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1796 - Ad libitum

Publié le par Arthémisia

Elle  meurt

De l’absence de son berger

Qui tapissait ses berges d’écume,

Des perles de ses roseaux,

De ses mots qui bronzaient la nuit.

De guerre lasse

Elle meurt,

Des vapeurs cireuses et aigres

De ces machines qui repassent

Les sens ad libitum.

Elle  meurt,

De cet infini plat,

De cette lune trop certaine,

Elle meurt

Emportée par le vide

De ce qu’aucune vie ne retient.

Arthémisia © Déc. 2015

Avec : Photo-montage de René Chabrière (clic)

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Arthémisia 25/04/2016 10:28

Bonjour Pascal et merci pour tes mots.
La mort n'est pas mon amie, mais elle rôde toujours auréolée de ces brumes noires qui étouffent trop souvent.
Heureusement parfois un grand souffle d'air me fait redécoller.
Tout va bien. J'espère qu'il en est de même pour toi.
Je t'embrasse aussi.
Arthi (qui n'a pas de Facebook)

Pascal Masmont 24/04/2016 10:36

https://www.facebook.com/pascal.masmont?__nodl

Pascal Masmont 24/04/2016 10:33

Elle meurt ... Mais c'est bien le'but ! Ce face à face avec la mort, l'ego, le soi conscient ,... Le tout est de ne pas etre englouti. ( bleuvirus )
Et ces qlqes mots comme les tient issus de maux :)
Expire l'éclats des fleurs
leurs odeurs
Faire silence
d'aucune science;
Laisser l'air et le temps voler,
sans s'envoler.
Réduire l'instant qui passe
sans strass,
Effacer l'indiscible pensée
ajustée à ces moments
qui, tu crois,
font trépasser les bonheurs ancrés;
Ren à faire, sale affaire
que ces mouvements de va et vient
comme d'indispensable séances de dédicasses
au temps qui passe et s'appauvrit,
Pourtant si dense
dans ses instances éclairées d'avenir.

Je t'embrasse

Re Chab 06/04/2016 16:08

( au sens littéral )

-

Elle pourrait être emportée
par ce vide,
Qu'aucune vie ne retient.

La lune est un astre mort ;
La lune était plate,
la lune était fade,
et un cercle circonscrit.

Mais ce n'est qu'un point minuscule
dans l'univers.
On n'en connaît même pas la face,
qui s'obstine à ne pas vouloir se montrer .

Et, de toute évidence
malgré sa pâleur blafarde,
elle ne fait peur à personne .

Elle n'a rien emporté dans ses rayons.
Même l'absence de soi .
( et elle tourne toujours autour d'elle ).

A bonne distance .

Arthémisia 06/04/2016 21:20

Comme tu le dis, tout semble question de distance et surtout de distanciation.
Mais le prix de la vie est parfois tellement excessif que même la lune ne sait plus réconforter l'âme.

tilk 21/03/2016 23:46

tenter de s'évacuer
se défaire
plonger dans le blanc
s'oublier....
mais rien n'y fait
l'absence de l'autre
est d'une présence
oppressante

tilk

Arthémisia 22/03/2016 00:56

Le blanc est une ruine. Celle des linceuls. Des morgues, des falaises de craies desquelles tombent les anges.
Il me semble que toutes les autres couleurs, portent en elles plus de vie, les jus rouges des lèvres, des lèvres et des fleurs, les veines turquoises des îles lactées des nues, les émeraudes des regards tout largement ouverts sur les tremblements orangés des âmes palpitantes, les violets mystérieux et mystiques des profondes pensées, et les ors brillants des rêves qui soudain...se réalisent. Il suffit de garder la foi...

Suzâme 09/02/2016 17:58

Et devant ton poème que je lis lentement, je me sens comme une invisible et impuissante présence. J'en perds la mémoire. Suis-je l'arbre le plus proche, la dernière fleur fanée de ton lieu de solitude ou cet être un peu femme, beaucoup âme qui reçoit ta sensibilité, ton vertige. Chaleureusement. Suzâme

Arthémisia 09/02/2016 18:02

Tu es toi, femme et fleur, et je te reçois ...aussi comme une soeur.
Amitié.
Arthi

gballand 10/01/2016 06:54

Cela fait froid dans le dos. Ne meurt-on pas chaque jour ? Heureusement, des perles de vie nous raniment, mais jamais totalement...

Arthémisia 10/01/2016 08:49

Oui gballand, je sais ce froid...très très bien. Froid, et pas que dans le dos...
Parce que les perles ne sont trop souvent que de pacotille.

Christophe 09/01/2016 21:24

Magnifique poème, le plus beau que j'ai jamais lu...

Est-ce parce que c'est une souffrance indicible qui l'a dicté...?

Arthémisia 09/01/2016 21:40

Je suis troublée par tes mots Christophe. Un merci me parait du coup bien ridicule...

Et je ne saurai répondre à ta question. Pourtant il me semble que les productions artistiques qui m'émeuvent le plus sont bien celles issues des moments les plus durs de leurs auteurs. Et je ne pense écrire relativement bien que quand je vais mal...c'est à dire...souvent. Trop souvent :-(