si causeuse,
I lluminée par ton ciel en glacis de
S uaves roulis, et,
I nfiniment
A moureuse.
Copyright © Arthémisia - septembre 2007
 
Illustration : anonyme

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472 - Souvenir surréaliste

Publié le par Arthémisia

 

 
 
J’ai le souvenir
de m’être glissée sur la pente de ton ventre à la recherche de ton corps intranquille.
 
J’ai le souvenir
d’avoir navigué vers l’archipel de tes aveux. La mer était démontée.
 
J’ai le souvenir
de tes parfums iodés  de carènes humides, d’algues mousseuses et blondes.
 
J’ai le souvenir
des haubans claquant fort, des clapots rageurs contre tes quais, d’une sirène hurlant au loin.
 
J’ai le souvenir
d’avoir bu l’essence de ton plaisir dans les jardins secrets de tes vagues luronnes.
 
J’ai le souvenir
d’avoir ouvert  dans le miroir de ton regard une porte dérobée vers ta petite mort.
 
J'ai le souvenir
de cette agonie dans sa robe orangée de soupirs méditerranéens  saturée de toi.
 
J’ai le souvenir
de ma possession affamée.
Surréaliste.
 
Copyright © Arthémisia - septembre 2007
 
Avec : René MAGRITTE - La Trahison des idées

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471 - Je suis malade

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Je suis malade
De l’instant suspendu entre l’être et l’être
De l’avalanche intérieure de matières sans nom
De l’oubli de toute intelligence et de toute raison
De la découverte du Grand Livre
Du déploiement hors champ
De l’espace sans limite, même pas les nôtres
De la vague profonde de l’anéantissement
De ce mortel voyage dans l’absurde du temps
Du tableau sans châssis, sans toile et sans pigments
De l’abstraction native de tes rouges abandons
De cette richesse impalpable, de ton ivresse criée
De ce silence béant où flottent nos morceaux de mémoire
De ces algues emberlificotées aux frottements de nos corps
Du mystère du Tout enfin affirmé
Du oui vertigineux de ma contagion
Orgasmique.
 
 
 
Copyright © Arthémisia - septembre 2007
 
Avec : Salvador DALI - Gala
 

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470 - Gris

Publié le par Arthémisia

J'ai longtemps hésité à publier ça....mais je le fais, au moins pour de STAEL...
 

 

 
 
 
Tout à coup, la lumière se fait.
Votre espace soudain se réjouit. Les fleurs redeviennent joyeuses, et les bijoux brillants. Le chat est amoureux, et le chien vous accueille en jappant. La blanquette de la voisine entre par la fenêtre ouverte et vient vous chatouiller les papilles. Les enfants rient dans la rue. Les figues tombent de l’arbre lourd. Les peaux étalent leur douceur dorée. Le printemps est de retour. En septembre. Vous ouvrez vos yeux largement. Tout vient à vous.
 
Et puis l’interrupteur.
Vous redevenez une chose, un décor, un vieux décor de pacotille. Rouillé et inutile. L’espace retourne dans son étroitesse. Le terne renaît. La poussière retombe sur la vie. Vous en perdez vos sens. Votre âme les accompagne. Toutes les portes sont fermées. Plus rien d’existe qu’un dessèchement, un rétrécissement, une implosion. Vous vous recroquevillez sur le gris de vos cendres. Vous ne rêvez plus. Le principe de réalité reste incontournable. Le monde reprend la couleur de votre douleur.
 
 
Copyright © Arthémisia - septembre 2007
 
Avec: Nicolas de STAËL - Les Toits

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469 - Tout en haut...

Publié le par Arthémisia

 
Un ami a déposé ça chez moi en passant...
 
 
 
 
 
 
 

Tout en haut de la colline herbeuse

nue
la peau blanchie des exhalaisons gazeuses de la Lune

Shiva ou Hydre à mille têtes
que m'importe

déesse diaphane au regard aveugle

offrande écartelée, gesticulante au loin
pour le Dieu solitaire

Lupercus

tu danseras la danse folle de la Vestale
adoration

ombre luminescente sous des oeillades de Lune

dans le fond d'encre de la nuit des Morts

Copyright © Yann Sayr

(alcove35@netcourrier.com)

 

  
 
 Merci Yann.
 
avec : Gustave MOREAU - Etude pour Salomé dansant
Les nombreux amateurs de Gustave MOREAU qui hantent ce blog, pourront admirer une autre de ses oeuvres le 1er octobre prochain.

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468 - La Terre

Publié le par Arthémisia

 
 
Pour appartenir à cette terre,
J’ai appris sa langue,
J’ai jeté mes chaussures orange
Je ne mangeais plus de poisson cru,
Je n’écrivais plus dans les livres,
Je ne dessinais plus sur les cuisses
Je ne pleurais plus dans la rue,
Je ne lisais plus à deux heures du matin
Je me levais à six heures.
 
Et pourtant je ne me sentais pas sur cette terre.
 
Alors j’ai appris d’autres langues,
Acheté des chaussures rouges,
Mangé de la viande crue,
Ecrit sur les murs,
Dessiné sur les âmes,
Pleuré devant toi,
Lu tout le temps.
 
Un jour même je ne me lèverai plus.
 
Ce jour là, je serai la Terre.
 
Copyright © Arthémisia - septembre2007
 
Illustration : Gaïa embrassant la Terre (De qui ? )

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467 - Coeur n°2

Publié le par Arthémisia

 
 
Cela s'appelle un NOEUD CHAT ELLE...
('scusez, je ne suis pas certaine de l'orthographe)
 
 
 
Allez donc voir coeur (1) 
 
Illustration : Copyright © Arthémisia - septembre 2007

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466 - A Tort ou à raison

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
 
Le sommeil de la raison engendre des monstres
Francisco GOYA
 
La raison : rouille de notre vitalité
Emil CIORAN
 
 
Il faut porter encore en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.
Friedrich NIETZSCHE
 
 
Avec : Otto DIX - Le Salon

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465 - Eté indien*

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
Suspendue au ciel empourpré
Ta bouche
Grenade ensanglantée
 
Perdus mes seins
Galets chauffés à blanc
Sous ta main
 
Voile sur ton œil
Mouillage
En mon rivage
 
Moment parfait
Dans ma bouche océanique
Ta verge bleue
 
Obéir au flot
Se soumettre à ta mer
S’enrouler
 
Rythme de vagues
Ta branche noire
En mon creuset
 
Orange épluchée
Une étoile de mer
Allumée
 
Ton phare
Crépuscule de chair
M’embrase
 
Feu de vanille
Iodure
Tu jouis
 
Clapotis infernaux
Goéland
Orgasme blanc
 
Tes cris
Incessamment
Mouillés
 
 
 
 
 Copyright © Arthémisia - septembre 2007

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