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1615 - Il se pourrait

Publié le par Arthémisia

 

http://3.bp.blogspot.com/_pVwjwG1Rx-4/SOimW4otkHI/AAAAAAAAAEo/lIytdDxg6H4/s320/jl_hammershoi.jpg

 

 

 

 

Il se pourrait qu’assise face à la fenêtre, elle se mette à regarder le ciel. Sans rien dire. Le ciel aussi serait muet. Il n’y aurait rien à dire. Juste à regarder. Non, voir.

Il se pourrait que ce soit plein et vide en même temps. Tellement égal, tellement partout pareil, pétri de lumière et d’eau. Un temps sans temps.

Il se pourrait même qu’il n’y ait rien d’autre.

Il se pourrait de toute façon, qu’elle n’ait pas envie de bouger, pas envie de regarder ailleurs, pas envie de bouger ni le corps ni les yeux.

Il se pourrait qu’elle ne bouge plus.

Il se pourrait qu’elle devienne le ciel. Par osmose.

Il se pourrait que d’autres aient aussi des larmes.

 

© Arthémisia – 03-2012

 

 

Avec : Vihelm HAMMERSHOI (j’ignore le titre de l’œuvre)

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juliette 31/03/2012 18:49


L'autre se sent comme toi, vide devant unciel vide


Si absente


Bises

Arthémisia 31/03/2012 21:27



 


"Au zénith passe un unique nuage, pommé comme un chou; et le silence qui l'accompagne en dit long sur les lâchetés
du ciel."


 


Le Petit Roi, Mathieu Belezi



tilk 27/03/2012 01:23


merveilleux texte qui me touche beaucoup


besos


tilk

Arthémisia 30/03/2012 22:15



Je te sais de mon monde.


Bises


A.



versus 19/03/2012 21:56


Eppur si muove!



Arthémisia 19/03/2012 22:08



Ne soyons des soleils que pour les autres...



Ritournelle 19/03/2012 19:41


Ah, j'aime beaucoup, le tableau et les mots qui vont avec...merci pour ce cadeau!

Arthémisia 19/03/2012 21:22



La peinture d'HAMMERSHOI résonne beaucoup en moi depuis quelques temps.


Belle soirée Ritournelle.



Suzâme 15/03/2012 19:40


Bonsoir Arthi,


J'ai lu et relu, presque interdite ton texte qui dit tout du silence et des yeux à partir de l'immobilité. La fenêtre est importante, décisive comme un espoir ou une différente. J'ai senti
chacune de tes phrases: "Il se pourrait..." de l'existence au-delà de l'encre...Gros bisous. Suzâme

Arthémisia 19/03/2012 21:21



Bonsoir Suzâme,


Mes phrases sont bien trop des "Il se pourrait".


 


Bisous,


A.



fazou 14/03/2012 17:56


oui, je crois qu'il y a une lumière rosée ici, quelque chose qui semble bouger, un optimisme peut-être? Chez Hopper l'air semble non seulement étrange mais immobile, et les personnages plus
reclus dans leur monde… enfin, à mes yeux

Arthémisia 14/03/2012 21:10



Chez Hammershoi, tout est toujous plus blanc que chez Hopper. Un blanc qui tout en étant léger, transparent, impose un énorme silence.Comme une neige.


Chez Hopper, je pense que c'est surtout le dessin, très sec et les lignes très nettes entre les zones colorées (souvent des applats) qui donnent naissance à ce sentiment étrange de reclusion des
personnages en eux-mêmes.



M. 14/03/2012 14:01


Rien de plus neutre , de plus incertain que cette formule incantatoire: " il se pourrait". Elle ne départage rien, mais ouvre à toutes les incertitudes possibles.

Arthémisia 14/03/2012 21:07



Oui, tu as raison, nous sommes dans un univers qui ne définit rien, qui ne finit rien.



fazou 14/03/2012 10:34


Toute émotion comprimée.


Une ambiance à la Hopper.

Arthémisia 14/03/2012 13:11



Les avis sont partagés sur cette question ; j'ai déjà eu l'occasion de parler de ça avec d'autres profs.


Moi je trouve qu'on retrouve chez Hammershoi, les mêmes évocations de solitudes, et les mêmes silences que chez Hopper. Mais bien sûr la pâte différe : Chez Hammershoi, on voit même jusqu'aux
grains de poussière qui volent dans les rayons de sa lumière tjs blanche.



lutin 13/03/2012 20:10


Il se pourrait que le regard soit plus loin que l'imaginable


dépassant l'horizon en dehors de son disque


Il se pourrait que la pensée ait passé les frontières


ces barrières font partie de la naissance


libre ses mains sont ailleurs


son esprit nous a quittés


ses pieds il se pourrait qu'ils aient dépassé


le mur du son dit-on


non juste sur la pointe de ses pieds


elle est allait où


son corps le disait humblement juste devant elle


 

Arthémisia 13/03/2012 20:22



J'aimerai que cela ne se puisse pas.


Et pourtant, je me sens impuissante.



calypso ape 13/03/2012 12:43


la caverne de platon

Arthémisia 13/03/2012 19:52



L'accès au réel est parfois la mort même.



Lucien 13/03/2012 09:33


Ah, la langue ! ... il se pourrait ... il, 3ème personne du singulier, le tiers, la tierce personne, celle qui coupe, celle qui coupe entre le je et le tu. fusion / individuation, l'être
pour-soi, l'être et le néant.


... se pouvoir, verbe pronominal, défectif ...

Arthémisia 13/03/2012 19:07



Eh oui : je me tais



bleuvirus 13/03/2012 08:39


Bonjour Arthi, ça faisait longtemps !


L'écriture ne t'a pas quitté  à ce que je lis.  le vide le plein cela me parle aussi ..  souvent .. les larmes aussi biensure ... larme de bonheur, larme d'erreur, larme qui coule,
retour à la source toujours à la recherche du bonheur !


Une info ce matin qui m'a fait tendre l'oreille sur France inter: l'expo de la peintre Arthemisia Gentileschi au palais mayol à Paris jusqu'au 15 juillet; mais tu es sans doute au courant.


Voilà, tres bonne journée ;

Arthémisia 13/03/2012 19:44



Comment vas tu Virus?


Pour Artémisia, tu imagines que je suis au courant. Au musée Maillol avec 2 ll et non un y : ça c'est le stade de
Toulon!!


Je ne pourrai pas aller voir l'expo pourtant...et cela m'attriste beaucoup.


Donne moi vite de tes nouvelles.


Bises


A.



gballand 13/03/2012 06:49


Il se pourrait que le lecteur soit ému par votre texte-poème.

Arthémisia 13/03/2012 19:39



Quelques défauts pourtant...(défectif!)