
"Toute vie humaine est rencontre. "
Martin BUBER
Avec : Marina ABRAMOVIC - Autoprotrait avec scorpion (Open
eyes)
...Et si ce n’était que le blog d’une rencontre entre le mot et l’image, entre
l’introspection et la monstration, entre la réflexion et la mise en œuvre, …d’une rencontre issue d’un enrichissement par l’aphorisme, la nouvelle, le poème ou même le simple questionnement
… ?
"...La vie créatrice est si près de la vie sexuelle,
de ses souffrances, de ses voluptés,
qu'il n'y faut voir que deux formes
d'un seul et même besoin,
d'une seule et même jouissance. "
Rainer Maria RILKE - Lettres à un jeune
poète.

"Toute vie humaine est rencontre. "
Martin BUBER
Avec : Marina ABRAMOVIC - Autoprotrait avec scorpion (Open
eyes)

Ce matin, vous remontiez la rue à grands pas.
Que faisiez-vous là ?
Votre main droite glissait à plat sur le crépi de l'immeuble. Que sentiez-vous ? L'énervement d'un picoti ? D'un picota ? Au bout des doigts ?
Le mur s'arrêta.
Lui succédèrent les buddleias.
Ce matin votre main caressait des fleurs. Elle s'est couverte de pollen.
Vous avez léché vos doigts.
Vous m'avez vue.
Vous m'avez souri.
Complices.
Copyright © Arthémisia - juin 2009
Merci à toi, Thomas de m'avoir appris ce que
sont que des Buddleias.

En haut de la falaise
Sur le fil des couteaux
Au bout des cordes
Dans les effluves gazeux
Et sous les seringues vertes
Vouloir encore faire l'amour.
Copyright © Arthémisia - juin 2009
Avec : Edvard MUNCH - La jeune fille et la mort
Comme suite au billet de la fête des
pères et en réponse à la dernière consigne
de Juliette sur
Papier
Libre. :
décrire un jardin d'enfance...
C'était un p'tit carré,
Tout au fond du jardin,
Pas très ensoleillé,
Le tuyau bien trop loin.
C'était un p'tit carré,
Tout au fond du jardin,
Où tes graines j'ai semées,
Alignements de gamin.
C'était un petit carré
Aux allées mal tracées
Barbie s'y promenait
Avec tous ses copains.
Là dans le petit carré
Les graines ont bien germé
Recouvrant de pensées
Les allées mal tracées...
....Loin du petit carré
Barbie s'en est allé
Le temps de quelques sillons
Et de quelques années.
Et devant ce p'tit carré
Aujourd'hui, désarmée,
Me viennent quelques pensées
Doucement veloutées.
Copyright © Arthémisia - juin 2009
Avec : Les Survivantes - Copyright © Arthémisia - juin 2008
Je ne saurai me lasser de ces baisers qui laissent des empreintes solaires dans vos coquelicots,
De mes dévorations d'images abandonnées à leur confusion
cardinale,
De mes émerveillements à vos rubéfactions de
comatule,
De mes cueillettes en votre incandescent
milieu,
De mes morsures qui grignotent la paix de votre jardin
rose,
De vos alcools crachés au flamboyant de votre buisson
ardent,
De mes bains en vos eaux écarlates,
De mes franchissements de votre rubis
con...
Copyright © Arthémisia -juin
2009
Avec : Mi-Mu (extrait) - copyright @ Arthémisia - juin 2009
S'il n'en faut qu'une pour pleurer à ces
mots, je suis celle-là....

"Voici mon bien-aimé qui vient !
Il escalade les montagnes,
il franchit les collines,
il accourt comme la gazelle,
comme le petit d'une biche.
Le voici qui se tient derrière notre mur ;
il regarde par la fenêtre,
il guette à travers le treillage.
Mon bien-aimé a parlé ;
il m'a dit :
« Lève-toi, mon amie,
viens, ma toute belle.
Car voici que l'hiver est passé,
la saison des pluies est finie,
elle s'en est allée.
Dans la campagne,
les fleurs apparaissent.
Le temps des chansons arrive.
Le roucoulement de la tourterelle
se fait entendre dans nos campagnes.
Le figuier forme ses premiers fruits,
la vigne en fleur exhale son parfum.
Lève-toi, mon amie,
viens, ma toute belle !
Ma colombe, blottie dans le rocher,
cachée dans la falaise,
montre-moi ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est douce,
et ton visage est beau. »
(Ct 2,8-14)
Avec : Emmanuel MANE - KATZ - Le Mariage - 1959

"Un vrai homme est son propre
père"
Jean ANOUILH
( La Foire d'empoigne)
Avec : Neo RAUCH - Vater (Père) - 2007

« La pause, elle aussi, fait partie de la musique. »
Stefan Zweig
La Confusion des sentiments.
Avec : Partition du Requiem de MOZART
et Le Lacrimosa dirigé par Leonard BERNSTEIN
J'écoute et je réécoute ce splendide lacrimosa et m'interroge toujours sur le silence qui envahit l'espace
quand la dernière note s'est éteinte, ce silence qui résonne comme la durabilité de l'œuvre, sa rémanence, et comble jusqu'au plus petit coin de l'âme en se posant poudré et lourd sur ses
reliefs.
Je lui trouve de fortes analogies avec le sentiment de
l'adieu, ce phénomène de présence pérenne alors que la porte est refermée, que le souffle est retenu, rentré dans la gorge, le cœur freiné, le ventre retourné au ventre et que les yeux restent
encore accrochés sur ce qui ne sera peut-être plus jamais.
Vivre n'est peut-être que finir?
Copyright © Arthémisia - juin 2009

Abandonnée à sa faim, la bouche n'a rien reçue. Confiante, elle ne se hâtait pas. Elle laissait le temps.
Mais les voiles de la vérité sont de terribles linceuls dans lesquels les corps qui meurent perdent leurs espérances, lardées des sillons du quotidien.
La parole devient lourde, purée coincée au fond du ventre. Plus rien ne peut sortir. Blocus.
Alors quand la farouche lumière des derniers jours cherche le halo de paix, elle ne sait plus accueillir l'inconnu. Même les nécessités s'éteignent. On s'habitue à l'épaisseur du jour, à la
croute des heures. Au tic-tac névrotique.
Alors on évite de penser, de se faire des images.
On ne renonce pas ; on est, différemment.
Il n'y a rien à regretter. Tout était prévisible : la fin est dans la lignée de la route. Seule.
On le savait.
Copyright © Arthémisia - juin 2009
Avec : Richard Long - Walking a line in Peru - 1972
Ami, sois le bienvenu en cette modeste terre de mots et d'images et prévenu que certains sont à réserver à des âmes éclairées.
Leurs titres sont porteurs d'une étoile * .
TOUT VOUS