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1571 - Je n'y étais pas

Publié le par Arthémisia

 

http://storage.canalblog.com/99/07/119589/38760885_p.jpg

 

 

 

 

Il n’y a pas de ruines. Il n’y a pas d’argile, pas de pierres, pas de quoi prouver qu’on a construit là.

Il n’y a rien. Même pas un mur autour. Aucune zone, aucune limite, aucun dessin sur aucune carte.

Cela n’a pas existé.

Ou alors cela a disparu. Totalement.

 

D'ailleurs cela a-t-il paru ? Est-ce apparu?

Il parait que les apparences sont trompeuses.

 

Je suis certaine, pourtant, que je n’y étais pas.

Ce n’est pas la peine de décoller l’image : il n’y en a pas d’autre derrière.

 

© Arthémisia – 12/2011

 

Avec : Marbre romain d’une korè archaïsante vue de dos.

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René Chabriere 06/12/2016 14:14

" comme si de la veille rien n'avait existé ."

--
Il se pourrait, par quelque hasard,
Que le mur penche :
Il doit bien y avoir quelque part,
Un outil qui le tranche…
Celui-ci, face au mur de la nuit,
A fini par livrer bataille.
Mais, comme s'il était au fond d'un puits,
Il n'a pu trouver de faille.

C'était une épaisse peau
Pas particulièrement ferme
Mais même avec le plus affûté des couteaux,
Aucune trace sur l'épiderme
De ce monstre horrible
vomissant de l'obscur,
Jusqu'à en être invisible :
> Pas une égratignure …

Doit-on attendre la nuit blanche,
Pour obtenir une trêve,
- ( une parenthèse sur l'étanche
à la suite d'un rêve ) -
Pour enfin trouver le défaut
de la cuirasse,
Et pénétrer , s'il le faut,
un peu de sa masse ?

Pourtant aucune coupure,
Ne se voit au lendemain,
Pas une éraflure,
plus aucun chemin
ne montre une piste tracée :
La nuit a reconquis sa surface
- Tout s'est effacé :
Elle a reconquis l'espace.

C'est un tissu lourd,
Qui pèse sur la raison,
on n'en voit aucun contour,
ni aucun horizon ;
Ceux qui le veulent le tentent,
et peuvent toujours insister :
Dans le rideau vouloir faire des fentes :
C'est comme si de la veille rien n'avait existé .

-
RC - nov 2015

Ren 10/01/2012 09:34


D'ailleurs  nos traces, écrites,  en image, en sensations...


 


c'est un peu du même ordre,   issues de la fée électricité,  est-ce un courant  qui agite  nos pensées,  et des traces  éphémères  qui seront autant
d'énigmes pour ceux  qui les  découvriront  ( sans notre contexte de chair) ?



Arthémisia 10/01/2012 18:49



Tout est déjà si loin et pourtant si présent...



Versus 26/12/2011 23:20


Cela pourrait se dire, présence.

Arthémisia 26/12/2011 23:25



Tout à fait.



versus 26/12/2011 23:18


Etre ou ne pas être, voilà la question!

Arthémisia 26/12/2011 23:25



il n'y eut pas de dilemne.



Cédric 26/12/2011 12:56


Es-tu seulement là où tu es ?

Arthémisia 26/12/2011 13:03



Ca oui! Cela a tellement été désiré...



Lucien 26/12/2011 11:43


Tu n'y étais pas, je t'ai vue.

Arthémisia 26/12/2011 12:02



Empreinte en négatif...



suzâme 26/12/2011 08:45


Bonjour Arthi,


Première lecture du matin. Ton texte est philosophique. Le temps, le lieu sont-ils les seuls garants de notre existence? Si nous ne sommes que poussières nous, les êtres pourquoi l'art nous
survit? J'aime quant tu remues les mots. Tu poses ici par une négation, "ne pas" toute une méditation. Je la garde instant, celui de l'écriture, du partage mais elle sera balayée par ma journée.
Je reviendrais lire les commentaires qui sont souvent très constructifs. Je t'embrasse. Suzâme

Arthémisia 26/12/2011 10:01



L'Art nous survit mais nous ne lui survivons pas. Seul le mémoriel entretient.


Ou pas...mais si nous voulons chasser de la mémoire, il faut de l'énergie : à la mesure de ce qui justifie notre acte.


 


Bon courage.


Bises


Arthi



Curare 26/12/2011 07:25


Ame soeur __Je parcours votre blog depuis quelque jours ___dans l'ombre


R emarquons l'emprunt possessif des mots de Notre Rainer Maria Rilke


T ête d'affiche pour imposer votre côté artiste ? poète peut-être ? 


H âtons nous d'avoir la jouissance de votre blog juste __avec nos yeux ____ !


E h bien oui - le partage vous connaissez___________


M ais de manière possessive ______________________


I l manque le clic droit à votre humanité ____________


Z appe, zappons, zappez moi ________ je m'enfuis ailleurs, 


I gnorez donc que Vous n'êtes pas seule


A h ?  Vous le savez ? _____________________________ ...


 

Arthémisia 26/12/2011 09:56



Bonjour Curare,


Pour être/naître, il faut parfois oublier, rejeter ce qui n'a pas été, chasser au loin les images mnésiques douloureuses et niantes, douloureuses parce que niantes, et, ne garder, ou du moins
essayer de ne garder comme actualité, après les avoir transportées au-travers de tous les temps, les présences de tous les clics de droite et de gauche, leurs bras, leurs tendresses et tous leurs
mots d'aimés et d'aimants.


 


Quant à l'artistique ou le poétique (etc...!), c'est sans prétention que je pense pouvoir dire qu'en solitude ils peuvent aider.


Aller de l'homme à l'homme prend tant de formes différentes.


 


Pas de blog?



Nina Padilha 26/12/2011 05:27


Cela me rappelle autre chose :



Arthémisia 26/12/2011 09:57



Excellent !


Bon, ça remonte un peu loin mais c'est dans l'esprit. Pour le côté "plaque mortuaire" aussi!