TOUS

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TOUT VOUS

LA TOO

Retrouvez mes modestes interventions liées à des contraintes d’écriture sur le site de
et sur le site de poésie érotique de
© Cyr
que je remercie tous deux chaleureusement.  

TOO MUCH !

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Mardi 13 mai 2008

 

J'écris des marginalia*(1)  en général au crayon à papier.

J'utilise tous les espaces vierges des livres pour y écrire des notes de lecture mais aussi des textes qui n'ont rien à voir avec ce qui y est typographié.

J'écris petit, pitoyable, sans place. Je n'habite pas, n'ai pas de place, vis dans l'étroit. Je n'ai pas de sens ; parfois de haut en bas, parfois horizontale, je penche, tombe, décline en toutes directions. Je fais moche, misérable, étriqué, peut être émouvant.

 

Et parfois, je l'avoue, je vais pire : je palimpseste *(2). En  vert, en bleu, en rouge - c'est le top, le rouge ! - oui, oui ! au stylo bille ou même au feutre, j'écris par-dessus le texte.

Et là, je vole, j'occupe, je pirate, je m'empare, je squatte, je m'installe, m'étale voluptueusement. Je fais grand, grandiose, large et même grandiloquent.

(Ne craignez rien...je ne fais pas ça dans mes Pléiades, ni dans les livres auxquels je tiens pour des milliers de raisons.)

 

Et le pire c'est que je gratte... sous la couette...

 

*(1) J'ai volé le mot marginalia à Edgar POE, qui en a fait le titre d'un de ses livres.

*(2) Le mot palimpseste vient du grec  « qu'on gratte pour écrire de nouveau ».

Copyright © Arthémisia - mai 2008

 Illustration : Pierre ALECHINSKY - Table réservée.

par Arthémisia publié dans : MES TEXTICULES (oui, oui... les miens!)
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Lundi 12 mai 2008

Tu


Tu es beau comme le hasard et la nécessité

 

(inspiré par B. )

Illustration : René MAGRITTE - L'Invention de la vie

par Arthémisia publié dans : COURT METRAGE
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Dimanche 11 mai 2008


C'est le premier jour.
Celui de l'histoire qui oblige l'humide à se raconter,
La rencontre des bouches.

C'est l'histoire d'un frôlement
De plus en plus appuyé
Que le temps fait grandir, en écartèlement,
En écroulement,
En écoulement.


L'histoire d'une fleur mutante,
D'un fruit indéhiscent
Niché dans la mousse blonde
Qu'une indécente cueillette offre à la rivière.


C'est l'histoire d'un creux
Léché et pourléché,
Inondé.


Cela parle de voyages
De grottes en orifices,
De cavités trempées,
De jus recomposés.


C'est l'histoire d'une pivoine
Aux pétales tombés.


C'est une histoire de larmes,
De salive, étalées,
Et d'un rendez vous rouge
Dans un ventre allumé.

Copyright © Arthémisia - mai 2008 

Illustration : Pétales de pivoines - Copyright © Arthémisia - mai 2008

par Arthémisia publié dans : FOR YOU
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Jeudi 8 mai 2008

 


« Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets »

Salvador DALI

Je pars 3 jours et vous raconterai tout à mon retour, si je m'en souviens !


Illustration : Henri MATISSE - Le Verre de vin 

par Arthémisia publié dans : ECOUTER, REGARDER, TOUCHER, etc...
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Mercredi 7 mai 2008

Je te reconnaîtrai aux algues de la mer

Au sel de tes cheveux aux herbes de tes mains

Je te reconnaîtrai au profond des paupières

Je fermerai les yeux tu me prendras la main

 

Je te reconnaîtrai quand tu viendras pieds nus

Sur les sentiers brûlants d'odeurs et de soleil

Les cheveux ruisselants sur tes épaules nues

Et les seins ombragés de palmes du sommeil

 

Je laisserai alors s'envoler les oiseaux

Les oiseaux long-courriers qui traversent les mers

Les étoiles aux vents courberont leurs fuseaux

Les oiseaux très pressés fuiront dans le ciel clair

 

Je t'attendrai en haut de la plus haute tour

Où pleurent nuit et jour les absents dans le vent

Quand les oiseaux fuiront je saurai que le jour

Est là marqué des pas de celle que j'attends

 

Complices du soleil je sens mon corps mûrir

De la patience aveugle et laiteuse des fruits

Ses froides mains de ciel lentement refleurir

Dans le matin léger qui jaillit de la  nuit.

 

Claude ROY

(Le Poète mineur)

 

Point de poètes mineurs dans Poètes français d'aujourd'hui  - Anthologie critique de Jean ROUSSELET chez Seghers, que je viens de lire.

C'est un vilain bouquin jauni et corné à souhaits que j'ai déniché aux Puces et dont l'édition date de 1959...ce qui nous fait de cet aujourd'hui un hier.

Une anthologie c'est comme les Puces : du bon, et du moins bon, des incontournables : Antonin Artaud, Isidore Isou,  Henri Michaux, Raymond Queneau, Jacques Prévert, René Char, Robert Desnos, mais aussi des découvertes : Francis Ponge, Alain Bosquet, Philippe Dumaine et ce Claude Roy dont je n'avais encore rien lu, et qui, s'il est mineur, est de ceux qui creusent dans l'humus et dans l'humain ( Jean Rousselet).

J'essaierai de vous en proposer quelques textes dans les semaines à venir et,... surtout si vous dégoter cet ouvrage dans un quelconque vide grenier, ne vous en privez pas.

Je crois qu'il est encore disponible sur Chapitre.com mais bien plus cher que  le 1 € qu'il m'a coûté.

Sur Priceminister.com le prix est moindre.

par Arthémisia publié dans : RAYONNAGES
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Mardi 6 mai 2008


 

Soudain des dunes d'eau remplissent nos yeux. La marée monte ; c'est l'affolement, l'extrême galop. On court à pleins poumons. On court à plein sang, à plein temps. On court parce qu'on y croit, parce qu'on y croît.

On est géants, géants grisés et gris, ivrognes de nos vies. Et on boit encore, toujours. Notre bouche aspire, tête, se nourrit, avale goulûment, s'inonde, nous inonde, du monde sur lequel nos pieds spectraux ne laissent plus traces.

C'est la fontaine, la cascade, la source, la rivière, le fleuve en crue, les cataractes, les grandes eaux du Château.

Qui l'eut cru ?

Le bateau de bleuets et de mangues ballote de bâbord à tribord, s'élève très haut dans la gerbe mousseuse, lutte contre la vague, retombe platement sur le mur blanchi, dans un fracas de tombe et repart, repart encore, vers nous.

On tient la barre, le cap. On ferme les yeux pour s'en remettre aux cieux.

Et on  les ouvre fort pour crier qu'on est deux, nom de Dieu !

On est deux ! 

Copyright © Arthémisia - mai 2008

Illustration : Alberto GIACOMMETTI - Homme et femme

par Arthémisia publié dans : MES TEXTICULES (oui, oui... les miens!)
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Lundi 5 mai 2008



Les chemins propices mènent à la Chaux-de-Fonds.

 

Illustration : Otto DIX

par Arthémisia publié dans : HI!HI!HI!
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Vendredi 2 mai 2008


 

Je marche encore vers toi

  Eblouie et brûlante,

Aveuglée par ton ombre

Clandestinement jetée

Sur mon ventre en sommeil

Et j'entre plus profond

Dans ton regard de cendre,

De chat, bleui au soir

D'un Orient aquatique.

 

Le silence de ton geste

Me guide encore vers toi.

Mes cuisses  en latitude

Acceptent l'invitation

De tes genoux accueillants.

 

Je te califourchonne

Et suis face à mon rêve.

Ta bouche choisit ma bouche.

Je respire ta langue

Et goutte outrageusement

Le parfum d'un anis,

Diorissime élégance.

 

Tu me repousses, un peu

Ne quittant pas mes yeux

Et je sens déjà au centre de mes jambes

Des routes de soleil

Par tes doigts attrapées.

 

Mon enfance est bien loin,

Pourtant sans lassitude,

Il me plait à venir,

Telle la jeune joueuse

Apprendre sur tes genoux

Le goût des premières heures.

 

Ce soir, je ne sais rien.

Jouons !

Car j'ai  tout oublié

Des caresses sublimes.

Mais il me semble pourtant

Trouver dans ton lapis

L'appel renouvelé du mystère

Sur lequel le temps le plus vil

Ne pourra jamais rien.

 

Copyright © Arthémisia - avril  2008

Illustration :  Photographie de Julian WASER   - Marcel DUCHAMPet Eve BABITZ  jouant aux échecs au musée d'Art de Pasadena

par Arthémisia publié dans : PEAU AIME
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Jeudi 1 mai 2008

 

Et si la caresse était aussi la cruauté la plus  rapprochée, celle qui ne fait que prendre, que tout prendre, tout enlever et nous laisse nus à nous-mêmes, sans coquille, sans carapace, livrés, offerts à plein, nus de toutes nos résistances, de toutes nos réticences, sans plus d'esprit que celui de notre peau, sans plus de volonté que celle qu'elle continue?

Copyright © Arthémisia - avril 2008  

Illustration : REMBRANDT Van RIJN - La Fiancée juive  (Extrait)  

par Arthémisia publié dans : COURT METRAGE
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Mercredi 30 avril 2008

On ferme avril. Je retiens ça....Ce que vous êtes choux...



« La Beauté, c'est l'énigme parfaite. »
@ Bleu Virus


"Longue et patiente est son oeuvre. Elle a son heure."

@ .

 

«... j'aime le silence

de ta peau.»

@ Vallisnéria

 

"...the fish does not speak, it is not dumb..."

@ Amanieu

 

"Purée de couple :
Je te foutrai des lignes et des mots qui envahiront ta chambrée ..."
@
MIKEL

 

« La conscience d'être tente d'apprivoiser la vie pour abstraire sa finalité.
Si l'éternité fait partie de notre mémoire, notre passé est le seul regard sur cette éternité.
Le futur nous le connaissons, c'est cette finalité. »
@ Entité

 

« Un bon coup d'oeil vaut mieux qu'une mauvaise impasse »
@ Matou persan

par Arthémisia publié dans : BREVES DE FIN DE MOIS
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