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1283 - Brèves de fin septembre

Publié le par Arthémisia

Oh ! les filles! Oh, les filles.... 

 

 

 

"J'ai mal à mon sang et tu es dedans..."

@ Volti


 

"Le temps ne respecte pas ce que l'on fait sans lui"
@ Ghislaine  

 



"Un jour je t’écrirai d’autres jupes rouges..."
@ GBalland


 

"La vie est courte, je l'ai déjà coupée en deux."
@  La Vieille Dame Indigne

 

 

"Il faut bien que vous compreniez quelque chose...je n'explique jamais rien." 

@ Mary Poppins

citée par la même Vieille Dame Indigne

 


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1282 - Ce que femme veut?

Publié le par Arthémisia

 

http://2009sediments.files.wordpress.com/2010/01/arthur-044.jpg?w=410&h=600

 

 

 

On dit que le jeune roi Arthur tomba un jour dans une embuscade et fut fait prisonnier par le monarque d'un royaume voisin. Le monarque aurait  pu le tuer mais fut ému de la jeunesse et de la joie de vivre d'Arthur. Alors, il lui offrit la liberté contre la réponse à une question très difficile. Arthur  aurait une année pour deviner la réponse et s'il ne pouvait la donner au bout de ce délai, il serait tué. 


La question était : que veulent réellement les femmes ?

 
Une telle question laisserait perplexe les hommes les plus savants et, pour le jeune Arthur, cela semblait être une quête impossible. Comme c'était quand même mieux que la mort, il accepta la proposition du monarque de lui ramener la réponse au bout d'un an. Il retourna dans son royaume pour interroger tout le monde : les princesses, les prostituées, les prêtres, les sages, le fou de la cour. Il parla à chacun mais personne ne put lui donner une réponse satisfaisante. 


 
Ce que la plupart des gens lui dirent fut d'aller consulter la vieille sorcière qui était la seule à pouvoir connaître la réponse. Le prix en serait élevé car la sorcière était connue dans tout le royaume pour les prix exorbitants qu'elle demandait. Le dernier jour de l'année arriva et Arthur n'avait pas d'autre choix que d'aller parler à la sorcière. Elle accepta de répondre à sa question mais il devait d'abord accepter son prix. La vieille sorcière voulait épouser Gauvain, le plus noble des Chevaliers de la Table Ronde et le plus cher ami d'Arthur. 


 
Le jeune Arthur fut horrifié : la vieille sorcière était bossue et terriblement laide, n'avait qu'une dent, sentait comme l'eau des égouts, faisait souvent des bruits obscènes... Il n'avait jamais rencontré de créature aussi répugnante. Il refusait de forcer son ami à l'épouser et d'endurer un tel fardeau. Gauvain, en entendant la proposition, parla à Arthur. Il lui dit que ce n'était pas un si terrible sacrifice pour sauver la vie d'Arthur et préserver la Table Ronde. Ainsi, le mariage eut lieu et la sorcière répondit à la question : 


 
Ce qu'une femme veut vraiment c'est de pouvoir décider de sa propre vie.


 
Chacun sut à l'instant que la sorcière venait de dire une grande vérité et que la vie d'Arthur serait épargnée. Et ce fut le cas. Le monarque voisin  épargna la vie d'Arthur et lui garantit une totale liberté. 


 
Quel mariage ! Arthur était tenaillé entre le soulagement et l'angoisse. Gauvain se montrait agréable comme toujours, charmant et courtois. La vieille sorcière montra ses plus mauvaises manières. Elle mangea avec les doigts, rota et péta et mit tout le monde mal à l'aise. 


 
La nuit de noce approcha. Gauvain se préparant psychologiquement pour la nuit de noce entra dans la chambre. Mais quelle surprise ! La plus belle femme qu'il ait jamais vue se tenait devant lui. Gauvain était éberlué et demanda ce qui se passait. La beauté répondit que comme il avait été gentil avec elle (quand elle était la sorcière), elle serait la moitié du temps horrible et déformée et l'autre moitié une magnifique jeune fille. 


 
Quelle forme voulait-il qu'elle prenne le jour et la nuit ? Quelle question cruelle ! Gauvain commença à réfléchir à ce problème : pendant la journée une belle femme à montrer à ses amis mais la nuit, dans l'intimité, une vieille et sinistre sorcière ? Ou bien dans la journée une hideuse sorcière mais la nuit, une belle femme pour jouir des moments intimes ? 


 
Qu'auriez vous fait ?


 
Ce que choisit Gauvain est écrit ci-dessous, mais ne lisez pas avant d'avoir imaginé votre propre réponse.


Le noble Gauvain répondit à la sorcière qu'il la laisserait choisir elle-même. 
 
En entendant cela, elle annonça qu'elle serait belle tout le temps parce qu'il l'avait respectée et l'avait laissé décider elle-même de sa vie. 


 
Anonyme

 

Avec : Portrait du roi Arthur dans Le Triomphe des Neuf Preux – « Cy commence l'histoire du noble roy Artus de Bretaigne » - Abbeville, Pierre Gérard, 1487 (doc. BNF)

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1281 - Double

Publié le par Arthémisia

 

http://annefatosme.files.wordpress.com/2009/11/parisart-15-lamarchevadel-g-213361.jpg?w=394&h=500

 

 

Non, ce n’était pas toi cet après-midi, qui a traversé le boulevard sans trop regarder et que j’ai failli renverser. Je sais très bien que ce n’est pas possible.

Il te ressemblait pourtant. J’ai même failli crier ton prénom.

 

Mais non, personne ne te ressemble.

 

Il ne faut pas que quelqu’un te ressemble. Ce serait une trop grosse responsabilité.

Et, il ne faut pas non plus chercher à ressembler à quiconque ; ce serait une trop grosse perte.

 

Il est important d'être unique.

Le double est contre nature.

 

D’ailleurs il se jette sous les voitures en souriant.

 

Copyright © Arthémisia – sept 10

 

Avec : Les Jumelles – Jean-Olivieux HUCLEUX

Huile sur toile

Collection LAMARCHE-VADEL

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1280 - S.....!

Publié le par Arthémisia

 

MEYNARD Jean Luc - DSCN0984

 

Tu n’as pas osé venir de face.

Je m’en doutais. C’est bien ton style.

Frontalement, on sait d’emblée à qui on a affaire. On perçoit.

Mais de profil, ton tranchant est à peine visible. Il faut le vouloir pour te voir.

Alors toi, tu en profites. Tu affines ta coupe, prends ton élan et rases les murs. Tu sais que tu ne pourras pas rater ta cible.

Tu as du savoir-faire.

S…… !

 

 

 

Copyright  © Arthémisia – sept 10

A D. décédée aujourd’hui, le jour de ses 52 ans.

 

 

Avec : Matrice (vue de profil) - Jean Claude MEYNARD

Photo © UT

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1279 - Le souvenir d'être

Publié le par Arthémisia

 

http://malcontenta.blog.lemonde.fr/files/2006/11/velasquez-detail-venus-au-miroir.jpg

 

 

Il est remarquable que très souvent les moments importants de la vie restent incrustés dans le derme, sous le derme.

Un de mes amis, artisan-artiste me disait en regardant ses mains larges et plates :

 - Je ponce donc je suis.

 

Elle était  morte, étendue sur le lit, nue.

Sa chair blanche et lactée irradiait comme une pierre de lune. Par-ci par-là se démarquaient un peu quelques taches rosâtres.

Ce n’était pas des blessures mais plutôt la trace souterraine de quelque substance qui aurait cherché à s’échapper mais se serait heurtée à la barrière de la peau. Cela tirait même vers le rouge, un rouge particulier, celui des framboises écrasées. Cela se donnait à voir comme une gourmandise.

 

Un souvenir gourmand.

 

Copyright © Arthémisia – sept 10

 

Avec : La Vénus au miroir (extrait) – Diego VELASQUEZ – 1644/1648

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1278 - Es-tu ?

Publié le par Arthémisia

 

http://www.univ-rouen.fr/LMRS/RMR04/metsys.jpg

 

 

 

As-tu bien tué ?

As-tu bien ?

As-tu ?

As ?

Es-tu ?

 

Copyright © Arthémisia – août 10

 

 

Avec : Quentin METSYS, Le Peseur d'or et sa femme, Musée du Louvre, Paris

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1277 - Hors-temps

Publié le par Arthémisia

 

http://images.artnet.com/artwork_images_424917158_518981_simon-hantai.jpg

 

 

 

....ANUBIS, il montre la robe du Sphinx Regardez les plis de cette étoffe. Pressez-les les uns contre les autres. Et maintenant, si vous traversez cette masse d’une épingle, si vous enlevez l’épingle, si  vous lissez l’étoffe jusqu’à faire disparaître toute trace des anciens plis, pensez-vous qu’un nigaud de campagne puisse croire que les innombrables trous qui se répètent de distance en distance résultent d’un seul coup d’épingle ? 

 

LE SPHINX  ─  Certes non. 

 

ANUBIS  ─ Le temps des hommes est de l’éternité pliée.

.../...

 

Jean COCTEAU, La Machine infernale, Paris, Grasset, réédit. 2006, p.87


 


 

 

Le temps forme avec l’espace un amalgame si élastique, si insolite, que l’homme se trouve sans cesse en face de petites preuves qu’il s’y égare et qu’il le connaît fort mal. 

 

Jean COCTEAU, Journal d’un inconnu, Paris, Grasset, réédit. 1987, p.79

 

 

 

Avec : Tabula – Simon HANTAÏ – 1974 – Acrylique sur toile

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1276 - Notre écriture

Publié le par Arthémisia

 

  World-ecran---2010--extrait-3----imp.-numerique-ss-plexigl.JPG

 

 

Minuit vingt trois.

Les ours sont sages.

Les livres dorment dans leur cage.

On entendrait la mort.

 

Mais, nous sommes protégés : les draps respirent encore notre écriture.

 

Copyright © Arthémisia – sept 10

 

 

Avec : World écran – Jean Claude MEYNARD - 2010 (extrait 4) – impression numérique sous plexiglas -160x160

Exposition Babel - sept. 2010 – Villa Tamaris Pacha – La Seyne sur mer

Photo © Arthémisia

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1275 - Peuples endormis

Publié le par Arthémisia


 

 

Végétaux aériens

Flocons mousseux

Accrochés par poignées

Sous le pampre du ciel

Ils arrondissent

En feux d’artifice

Leurs échines naissantes

 

Et la pluie montante

Les entraine

gourmande

Engerber plus loin

D’autres roses…

 

 

Copyright © Arthémisia – Sept 10

 

 

Merci à toi de m'avoir permis de voir cette vidéo...

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1274 - Hallucinations calligraphiques

Publié le par Arthémisia

 

Bambou-de-l-automne.JPG

 

 

Dans les bambous d’automne

Au bout du fard

Brillent tes vers luisants.

 

 

Caillou d’or

Le soleil éclate

Ton œil s’obsidienne

 

 

Dans la flaque de lait

Se trouble

Ton image rouge

 

 

Copyright ©Arthémisia – sept10

 

Avec : Le Bambou de l’automne - HE CHENG

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