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733 - L'Exil

Publié le par Arthémisia


 

L'exil s'est installé.

Peut-on imaginer être en exil de soi-même ?

Elle y excelle.

Ô ! Rien d'illustre,

Juste quelques extraits exacts

D'extase exaltée,

Et l'expression d'une illusion

Extrême.

Ex nihilo.

Copyright © Arthémisia - août 2008

 

Avec : Vladimir VELICKOVIC - (extrait)

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Ren 10/12/2011 19:47


d'un exil de soi-même ?...


c'est  donc  une  double personnalité... une  ex-istence...


et en l'abse,ce de dialogue, une  ex-communication...


 



Arthémisia 10/12/2011 21:04



Tout à fait. Une ex-traction



B. 17/08/2008 09:36

Exil comme une sarbacane qui projette loin, ailleurs… il faut bien se supporter de ce que l’on n’est pas. Il m’arrive aussi quelquefois de vouloir décrocher cette flèche à partir de rien pour lui supplier de mener à tout. Mais je sais la fourbe illusion que la contreverse occasionne et je me replis dans mon propre marasme… pour enfanter peut-être le goût d’un climax inconnu.

Arthémisia 17/08/2008 10:22




Mais c'est insupportable!


Je ne demande pas à cette flèche de mener à tout mais de me ramener à ma source. Elle ne peut être une illusion. C'est bien la
contreverse qu'il faut arriver à surmonter pour retrouver ce climax originel, celui d'où le faux a fui, où la simulation est interdite, et où la connaissance est construite sur le soi.
Il n'exclue pas l'Autre mais ne bâtit pas sur lui.




iskander 17/08/2008 09:34

Exquis, extra, tu excelles dans l'exercice. Exilé de soi-même, mais de quel côté se situe l'illusion ? Peut-être ne sommes-nous que le reflet d'un jeu de miroirs ?

Arthémisia 17/08/2008 10:15



Tu as raison Iskander : il y a du jeu dans tout cela, un jeu très dangereux. L'illusion, je la situe bien : elle est du
côté où on semble être et où on n'est pas vraiment. Elle est dans dans le miroir, celui qui (nous) réfléchit et qui lui seul (nous) lit(e).



gentle13 17/08/2008 08:27

Bonjour Arthi merci de ta visite, le texte est superbe. Je te souhaite une excellente journée.Paul

Arthémisia 17/08/2008 10:10



Merci d'aimer et de le dire.


Bises Paul



jc 16/08/2008 22:33

l'exil la plus belle des retraite, un retour aux sources de nos âmes salient par le contacts des autres

Arthémisia 17/08/2008 10:08



Ton erreur d'orthographe me fait penser qu'il faut allier nos âmes avec nous même pour ne plus les salir.Les autres ne sont pas responsables de cette
souillure : ils sont tant aveugles. Ils ont d'office ma tendresse...(c'est tout moi çà, le pardon!)
Bisous mon frère.
Arthi



bleu virus 16/08/2008 10:33

Le chemin parcouru est acquis, l'exil peut être un doux repos, une sorte d'étape,  si on en accepte la fonction.L'acte de don passe forcement par l'oubli de soi même il semble que cela tienne de l'inné pour vous les femmes et de l'acquis chez nous les hommes....

Arthémisia 16/08/2008 16:58



Oh non! Ce n'est pas parce que la femme donne la vie qu'elle est prévue pour donner sa vie.


Cela relève de l'acquis aussi chez la femme qu'on modèle, qu'on façonne pour l 'exiler d'elle, l'établir dans une
servitude volontaire inconsciente.


 


Cet exil n'est pas un doux repos; il n'est qu'une illusion, un écran qui nous éloigne de nous. Et le jour où l'écran se
brise, où les distinataires du don ne font plus appel à nous, que reste t-il de ce soit disant repos? Une belle désillusion, un grand néant dans lequel nos morceaux éparpillés sont bien
difficiles à regrouper et surtout à faire accepter comme entité propre.



Autre regard 15/08/2008 11:28

Et si la raison de l'exil était un trésor caché...

Arthémisia 15/08/2008 21:49



Tellement caché qu'il se voit comme le nez au milieu de la figure...



o 15/08/2008 09:43

J'ai si souvent cette impression de n'être plus rien, même pour moi.Mais les "devoirs de ma charge" m'obligent à être pour l'autre. Cela m'aide à m'oublierBisous

Arthémisia 15/08/2008 09:57



Ne crois tu pas que cela puisse être l’inverse, qu’à n’être que
pour les autres, on arrive à s’éloigner de soi, insensiblement ? Et le jour où on essaie de retrouver son chemin, les autres, ceux à qui on a tant donné,  habitués par la gratuité et la répétition de notre don,  passent à côté de notre nécessité.



Je connais bien des femmes/mères qui répondent à ce schéma…C’est même une banalité qui fait bien rire quelques machos dont la rusticité fait outrage à l’humanité.


Passons, je pourrais devenir acerbe.


Bises mon O.



Clarinesse 15/08/2008 09:03

J'adore ce texte. Voilà, c'est dit. Très beau et juste.

Arthémisia 15/08/2008 09:48



La juste verbalisation de cet état, m’a été apportée par une
personne que je connais peu mais qui par sa fine analyse a compris bien plus d’une situation que ceux qui y baignent quotidiennement.


Je crois que cela s’appelle l’intelligence et elle peut faire
très peur..
Merci "d'adorer" ce qui n'est qu'une très troublante vérité.