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1313 - L'Involonté

Publié le par Arthémisia

 

http://www.geographis.ch/~podouphis/hammershoi.jpg

 

 

A côté d’eux, à côté d’elles,

La solitude enfle comme le scepticisme de la chair.

Tout me va,

Ce qui est et ce qui n’est pas.

Ma pensée devient entrailles,

Emplies d’involonté

Et je me laisse frapper par le gris

Du mur.

 

 

Copyright © Arthémisia – nov. 10

Comme suite à un article d'Aléna

 

 


Avec : Intérieur, Strandgade 30, Vilhelm HAMMERSHØI,
1903
huile sur toile,
musée d’Arts de Randers

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tilk 15/11/2010 22:55



encore un bel écrit


besos


tilk


il suffirait un petit déclic pour faire déborder le volcan qui couve



Arthémisia 15/11/2010 22:56



Une clef....


Bises


Arthi



monik 15/11/2010 19:15



Involonté est toujours volonté.. oui essayer de lâcher  la pensée qui veut ou ne veut pas pour se concentrer sur les" entrailles" l'intime, le désir d'être une présence au monde , aux choses
aux êtres de toute l'attention de nos sens, pour une présence totale dans un instant d'absolu.



Arthémisia 15/11/2010 21:24



On peut voir l'acte d'abandon, le choix du retrait comme étant encore des actes volontaires, oui, tu as raison Monik.


Quant à la concentration sur les entrailles (je l'écris sans guillemets et pour cause...) elle peut être aussi un appel du corps à dévier toute notre
attention sur l'intime. Ecoutons nous!



thomchan 15/11/2010 18:19



interieur couleur couleur d´eephant...


et il y a aussi porcelaine sûr le ableau


 


 


sourire ..thom te souhaite une agreable soirée



Arthémisia 15/11/2010 21:21



Ton discours sur le réel de l'oeuvre est aussi facilement transposable sur un plan plus mental, tant le silence, et l'isolement  peuvent avoir la
pesanteur de l'éléphant, nous laissant fragiles comme des porcelaines....





Sourire, bien sûr aux subtilités de nos langues ...(je sors de mon cours d'allemand et je suis épuisée: nous avons appris à dire l'heure!)


Küsse


Arthi



joruri 15/11/2010 18:01



involonté, ou aboulie ?



Arthémisia 15/11/2010 21:16



L'aboulie suppose  la perte (même partielle ) de la raison, ou du moins un état mental déficient.





Je ne crois pas qu'il s'agisse de ça (eh! eh! ) mais plutôt d'une forme de renoncement à tout choix par laisser-aller, décrochage, abandon, ras-le -bol,
usure...



Aléna 15/11/2010 16:30



ah oui, parfois on est ça. Et quand on y parvient, c'est une grâce, un effacement tel que, enfin, le réel peut prendre sa place, là, dans notre âme. C'est expérience de vérité.


Chouette texte. Tableau hollandais à souhait :)


merci pour le lien, ça me touche. Et c'est vrai, c'est une réponse!



Arthémisia 15/11/2010 21:10



Danois mais on est dans la même ambiance, de retenue et de sous entendus.





Je pense que cette façon qu'il avait d'aborder le rapport avec l'espace, est une image de ce que peut être notre présence au monde, notre implication
psychologique au réel.


En tout cas mrci d'avoir déclenché ces questions chez moi.



Alexandre 15/11/2010 10:53



Magnifique toile où l'on pourrait suggérer pas mal de choses.



Arthémisia 15/11/2010 10:56



La peinture d'HAMMERSHØI (pour ce que j'en connais) est ainsi, silencieuse et suggestive.



Bifane 15/11/2010 09:09



Ce qui me rassure un peu, dans cet état de passivité profonde que tu dépeins avec justesse, c'est qu'elle est souvent le creuset d'une rébellion à la mesure de l'humeur d'injustice qui l'amène...
Ce vieux dicton qui nous engage à nous méfier de l'eau qui dort ne trouve que rarement son illustration, mais quand il la trouve, elle sort violemment de l'ordinaire !



Arthémisia 15/11/2010 09:37



La vie, Bifane, nous fait souvent osciller entre replis et colère. Jusqu'à la somatisation.


Quand le ventre parle, comment ne pas entendre ses maux?



la vieille dame 15/11/2010 07:14



Et pourtant ce frémissement de l'épaule, ce mouvement imperceptible, cette révolte contenue, cet après qui appelle.



Arthémisia 15/11/2010 08:38



Tout cela est parfois si réduit, si étouffé, si profondément interne qu'on l'oublie, que la volonté pourrait presque s'effacer.