Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 00:01

 

http://www.linternaute.com/sortir/magazine/photo/les-nympheas-de-monet/image/nympheas-245604.jpg



Dans le petit nymphéa

Du milieu de ton ventre

J’ai laissé couler

Du cornet de ma langue

Les mots tièdes d’un moment

Au pourquoi partagé.

 

Je le sais :

Tu les lis

Parfois

Encore

Aujourd’hui

 

Tout fort

 

@ Arthémisia – mai 2012

 

Avec : Claude MONET - Nymphéas, effet du soir (1897),

huile sur toile, 73 x 100 cm. Musée Marmottan, Paris. © Visipix

Par Arthémisia - Publié dans : PEAU AIME
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 00:01

 

12-02-28-W-d-enfants---Syndicat-d-initiative-Hyeres.JPG

Il y eut un jour un orage
Ce fut quand je fis le voeu
d'être une tortue.
Mais entendons-nous, sur terre !
Celle qui porte une tente dure
sur son dos
Je voudrais tout rentrer à l'intérieur
bien au sec.
Voici qu'arrivent les vagues
qui me secouent
et j'ai le mal de mer.
Je voulais être la tortue qui mange les bourgeons et les fleurs et les baies.
Il faut que je souhaite les choses avec précision !
Il en sera ainsi
dorénavant.


Partition rouge, poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord
traduction Jacques Roubaud et Florence Delay

 

Cité dans un comm.  hier par Ren.

 

Avec : Travail d'enfant - Syndicat d'initiative de Hyères - Février 2012
Photo © Arthémisia

Par Arthémisia - Publié dans : MOTS D'AUTEURS
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 00:01

 

http://www.modigliani-foundation.org/Portrait-of-Madame-Survage.jpg



Puisqu’ils ont accumulé trop de peurs, de douleurs, de saleté, il faudra probablement éplucher nos yeux, prendre le couteau le plus affûté et éliminer cette peau fine qui les fait tant souffrir, les pique, les torture jusque dans leur sommeil.

Il faudra prendre bien soin d’enfermer les morceaux retirés dans des contenants hermétiques, inviolables, dans lesquels ils ne pourront germer. Juste s’asphyxier. J’ignore où nous pourrons les stocker. En orbite peut-être, histoire de filer la métaphore.

Il faudra alors nourrir ces yeux nus tels nourrissons au sortir de leur mère, les nourrir de ce qu’ils ne pouvaient plus voir, ce qu’ils avaient perdu, ce qui renforcera leurs cristaux de lumière pour les faire briller comme des pierres précieuses, ce qui emporte les mondes au-delà des écorces brûlées, des terres desséchées et des armes brisées.  

Peut-être d’un brin d’herbe, d’une coquille nacrée, d’un mot écrit dans l’air, d’une caresse qui dure, ou de chairs accouplées ?

De Beau?


 

© Arthémisia – mai 2012

 

 

Avec : Portrait de Madame Survage – Amedeo MODIGLIANI

Par Arthémisia - Publié dans : MES TEXTICULES (oui, oui... les miens!)
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 00:01

 

 

Interminable
est le chemin
qui mène
de nos questions
d'enfants
à nos réponses
de vieillards
@ La Méduse et le Renard

Par Arthémisia - Publié dans : BREVES DE FIN DE MOIS
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 00:01

 

http://img.over-blog.com/610x813/2/01/43/65/Centre-Pompidou-2/Centre-Pompidou-2-1989.JPG

 

 

Elle

ours

drap blanc de la grand-mère

housse de couette

couette

polaire grise

polaire sans couleur

plaid matelassé turquoise

coussins.


Coussins

plaid matelassé turquoise

polaire sans couleur

polaire grise

couette

housse de couette

drap blanc de la grand-mère

ours

elle

froid.

 

© Arthémisia – avril 2012

 


 

Avec : Le Lit-fleur – Yayoi KUSAMA – Centre Pompidou - Paris

Par Arthémisia - Publié dans : PEAU AIME
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 00:01

 

RENONCIAT-Christian----coussin--bois--1979.JPG

 

 

Elle s’était allongée sur le côté. Sa tête s’enfonçait dans l’oreiller.

Elle avait glissé sa main droite dans ce petit creux ménagé entre cou et plumes; il y restait juste la place pour que la gauche vienne souligner sa joue.

Elle dut attendre quelques minutes avant le chaud.

Mais ses pieds, croisés l’un sur l’autre, repliés sous ses cuisses, sentaient l’hiver. Elle pédala, superposa tous les coussins du lit, et s’endormit tant bien que mal sans avoir vraiment acquis la sensation du bien-être.

C’était encore avril.

 

© Arthémisia – 04/2012

 

Avec : Christian RENONCIAT – Coussin de bois - 1979

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 00:01

 

PINTER--le-cocon-Chapelle-des-Jesuites-Cambrai--11-06-08--.jpg

 

 

 

Et le froid monta dans son dos telle une plante grimpante.

Arrivé aux épaules il pesait tant qu’elle se courba sous la brûlure. Elle eut mal aux reins, à la nuque. Sa tête tomba sur le clavier.

Quand on la trouva, ses yeux fixaient encore l’écran vide.

 

 

© Arthémisia – 04/2012

 

Avec : Klaus PINTER – Le Cocon

Chapelle des Jésuites – Cambrai – juin 2011

Photo personnelle 

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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 00:01

 

 

 

Même si la synchro est mauvaise....

 

Merci Thomas

Par Arthémisia - Publié dans : ECOUTER, REGARDER, TOUCHER, etc...
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 00:01

 

http://storage.canalblog.com/60/99/119589/26973847_p.jpg

 

 

 

Après les huit heures de cours de la journée, elle s’était glissée sous la couette. Il faisait de nouveau froid en cette fin avril et les élèves étaient de plus en plus indisciplinés. Les sortir visiter l’opéra avait été une pure folie.

 

Elle aurait pu dormir jusqu’au lendemain, mais elle fut réveillée par des coups épouvantables frappés contre la vitre ; un oiseau se trouvait pris au piège entre la fenêtre et les volets qu’elle avait juste écartés et coincés par l’espagnolette. Il se débattait frénétiquement dans cet espace étroit dans lequel il ne pouvait même pas déployer ses ailes, se cognant violemment, affolé, ne sachant plus où trouver la sortie.

Sa danse macabre dessinait des ombres frénétiques sur les murs de la chambre.

 

Elle ne savait quoi faire. Si elle ouvrait la fenêtre, il était évident que l’oiseau allait immédiatement pénétrer dans la pièce.

Elle se sauva lâchement dans le salon, en fermant la porte avec sureté, ne voulant surtout plus entendre les chocs du volatile contre la vitre. Elle espérait qu’il arriva seul à ressortir du piège où il était entré.

 

Quand elle revint dans la chambre après le dîner, l’oiseau reposait sur l’appui de la fenêtre, mort.

Elle poussa son corps dans le vide avec un journal qui traînait sur la table de nuit, et le vit, les ailes étrangement ouvertes, mais le ventre en l’air, atterrir sur le trottoir dans une position indécente.

 

Elle alluma son ordinateur et écrivit l’article numéro 1620 de son blog.

Où était l’indécence ?

 

© Arthémisia – 04-2012

 

 

Avec : Joan MIRO – Personnage et oiseau – 1973

Fondation MIRO - Barcelone

Par Arthémisia - Publié dans : MES TEXTICULES (oui, oui... les miens!)
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 00:01

 

manga farming 12-04-08

 

 

 

 

Cela s'appelle du Manga farming.

Par Arthémisia - Publié dans : ECOUTER, REGARDER, TOUCHER, etc...
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