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674 - Brèves de mai 2008

Publié le par Arthémisia

Voici comme à chaque fin de mois, quelques morceaux choisis pour lesquels je vous remercie...

 


"Est-on jamais vaccinée contre sa mère ?"
@gballand



"POUSSE-MOUMOUTE"

@ aliscan  


"Prière..
Quand je me recueille en moi
pour rencontrer qui est là."
@Lilou


"
J'm'en va sucrer la sucrière
Et encastrer la gazinière
Puis j'ira souiller la soupière
Et mêm' rembourrer l' frigidaire"

@ Alexandre


"Seul je  me sens relié."
@ Bleu Virus


"Il faut bien être imparfait ...si on veut avoir du charme."
@ Orchis-mauve


"L'imperfection se dissimule...
là où le perfectionnisme
, la méticulosité,

voire la maniaquerie, se réfugient."
@ Maxime

 

" Laisse ton âme éclairer ton esprit et regarde toi."
@ Entité

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673 - L'Encre

Publié le par Arthémisia





Une cuillère de salive, recueillie au calice de ses lèvres par les vôtres, juste quand il vient de gober sa dernière huître;

Une fumerole échappée de son bain, chaude et lourde vapeur du souffle de son corps à capturer presto dans le creux de votre main;

Une pincée de poudre de caresses, celles qu'il aime déposer sur vos seins;

Quelques cellules épithéliales du bas de son dos, recueillies dans le noir vers minuit par vos ongles carminés;

Un zeste d'étang volé, avalé, en ses yeux dilatés par le rut, et ...surtout ne pas oublier un de ces petits fils d'or minuscules qui s'y prélasse;

Un mot, pas la peine de choisir le plus gros, le plus prétentieux, le plus pur. Retenir juste le plus tendre. Au besoin, y poser les dents.

Voilà les principaux ingrédients qui rentrent dans la fabrication d'une bonne encre.

Ca peut servir pour écrire des lettres d'Amour...

Copyright © Arthémisia - mai 2008 

Avec
 : Pablo PICASSO - Femme écrivant

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672 - Embauche

Publié le par Arthémisia

On me reproche d'être narcissique, égoiste, nombriliste, de ne penser qu'à moi même, que sais je encore?
Aussi, pour faire taire les grincheux, et ne pas voir mon âme finir parmi les damnées, j'ai décidé de jouer les Amélie Poulain et d'aider mon prochain....

J'ai récemment reçu cette lettre.

 

Chair Madame la Chef du Perssonelle :

Je voudrai me presenté pour la place d'assisten, comme c'est écri dans le journal. Je tape très vite, avec seulement un doig et je peu aussi faire des calculations.

Je croix que je suis tres bon au téléfone meme si je n'ai pas étudier pour ca.

On peu discuté de mon salère pour que vous voié ce que vous pouvez me paier et ce que vous pensez que je serais.

Je peu commancer tout de suite. Merci bocoup pour votre attention.

Avec mes remerciments amicau,

Rafael Peres

PS : Comme mon CV est tres cour jajoute ma foto.

 


Qu'auriez vous fait à ma place?

Je suis sensible moi...

 

Voilà ma réponse...

 

Cher Rafa,

Vous avez la place. Notre système Word est équipé d'une correction grammaticale automatique. Vous pouvez commencer dès demain matin!!!

PS : Ce billet est à mettre en lien avec un message récent de Waid. 

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671 - Le Voleur

Publié le par Arthémisia

La dernière consigne de Juliette sur Papier Libre était de faire un portrait 
...

 

Il arrive de l'algue, de l'écume, du voyage, laissant ses longues phalanges puissamment haubanées, s'échapper du silence de sa chemise immaculée, comme un dimanche. Il sourit, frontalement, et c'est l'océan qui sourit. Il a volé ses yeux à la vague, sa caresse au poisson, son filet au pêcheur.
Il est fils de Pontos.

 

Il a volé sa voix au ciseau de Rodin, au fracas de l'éclatement. Il dit en creusant des carrières, en sculptant du Paros. Et puis, il se repose en partant sur le souffle embrumé d'un tabac, d'une plante d'au-delà.

 

Car autour de lui, pousse une forêt, une jungle chaotique, un amazonien fourre-tout de mousses, de lichens, d'orchidées anthropomorphes, de larges palmes, et de fleurs géantes qui attrapent le soleil. Il en a pillé la langueur des mangroves, la moiteur des matins d'après, l'essence des ivresses vertes.

 

Il sait le silence des solitudes peuplées et celle des déserts. Il y écoute l'air, et l'autre, y invente le berceau du moment, celui qui ne dure pas pour éviter la mort.
Il ouvre rarement son cœur, au pied de biche, au ventre de la biche, et le referme sur elle dans un rapt lent.

 

Il a volé le temps.

Copyright © Arthémisia – mai 2008

 

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670 - Frétille...

Publié le par Arthémisia

 Je vous avais promis de revenir vous parler de mon voyage en Bourgogne...

Voilà une rue très agréable à emprunter, d'autant qu'elle est à PERNAND - VERGELESSE !


 

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669 - Ils ont fait tomber la boîte...

Publié le par Arthémisia

 

 


Ils ont fait tomber la boîte de laque  noire.

Sur le tapis, le chaton joue avec les bijoux.
Il passe la tête dans le bracelet d'ivoire, y entre, en sort,  en  lustrant les vagues de son poil.

La sirène d'un bateau en partance sonne son au revoir.
Ce soir, ils partent. Ils partent vers le nouveau...

Le chat s'est couché  sur le lit, épuisé par son jeu.
Le drap immaculé, le chat endormi et eux qui nagent, sur le tapis...

Copyright © Arthémisia - mai 2008

avec: Couvercle de boîte en laque de Chine - Collection personnelle

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668 - Partage féminin

Publié le par Arthémisia


"Vénérez la maternité, le père n'est jamais qu'un hasard."

Friedrich NIETZSCHE

Mes pensées aujourd'hui, vont à mes consoeurs.

 

Avec : Pablo PICASSO - Femme enceinte  

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667 - Copla

Publié le par Arthémisia

 

"Quand serons nous, mignonne,

tels les pieds du Seigneur :

l'un et l'autre,

un petit clou entre les deux!"

 

Copla* anonyme

 

* : La copla est une expression majeure du Cante flamenco. Elle est née en Andalousie vers la fin du XIVème siècle.

 

Avec : Les pieds d' E. par dessous - Copyright © Arthémisia

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666 - Amusement ?

Publié le par Arthémisia


 

Tu ne mens pas.

Je ne mens pas. 

Mais la muse ment

... peut-être?...

 

Copyright © Arthémisia - mai 2008

Avec : Giorgio di CHIRICO - Les muses inquiétantes

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665 - Laisse moi faire*

Publié le par Arthémisia


 

Laisse moi faire.

Laisse moi t'écarter.

Derrière la porte blanche de ta chemise ouverte,

Je veux venir écouter ta cadence,

Le tambour répété qui sourd sous ta peau nue,

Et son tempo de flammes, vives, à l'approche du rouge.

Je veux boire son trop plein, ses coups, ses emballements.

Je t'y entends déjà tramer ton sang, à grands coups de furie.

Serais tu africain ou bien frappeur du Bronx ?

 

Laisse moi faire.

Je suis là pour glisser les doigts derrière le rideau pur,

Les tremper au brûlant de ton pectoral vair,

Courir dans ta moisson,

Échapper à ma pulpe pour retrouver ta peau,

L'appeau de la caresse,

La liesse de tes flots.

Tes blés sont murs ; je suis femme de Van Gogh

Et je te repeindrai à grandes touches,

A pleines mains,

Et tu seras mon plus beau !

 

Laisse moi faire.

Aux  lucarnes d'albâtre, mon œil dans ton ocre,

Je le jette sans remords,

Le brûle au bronze, au cuivre, à l'or des épidermes,

L'enrobe de soleil,

Et le damne à ton feu.

Ton pigment m'ensorcelle :

J'ai ta poudre plein les yeux.

 

Laisse moi faire.

Je suis venue ressourcer mes narines à tes algues

Retenues en coton sagement repassé,

Au varech puissant, aux iodures de tes bras,

Au sable, au vent,  au rocher rose de ta côte de miel,

Au voyage en sommeil des frottements fleuris,

Aux  parfums de ton ventre,

A tes seins en balanes.

 

Laisse moi faire.

Je suis là.

Je suis venue tracer la ligne de blessure

Qui descend de ton cœur vers tes batailles d'aube,

La suivre de ma langue, Petit Poucet gourmand,

Et découvrir enfin le cadeau flamboyant

De ton arbre en courroux éclaboussant ma vie.

 

Laisse toi faire.

Copyright © Arthémisia - mai 2008

Avec: Fresque de Pompéi

 

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