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992 - Memento mori

Publié le par Arthémisia


 

 

Puisqu’il faut retomber, atterrir, autant choisir le lieu, le moment, le chant.

Autant y mettre du sien,  ne pas laisser sa masse toucher le sol avec fracas, et éclater en mille douleurs.

Autant accompagner la chute, le retour au départ, la boucle, la rencontre de l’alpha et de l’oméga.

Autant  utiliser la nage, respirer encore largement par la brèche, chanter intérieurement.

Autant ramener à soi la jouissance voluptueuse du narcissique dépôt, de l’œuvre en durabilité, de la rémanence intime du Beau.

Et l’entretenir comme une petite flamme.

Pour affronter l’hiver, même en plein mois d'août.

 

Copyright @ Arthémisia – juillet 2009

Avec : Georges de la TOUR – Marie Madeleine pénitente – vers 1638

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Henri-Etoile 07/08/2009 23:42

Voilà une autre lien, plus direct.......:http://lescentciels.spaces.live.com/blog/Sinon, celui avec le blog, plus direct:http://lescentciels.spaces.live.comYeah !!!

Arthémisia 08/08/2009 12:03



Pas mieux.



Juliette 07/08/2009 09:14

N'est-ce pas un peu tôt dans ta vie, de penser déjà à l'hiver."demain est un autre jour" est un adage intéressantIl vaut mieux vivre l'instant heureux et ne pas penser aux gouffres qui l'ont précédé et qui ne le suivront pas forcémentdes Bises

Arthémisia 07/08/2009 17:31



La présence de l'instant heureux n'est malheureusement pas systématique. Tu le sais tout autant que moi. Et même quand on veut regarder positivement
le jour.
Bises
Arthi



Henri-Etoile 07/08/2009 03:40

LesCentCiels n'est-il pas d'avoir l'Appétit (Faim), De ces Saisons qui Viennent....Sans pour autant y voir une Fin...."Les mots DivisentLes Actes Unissent"(Tag in Paris-Palais de Tokyo-Esplanade des Skatteurs)http://lescentciels.spaces.live.com/default.aspx?sa=43210208

Arthémisia 07/08/2009 17:27



Je crois le contraire tout aussi valable :
Les mots unissent,
Les actes séparent....
(impossible de suivre ton lien)



Bifane 06/08/2009 20:16

De moi, voui... Un impromptu, comme on dit. Et vu l'inspiration du moment, faut en excuser les facilités... Et Brel... Ah ! Brel... Je ne m'en lasserai jamais non plus !

Arthémisia 06/08/2009 21:42



Si c'est impromptu et inspiré du moment ce n'en est que plus honorable!!!!
Bravo!



Bifane 06/08/2009 16:51

Ils parlaient de la mort comme d'un animalqu'on croise aux bois de l'amertumeà l'heure où hésite la nuitdans les vallées d'absence.Une sale bestiole, une hyène, un chacal,un de ces rapaces sans plume,qui ferait comme un sale bruit,là, tandis qu'elle avance...Sans doute c'était froid, un froid à faire mal,et aveugle comme une brume,comme un caveau où rien ne luit,salope déchéance !Ils parlaient de la mort, la faucheuse spectrale,évoquée du bout de la plume,celle qui rit quand on s'enfuit,ça n'a pas d'importance...

Arthémisia 06/08/2009 17:41



...de toi?


Une autre évocation dont je ne me lasse pas pour avoir vécu en Polynésie....http://www.dailymotion.com/video/x4g6ht_les-marquises_music



Bifane 06/08/2009 15:44

Oui, sans doute l'original vaut-il plus le détour. Pour la texture, je trouvais justement le tissu de son chemisier très impressionnant...Et quant à la sagesse et à la possibilité de l'acquérir, faut-il seulement le désirer ? Je crois qu'on ne peut atteindre à cela qu'en l'état de désenchantement total et sans retour auquel il ne reste plus qu'à tutoyer la mort. Je ne me sens pas de lui être si familier encore !

Arthémisia 06/08/2009 15:53



Lumière...C'est le peintre de la lumière, que dis-je de la Lumière...divine, de celle qui tombe sur les êtres et les atteint à l'âme.


Et pour ce qui est de la mort, écrivons la, elle, longtemps encore avec une minuscule ...illisible.



Ut 06/08/2009 14:21

Ce magnifique texte sous cette femme si pure, me renvoie à la vieillesse; aux pelotes des souvenirs....Interminable apprentissage du beau, au milieu des douleurs, des ravages.Ce blog est tout simplement Beau!Baisers à toi.

Arthémisia 06/08/2009 15:03



Ton commentaire sensible comprend (dans les 2 sens du verbe) tout.
Merci de tes compliments.
Bises
Arthi



Bifane 06/08/2009 13:31

Il faudrait en avoir la latitude, et je ne suis pas sûr qu'on l'ait toujours autant qu'il faudrait... Mais si l'on pouvait, oui, sans doute qu'on s'épargnerait bien des heures inutiles, tant les agonies du coeur sont longues et puériles.C'est bizarre, ce tableau, la chevelure fait vraiment tache, tu ne trouves pas ? Bon, sans doute l'essentiel n'est-il pas là...

Arthémisia 06/08/2009 15:01



Texte écrit dans un moment d'autopersuasion inéviatablement suivi du plus grand doute...car tu le dis très bien, je suis encore puérile et que .....nous le
sommes tous...
Cette supposée sagesse vient-elle vraiment un jour?

Quant à la chevelure un peu "plaquée" de La Madeleine, même si La Tour n'a pas une touche vibrante, et que son questionnement se porte sur les jeux d'ombre et de lumière et non sur la matière, je
crois que son aspect tient à la reproduction de l'oeuvre. Le net transforme énormément. Alors rendez-vous au MET devant l'original!



Henri-Etoile 06/08/2009 05:26

Où il est enfin évoqué, les Fantastiques Chemins de l'Automne.......Applaudissements nourris vers Vous.....

Arthémisia 06/08/2009 14:27



Où il est ...évoqué, les Fantastiques Chemins de l'Automne.

Ne parlons pas encore de fin.