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1259 - Oh I can't wait ¹…

Publié le par Arthémisia

 

 

http://images.artnet.com/artwork_images/1047/366668.jpg

 

 

 

 

...Et l’on vit d’utopie,

 

De capital retenu

au ventre de la nuit

 

De bouquets

morts avant d’avoir vécu

 

De sourires yeux fermés

parce que le monde vert

 

De lumineuses clartés

débranchées

 

D’eaux vibrantes

en bouteilles de mémoire

 

De là… dessous,

rhabillés

 

De laineuses dépouilles

emportées

 

De cotillons

couillons

 

D’hiers au coeur

bijoutés des faux ors de today…

 

 

Oh I can't wait ¹

disait la chanson de l’ami...

 

 

 

Copyright © Arthémisia – Août 10

 

 

¹ Extrait d’une chanson de Phil KEAGGY 

 

Avec : Nu assis au bord de l’eau – Otto MUELLER

Aquarelle, gouache, craie et encre sur papier –

52.3 x 67.9 cm – 1925

  

Commenter cet article

joruri 27/08/2010 13:10



Purée, fait pas bon être grand et fort...



Arthémisia 27/08/2010 13:12



En tout cas il ne fait pas bon d'être trop sûr de l'être....



joruri 27/08/2010 12:11



Oui. Moi aussi j'assume mon égoïsme. Bien que croyant, je serais un fiéffé menteur de dire le contraire ! Par exemple, mon salut m'intéresse !!! c'est mon intérêt bien compris ! Il y a des gens
qui veulent nous faire croire à un altruisme total, je n'y crois pas. Avec un revolver sur la tempe, mis à part quelques saints plus admirables qu'imitable, tout le monde devient méchamment
égoïste. La sagesse tempère cette égoïsme foncier en le maîtrisant, mais elle ne saurait l'annuler.



Arthémisia 27/08/2010 12:18



De toute manière c'est une grande banalité de dire qu'il faut d'abord être en accord avec soi-même avant de pouvoir, d'être en capacité d'aller vers l'autre.
Sauf comme tu le dis quand on est Saint.


Et je connais des Parfaits qui sont lamentablement tombés de leur piédestal.



joruri 27/08/2010 12:06



Parce que tu as daigné te pencher sur cette "chanson", que tu ne l'as pas méprisée, (ce que certains font, et je ne leur en veux pas) et que tu y a joint le terme "ami".


Ce n'est pas rien. :)



Arthémisia 27/08/2010 12:14



Je reçois ce que me porte l'autre comme un morceau de lui. Cela mérite toujours une attention particulière, un accueil attentif, non?


Et même si mon chemin reste assez  loin du tien, je te souris.


 



bleu virus 27/08/2010 11:23



Tu invites au passage à l'acte, mais tu ne n'exprime en rien le cadre de la rencontre dont le support est le désir, le moteur l'estime de soi, et la finalité ????


La multitude de situtions et des êtres humains m'incite à un regard bcp plus circonspect de ce qui est vrai pour l'un et peut être l'inverse pour l'autre. L'un s'y perdra quand  l'autre
grandira tu ne crois pas ...!


 



Arthémisia 27/08/2010 11:44



Quelle rencontre?


 


La finalité ? Etre en paix avec soi-même.


Je sais, je l'entends à longueur de journée : c'est super égoïste!


Les autres, ou plutôt l'autre est déjà sûr, très sûr de sa vérité. Alors mon égoisme, je l'assume totalement. Question de survie.



joruri 27/08/2010 09:18



Merci ! ; )



Arthémisia 27/08/2010 09:21



Pourquoi, Joruri, pourquoi?



Servanne 26/08/2010 07:50



Ah les cotillons couillons, comment les oublier !


Tu es dans ta période verte on dirait ? :)


je ne veux pas trop intellectualiser, je préfère gouter tes mots, garder tes belles métaphores, et tes rejets  ( ou fiers enjambements ) poétiques ...


 


Pensées tendres Arthi, et cela me ferait plaisir que tu viennes me parler sans "r", je suis sue que tu sauas faie ...



Arthémisia 26/08/2010 09:48



Période verte? Pas précisemment. D'ailleurs Ipanema est plutôt rose.


Sans air, je me meurs! Mais sans R je vais m'amuser ! A bientôt pour l'exercice -->>>>


R











Gui 26/08/2010 07:42



Un homme n'assumant aucunement sa virilité en somme que vous me décrivez là? J'en ai quelquefois croisé certains qui allaient jusqu'à nier ce terme, allant jusqu'à le comparer avec le machisme
(une forme de virilité non assumée, justement, selon moi).


Certains vont même jusqu'à nier les différences entre homme et femme, prétendant qu'il ne s'agit que d'éducation, alors qu'il a été scientifiquement démontré que la testostérone modifie le
comportement, voire le développement du corps tout court. A se demander quels traumatismes ces hommes ont subi de la part des "leurs" pour se nier en tant que tel...



Arthémisia 26/08/2010 09:28



http://corpsetame.over-blog.com/article-29519793.html



Emma Lapin 25/08/2010 21:45



les cotillons couillons ;-)


 


 



Arthémisia 25/08/2010 22:19



http://www.youtube.com/watch?v=3EYNl8-rZCY :0002:



Gui 25/08/2010 17:51



Là n'est pas la question; une "amie" (je suis plutôt asocial et de ce fait, n'aime pas ce terme vidé de sa tripe réelle mais puisque nous sommes à disserter sur l'utopie...) a justement, très
récemment, découvert l'homme "de sa vie", tel qu'elle le se plait à le dire...découvert, car elle le connaissait déjà, mais c'est le temps qui lui a appris à découvrir cette animalité, je dirais
même véritable virilité (à ne pas confondre avec machisme, synonyme d'écrasement, voire de violence morale, physique), en cet homme qu'elle a pu aimer pour celui qu'il est et non celui qu'elle
aurait voulu qu'il soit.


Elle me dit elle-même que cet homme correspond au modèle masculin qu'elle a toujours cotoyé dans sa famille (grand-père, père, cousins...), et qu'elle a enfin accepté en tant qu'homme tel qu'elle
l'a intégré dans son apprentissage "animal" de la vie, l'affectif, l'émotionnel, et ce dès les premiers instants de son existence. Peut-être est-ce là que l'on doit rechercher la source de nos
conflits et/ou attirances relationnels...non?



Arthémisia 25/08/2010 22:17



http://corpsetame.over-blog.com/article-29519793.html



Gui 25/08/2010 17:31



Vous me semblez bien présente dans un jugement de valeurs qui ne sont point vôtre, et cela me semble vous dévorer. Vous devriez éviter de faire une analyse psychologique des comportements humains
et vous fondre dans l'accomplissement animal de ces êtres que vous ne semblez point comprendre.



Arthémisia 25/08/2010 17:38



http://corpsetame.over-blog.com/article-29519793.html



tilk 25/08/2010 12:03



l'utopie comme aiguillon la réalité comme boulet


l'utopie comme rêve pour sortir de ce cauchemar de quotidien


besos


tilk



Arthémisia 25/08/2010 12:20



Il me semble qu'il ne faut pas voir l'utopie comme le remède absolu, une panacée au quotidien car elle est trop souvent aussi elle même une illusion mais
plutôt la considérer comme une porte ouverte pour échapper à un quotidien quand il devient pesant. Ton idée d'aiguillon est très juste.


Et n'oublions pas aussi que certains se complaisent parfaitement dans un quotidien bien cadencé, qu'ils ont besoin des cadres répétitifs pour se rassurer et
que le rêve avec tout ce qu'il comporte d'aléatoire, est à leurs yeux le summum du risque, voire du danger et même de la honte.


Jusqu'au jour où à trop s'enfermer ils se mettent à somatiser,  sortir "joyeusement" des rails qu'ils s'étaient tracés, et même parfois à rentrer dans
des psychoses que bien sûr ils ne sont pas en capacité de reconnaître.


Ce qui les rend dangereux pour eux-mêmes et pour les autres aussi.


 


bises


Arthi



Bifane 25/08/2010 10:20



J'ai du mal à te suivre... Vivre d'utopie, moi, il me semble justement que ça nous manque, qu'on se gorge de réalité en intraveineuse, au point de renoncer à tout ce qui pourrait amorcer un
changement. Selon ce principe, le meilleur n'existe pas, et partant ne peut exister, d'autant qu'on nous le répète à longueur de temps : il faut vivre avec son temps, accepter le système tel
qu'il est puisqu'il n'en est plus d'autre possible, se plier à ses règles et les admettre comme justes, puisqu'on ne peut pas les remplacer par d'autres... Et pourtant, si l'on vivait un peu plus
d'utopie, si l'on s'y attachait davantage, je crois qu'on pourrait envisager autre chose et autrement.


Toute les illusions que tu donnes à lire, à mes yeux, sont le reflet sinistre d'une réalité quotidienne, sans rêve, sans autre possible. Du falsifié qu'on a donné pour vrai, qui suffit d'ailleurs
à en convaincre pas mal, bon gré mal gré...


Mais peut-être ai-je tout compris de travers ? Je regarde les utopistes comme des porteurs d'eau dans le désert : capables de proposer autre chose là où plus personne ne songe au changement,
capables de pousser le rêve vers la réalité, de lui donner corps, vie, jusqu'à le rendre possible. Pas qu'il n'y ait rien de bon dans le réalisme, mais le réalisme seul, quelle misère tout de
même ! Quel manque d'envergure... Non ?



Arthémisia 25/08/2010 11:23



 Tu as très bien compris ce qui est un constat de tout ce qui enferme, sclérose, étouffe, délivre de fausses images,
formate et empêche la magie, le déploiement, l’envol.


C’est bien le rêve, tout (ou même tant...)  utopiste qu’il puisse être qui (un jour où nous trempons nos pieds dans la
rivière !) nous fait nous interroger sur la liberté fluide de l’eau, le voyage, et la conjonction de ce rêve avec une réalité projective qui nous fait  basculer de cette envie dans sa
réalisation. Affaire de respirer un peu, en réaction.


 


Je posais aussi la question de la durée, de la capacité que chacun a à tenir le coup dans ce système mensonger sans hurler un
jour de grande perdition  I can't wait !