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950 - La Mémoire

Publié le par Arthémisia





 

Car il nous faut la rencontre de l'heure et de la pensée

Des bras de l'absent

D'une  respiration,

D'une paix, quand même,

Et de ce parfum tiède de peau

Nocturne

Qu'on n'oubliera jamais.

 

Copyright © Arthémisia - juin 2009

 

Avec : John Anster FITZGERALD - La matière des rêves

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fbd 12/06/2009 17:58

Tant de pudeur semble justement parler pour moi de ce qui est caché, le corps et la passion!Majorelle oui, je rêve d'y aller…

Arthémisia 12/06/2009 21:36



Epoque de rigueur et de morale ...mais a -t-on jamais pu tuer la part d'animale de l'homme? Sans parler des sentiments....



fbd 07/06/2009 18:30

ça n'a rien à voir, mais je pense à du Delacroix (La mort de Sardanapale, exactement)Je ne connaissais pas cette fenêtre de Matisse… J'aime bien son nu bleu pour lequel tu fais le lien, il me rappelle ses influences orientales, et la sculpture contemporaine…

Arthémisia 07/06/2009 21:13



Avec Fitzgerald nous avons  une peinture très Victorienne...totalement autre chose que le romantisme effréné de Delacroix : Chez le
victorien, point de chair!!! L'Académisme pesait lourd!!!!

Le bleu de Matisse, vient peut-être de l'orient où il a fait plusieurs séjours; c'est le bleu de Majorelle et des Azuleros. Quand à la ligne, bien sur si pure, si étudiée, elle est presque une
écriture, une calligraphie.



nora 06/06/2009 13:31

Concis, j'ai aimé ton texte.
On gratte le vif
pour en retenir l’image
l’instant posé.

Arthémisia 06/06/2009 13:52



C'est peut-être aussi le vif qui nous gratte....



Juliette 06/06/2009 09:05

Comme tu dis bien cette douceur du rêve demi-éveillé où l'esprit part vers le désir.....BisesO.

Arthémisia 06/06/2009 09:24



Merci.  Ce moment là, a effectivement quelque chose de magique.
Bises
A.



Bifane 05/06/2009 14:49

Gnnnarfff ! J'aimerais te dire oui, que ça me plaît, mais j'aime pas bien mentir... Gasp ! J'accroche pas avec Matisse... Me souviens, y'en avait un chez une copine, un genre de personnage tout bleu, assis, je le regardais chaque fois que j'allais la voir. Un jour, elle me dit comme ça qu'il a l'air de me plaire, comme elle a remarqué que je le regarde beaucoup. Bin, j'ai dû la détromper : en fait, je cherchais ce qu'il pouvait bien y avoir de génial là-dedans, puisque quand même, je connaissais le nom de Matisse, mais j'arrivais pas à trouver quoi que ce soit là-dedans. J'allais parler de "beau" encore, mais non, même pas : je cherchais quelque chose dans la forme, le mouvement, je sais pas quoi, qui me touche ou me remue quelque part, mais non, rien du tout de que dalle... J'suis crasse de chez crasse hein ?

Arthémisia 05/06/2009 22:23



Merci de ta franchise !


Tu n’es pas crasse…mais il semble qu’il y ait du boulot !


Ton personnage tout bleu, ce ne serait pas un des « Nus bleus »,  papier découpé qu’a réalisé Matisse lors de la maladie ?


http://www.passion-estampes.com/deco/affiches/matisse/matissebleu.JPG


Pas ma tasse de thé non plus, je t’avoue, car à la limite du décoratif. Mais on peut y apprécier bien sur la
nouveauté d’une démarche.


Mais cette porte sombre ouvrant sur un je ne sais quoi, oui, elle m’attire, m’interpelle, me fait question. Et
j’ai envie de la franchir. Autant dire que Matisse, sur ce coup là à gagner : je le suis dans son antre !


Antre ouverte sans doute sur des œuvres géométriques, constructivistes ou expressionnistes. Barnett
Newmann… ?


Bon mais je te fais un cours perso : je te préviens, c’est plus cher !



"La mémoire" 05/06/2009 14:25

"Feu sans foyer dont j'ai fait tout mon jour"Catherine Pozzi

Arthémisia 05/06/2009 22:05



Ce n’est pas la chair qui est réelle, c’est l’âme. La chair est cendre, l’âme est flamme.


Victor HUGO



Bifane 05/06/2009 12:49

Y'a aussi de jolis mots ! Pis t'as des peintures qui me plaisent, des fois...On dira que c'est ma porte entrebaillée alors !

Arthémisia 05/06/2009 13:04



Merci....  !
J'espère que tu aimeras cette Porte fenêtre à Collioure de MATISSEhttp://doudou.gheerbrant.com/blog2/wp-content/portel.JPG 
(1914)
C'est déjà un pied (dans tout les sens du terme!) dans l'Art Moderne



Bifane 05/06/2009 12:07

Bin oui, tu sais, la peinture et moi, c'est pas souvent qu'on se cause : y'a bien des choses qui me plaisent et m'agrippent, mais le plus souvent, je passe dessus sans que ça me chatouille la rétine. Même quand j'essaye férocement de m'intéresser, c'est rare que ça se termine pas d'un tant pis, et que je passe à autre chose... Pourtant, des gens bien gentils et très sympathiques, dans mon proche entourage, ont essayé de m'incliner à plus de sensibilité, m'ont présenté des trucs, m'ont fait voir, m'ont causé de quoi ça venait, comment ça se racontait, qu'est-ce qu'y avait dedans. J'étais impressionné que ça contienne tant de choses que moi, je voyais pas du tout, mais même à me les montrer, faut reconnaître que je les voyais pas plus. Bon, pour ma défense, je dois préciser que j'ai jamais prétendu qu'y avait rien : je me suis toujours dit que c'était moi qui voyais pas, et non qu'y avait rien à voir. M'enfin, le fait reste que je suis quasiment hermétique aux grâces picturales. J'ai quand même passé de très chouettes moments dans les musées parisiens, mais il semble que je sois pas ouvert aux nouveautés, aux révolutions et aux modernismes divers, je me contente de goûter des toiles de Pissarro, qui m'ont laissé un souvenir marqué, ou d'autres de Monet ou de Cézanne, mais des choses somme toute très classiques... C'est dommage d'être guindé comme ça, je me doute, mais j'ai pas réussi à en sortir...

Arthémisia 05/06/2009 12:35



Point d’auto-flagellation en ces lieux, s’il te plait.


Je te tiendrai le même discours qu’à Agnès, ce matin sur mon article " Le
Sacré". Le chemin pour aller vers l’Art moderne et l’Art contemporain est infini tant dans sa largeur que dans sa longueur. Il ne demande pas de férocité, ni d’approche effrénée. Il faut juste
s’y balader, lentement, et laisser les œuvres venir à soi. Même si elles sont très peu.


Vouloir aller vers le Beau, c’est l’échec assuré. Le laisser venir à soi, lui
ouvrir simplement la porte, oh ! …pas en grand d’un coup, mais plutôt l’entrebâiller, c’est déjà attendre la caresse. Elle viendra ou pas, là n’est pas le problème. Mais surtout, surtout,
éviter la confrontation, le choc.


On ne peut vraiment pas jeter un adepte de Pissaro devant des œuvres des
actionnistes viennois, des photos de Nan Goldin, ou d’Andres Serrano, des vidéos d’Abramovic,  sans  risquer sa vie.


Et je tiens à toi Bifane !


Arthi

ps : que fiches tu ici? Il y a de la peinture à toutes les pages?! 



Bifane 05/06/2009 10:38

Ce que j'aime, c'est la parfaite justesse tenue dans une telle concision. Impressionnant...

Arthémisia 05/06/2009 10:58



T'inquiète! ce n'est pas un autoportrait!
Va plutôt voir ça...>>>>>http://corpsetame.over-blog.com/article-6017313.html

Ah, mais tu parlais de mes mots! Alors là oui, c'est un autoportrait! (ça va les chevilles Arthi?)