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447 - Brèves d'Août 2007

Publié le par Arthémisia

 
Voici pour clore le mois, quelques uns de vos mots, ceux qui m'ont amusée, touchée et émue, parfois aux larmes... pendant ces 31 derniers jours...
 
"L’art n’existe pas, l’art c’est vous."
@ Pierre qui cite  Benjamin PERET
 
 
"À quoi vous sert l'art ?
 
"Tout comme la prière, il ne (me) sert à rien mais il (me) change tout."
@ Laurent MORANCE qui répond à un questionnaire des Inrockuptibles de 2003
 
 
 
"Tu m'as donné ta main"
Voici
Un baiser
 
 
 
"La plume est la langue de l'âme."
@ François qui cite CERVENTES
 
 
"Se mettre à nu n'enrhume surtout que celui, ou celle, qui a l'habitude de porter un (ou des) manteau."
@ Maxime
 
 
et la meilleure pour la fin...
 
 
"Quand l'un de nous deux mourra, je prendrai un chien."
 
 
 
Comme à chaque fin de mois, je vous invite à aller voir dès demain la mise à jour du site de Cyr sur lequel je publie régulièrement quelques petites...bricoles....ce mois ci sur le thème du corps.

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446 - Plat pays*

Publié le par Arthémisia

 

 
 
La plaine est morte, les blés fauchés, l’oiseau endormi.
C’est l’été, enfin. On étouffe.
Le soleil écrase tout, arase tout.
D’une platitude sans nom.
L’oeil  éteint dans l’étal de l’après – midi, survit péniblement, au ralenti, intérieurement.
Demi-sommeil. Demie vie ?
La main, ouverte, offre ses intimes graphies à la longue impudeur des heures.
Le souffle frôle le chuintement, la note en suspension, le chant intérieur de l’âme qui s’abandonne.  
Le corps lac, n’est plus qu’intention, plan, représentation, schème, schéma, linéaire devenir.
Le silence est béant en deux dimensions.
 
Ma profondeur t’attend.
 
Copyright © Arthémisia - août 2007
 
Avec : Nu -  Egon SCHIELE

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445 - Sacha

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Il vient. Il la regarde, fixement.
Il abandonne son menton sur son ventre, plaçant ostensiblement le reste de son corps entre ses jambes.
Il la regarde encore.
Sacha sait poser les questions. Les bonnes questions.
Son langage est profond, clair, précis, et d’une lecture facile.
Il attend. Il l’attend.
 
Contre son pubis, elle sent un tremblement.
Sacha ronronne, amoureusement.
 
Sacha sait poser les questions. Les bonnes questions.
Sacha n’est pas innocent.
 
Copyright © Arthémisia - août 2007
 
Illustration : Le Chat - Alberto GIACOMETTI - (photo personnelle)

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444 - Paroxysme

Publié le par Arthémisia

 

 
 
"L'orgasme est un paroxysme ; le désespoir aussi.
L'un dure un instant ; l'autre, une vie."
 
Emil CIORAN
 
 

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443 - Action!

Publié le par Arthémisia

 

 

 
 
Acte rouge
Acte rond
Acte du bout des doigts
Acte d’ombre
Acte fouillé
Acte nu, cru, voulu
Acte vu
Acte autrement.
Entre.
Acte.
 
 
Copyright © Arthémisia - août 2008

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442 - Petit vert

Publié le par Arthémisia

 

 

 
 
 
 
 
 
 
Iris kiwis
Tes yeux de bronze
Piqués de végétal
Autorisent le râle
Vitaminé.
 
 
 
Copyright © Arthémisia - août 2007

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441 - Ecriture tremblante

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
 
"Si j'ai une chose à dire, la périphrase m'agace, me paraît ridicule, je préfère l'expression nette. J'ai à écrire par exemple qu'une femme s'est branlée. Va-t-on exprimer cela par : elle se caressa intimement... ou : elle promena un certain temps un de ses doigts... c'est puéril et ça ne veut rien dire. Le verbe masturber ? C'est presque vouloir faire de l'effet, et c'est ce qu'il faut surtout éviter, l'effet, quand on écrit des choses vives et réellement arrivées, et qu'on ne veut surtout que raconter. Donc, mettre : elle se branla c'est ce qui me paraît le mieux."
 
 
"On ne me comprendra pas quand je reproche à certains styles de n'avoir rien de tremblant... "
 
 
Paul LEOTAUD

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440 - La Théorie des cordes

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Jose Carlos SOMOZA n’est pas un nouveau venu dans ma bibliothèque.
Clara ou la pénombre, La Caverne des idées et La bouche sont sur mes rayonnages.
Aussi quand j’ai appris qu’il publiait un nouveau roman, je me suis précipitée chez mon libraire…
La Théorie des cordes
Cela sentait la physique à plein nez.
 
Oserai je vous dire que j’ai obtenu mon bac (scientifique…) avec un magnifique 5 en physique et que j’ai toujours eu une aversion terrible pour ce qui pour moi a moins de charme que le chinois du XIVème ?!
 
Cela commençait mal. Ce titre, j’en conviens aisément, peut faire fuir.
 
Fort heureusement cette Théorie des cordes n’est pas un cours de physique (merci Monsieur le libraire d’avoir insisté là-dessus). Non, non, non ! Je ne vous le ferai pas moi non plus et ne vous expliquerai pas en quoi cette théorie consiste. Internet est là pour ça. Sachez simplement que cela a à voir avec la relativité, autant dire la 4ème dimension, c’est-à-dire le temps.
(Cela devrait  te plaire, Vincent)
 
Mais SOMOZA nous invite à prendre le risque non de voyager dans le temps (le thème a été était largement exploré) mais de filmer et de visionner le passé. Avec toutes les conséquences psychologiques que cette relecture de l’Histoire peut provoquer, l’horreur va s’installer sur une île où un groupe de physiciens doit mener des travaux sur ces cordes du temps.
 
J’ai retrouvé avec un plaisir certain l’intérêt de SOMOZA (qui est lui-même psychiatre) pour le corps, la physiologie et la psychologie, le corps mystérieux, inexpliqué et soudain craché avec violence, la Beauté du corps cru et nu, le corps mort, le corps torturé, le corps obsédé aussi, surtout.
 
Le livre se développe lui-même comme un corps, celui d’un animal dont la terrible réalité grossit inexorablement malgré les impossibles que notre rationalité nous impose. Page après page on se dit : mais non, cela ne se peut pas….
Mais l’intrigue enfle et le mal issu d’un minuscule grain de sable fait basculer la civilisation loin de toute morale.
 
Eh, oui…nos apprentis sorciers n’avaient pas pensé à tout…  
 
Faut-il rappeler RABELAIS?
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…
 
Copyright © Arthémisia - août 2007 

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439 - Explosives

Publié le par Arthémisia

 
 
La dernière proposition d'écriture de Juliette sur Papier-libre est de réagir à ce  tableau de Berryl COOK , La Petite dame aux seins nus et au regard surpris.
Je lui ai proposé ...
 
 
Les Grenades
 
 
LUI :
- «  Oh, mais tu n’as pas étalé toute ta marchandise sur la plage, tout de même ? ! »
 
ELLE :
- « Eh bien oui, j’ai bronzé seins nus. Qu’est ce que ça peut faire ? Qu’est ce que ça peut te faire ? T’étais pas là !
 
Avant, mes seins, on aurait dit 2 poires, 2 passe-crassanes. J’en avais marre de ce jaune de Naples, encore si vert, si gris. Celui des murs sales, éteints, délavés, oubliés.
 
J’ai rencontré un peintre, sur la plage, cet été. Je l’avoue, j’t’ai fait des infidélités. Il m’a tous les jours caressée de ses grands doigts chauds et dorés. Le soleil, c’est très agréable, tu sais.
 
Et aujourd’hui, j’ai deux grenades.
T’aimes pas ? »
 
LUI :
- « Mmmmwoué…Je peux toucher ? »
 
Copyright © Arthémisia - Août 2007

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438 - Nontiscordardime

Publié le par Arthémisia

 

 
 
Le temps aujourd’hui a mis sa chemise à fleurs, froissée.
Le temps, ne s’habille pas d’inutile vérité.
Il marche, adolescent, dans l’immédiateté.
Il habite en ton ventre, y arpentant le monde et ses priorités.
Au nord, à l’est, il emporte tes bouquets, vers des plages sans rivages, sans vagues et sans galets.
 
 
Nontiscordardime.
Sur la toile de mon ciel, le temps peint ton portrait.
 
 
Copyright © Arthémisia - août 2007

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